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Economie

Elections des délégués du personnel: L'UMT grand favori dans le privé

Par L'Economiste | Edition N°:1602 Le 16/09/2003 | Partager

. La Centrale de Mahjoub Benseddik assure avoir déposé des listes dans tous les secteurs. La CDT s'inquiète du nouveau seuil de représentativitéAprès les communales, l'heure aujourd'hui est aux syndicales. Des élections aussi importantes certes, mais malheureusement moins médiatisées. Les élections syndicales pour la désignation des délégués du personnel dans le secteur privé sont prévues entre les 15 et 19 septembre, celles pour le public ayant eu lieu la semaine dernière. L'UMT (Union marocaine du travail), grand favori de ce suffrage, a déposé “des listes dans presque tous les domaines, et couvre l'ensemble du territoire national”, indique El Miloudi El Mokharik, membre du secrétariat national de l'UMT. “Nos listes sont présentes dans le secteur bancaire, celui des produits chimiques et pharmaceutiques, la métallurgie, ainsi que dans tous les secteurs productifs”. L'UMT, qui compte sur son assise historique (syndicat le mieux représenté dans le secteur privé lors des élections précédentes), espère une fois encore rafler la mise. Pour ce faire, les arguments ne manquent pas. Ainsi, les responsables de ce syndicat mettent en avant le concept de la démocratie interne. “Cette année, nos listes présentent une originalité, en ce sens que tous les membres qui se sont présentés ont préalablement été choisis dans le cadre d'une assemblée générale”, se réjouissent les responsables de l'UMT. A côté, ce sont les revendications propres à tous les syndicats qui apparaissent comme la défense du droit syndical et la préservation des acquis sociaux. Pour sa part, la FDT (Fédération démocratique des travailleurs) n'en espère pas moins de ces élections. “Quoique dans le secteur privé, la représentativité de tous les syndicats est réduite, nous attendons beaucoup de ces élections”, affirme Taïb Mounchid, secrétaire général de la FDT. En effet, la majorité des listes qui sont présentées dans le secteur privé constituent le fruit des initiatives des particuliers n'ayant aucune appartenance syndicale (70%). Ces listes peuvent également être proposées par le chef d'entreprise lui-même. “Cela réduit de façon significative le poids du syndicat au sein de l'entreprise et par conséquent, ses atouts dans les négociations sociales”, ajoute un autre responsable de la FDT. Il n'en demeure pas moins que ce syndicat, fort de ses résultats dans le secteur public (première dans le classement général selon ses responsables) s'active pour “atteindre au moins les mêmes résultats que dans le secteur public”.La CDT (Confédération démocratique du travail), quant à elle, aborde ces élections avec une “légère appréhension”. Selon un responsable de ce syndicat, “le nouveau seuil de représentativité que la loi a fixé peut faire très mal. Atteindre 35% de la représentativité pour pouvoir accéder au tour de table de l'entreprise réduit conséquemment la force syndicale au sein de cette entité”. Ainsi, seul le syndicat qui réalisera 35% du nombre de délégués du personnel a le droit de s'ériger comme l'interlocuteur unique du chef d'entreprise. Une solution certes pour réduire le pluralisme syndical qui sévit dans certains secteurs, et qui empêche l'établissement d'une paix sociale, mais à quel prix? “Cette décision pourrait tout simplement réduire à néant la légitimité d'un syndicat dans les négociations sociales”, rétorque un militant de la CDT. Globalement, la CDT mise sur un programme qui met en avant l'amélioration des conditions du travail de la femme ouvrière, notamment des oeuvres sociales de la formation professionnelle, ainsi que les actions promises en 1997, et réalisées jusqu'à ce jour.Par ailleurs, les responsables de l'UGTM (Union générale marocaine des travailleurs) pensent que le pluralisme syndical, “s'il n'est pas utilisé de manière abusive visant à bloquer les négociations”, est un signe de “comportement démocratique”. Ces derniers tablent beaucoup plus sur le partenariat avec les autres syndicats pour, “une action syndicale unie”. “Lors des élections précédentes, nous avons eu plus de 1.200 délégués. Cette année nous espérons en avoir plus et pourquoi pas la première position?”, affirme un responsable à l'UGTM. Pour ce syndicat, tout le travail syndical devrait désormais s'articuler sur une action participative, “qui est la clé de voûte de beaucoup de problèmes”. “Notre objectif est d'éradiquer une fois pour toutes les situations conflictuelles, et effectuer un rapprochement entre le capital et le salarié et ce, dans le cadre du comité d'entreprise, nouvellement instauré par la loi”, ajoute ce responsable.


Conventions collectives

Les élections syndicales du secteur privé auront certainement un goût différent cette année. Et pour cause, l'adoption du code du travail. Selon les responsables des différents syndicats, le nouveau code du travail est une grande avancée dans le monde du travail. Reste que “de part sa nature même de texte de loi, il ne garantit que le minimum”. Il appartient donc aux différents acteurs sociaux de “faire le nécessaire” afin d'améliorer encore plus les conditions de travail au Maroc.Ainsi, à l'UMT, les délégués syndicaux insistent surtout sur les conventions collectives du travail en tant qu'acteur incontournable des négociations sociales. “Outre le code du travail, les conventions collectives constituent sans conteste le moyen le plus efficace qui permet de garantir les droits des travailleurs. A titre d'exemple: les accords collectifs entre la fédération syndicale du pétrole de l'UMT et les sociétés pétrolières démontrent qu'il n'existe pas d'autres alternatives pour l'établissement d'une paix sociale au sein de l'entreprise, nécessaire au développement de l'économie nationale”, affirment ces responsables.Naoufal BELGHAZI

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