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Economie

Exclusif, Maroc 2010
A chaque fois, des points de PIB supplémentaires

Par L'Economiste | Edition N°:1602 Le 16/09/2003 | Partager

. Toutes les expériences montrent l'impact dynamisant pour les affaires. La psychologie peut aussi créer des richesses . En prime, des bénéfices géopolitiques colossauxOn le sait intuitivement: le pays qui organise la Coupe du monde gagne des points de PIB (Produit intérieur brut). Chacun se souvient par exemple de la France des années 90, où le climat de morosité était si ancré qu'il avait fini par atteindre aussi des pays comme le Maroc. Dans l'esprit des Français, rien n'allait comme il faut, ni l'économie, ni la politique, ni le social… et encore moins le sport. Le niveau de morosité était tel que l'opinion publique comme la presse sportive donnaient leur pays perdant sur toute la ligne. Le premier journal sportif, L'Equipe, ne réclamait-il pas la tête de l'entraîneur national qu'il accusait d'incompétence? En fait d'incompétence, l'équipe française a gagné la Coupe en 1998, mais aussi des touristes, au moins un point de PIB… En prime, quelque chose qui ne se mesure pas, une certaine confiance en soi, qui permet de développer des investissements et les audaces économiques, que la morosité interdisait.. Indice confiance au plus hautCe sont là des évidences que chacun au Maroc a pu constater. Néanmoins, le rapport confidentiel réalisé pour Maroc 2010 ne va pas aussi loin: il cite seulement l'indice de confiance de l'INSEE post-Coupe, qui n'avait jamais été aussi haut au cours des 10 ans précédant l'événement. Le rapport considère que la situation marocaine est difficilement comparable avec la France. Il se contente de pays à contexte plus proche: Argentine en 1978, Espagne en 1982 et Mexique en 1986. «Chacune de ces éditions, résume le rapport, a coïncidé avec un point d'inflexion dans le développement économique et social du pays hôte». Cette analyse fait ressortir particulièrement l'augmentation du taux de croissance liée directement à l'activité engendrée par la préparation et la tenue de la manifestation. L'analyse souligne aussi les «effets d'entraînement» dans le domaine stratégique. Par exemple la Coupe espagnole en 1982 a permis de relancer et moderniser le tourisme, en rassemblant autour de cet impératif les entrepreneurs et les élites politiques. Madrid s'est servi de l'Expo Universelle, des Jeux olympiques… pour maintenir cet effet d'entraînement psychologique. De son côté, la Corée a bénéficié de la coorganisation de la dernière coupe, pour redresser son image de marque et pour sortir plus rapidement de la crise asiatique. La Corée s'était donné un mot d'ordre: l'esprit «can do» (l'esprit «On peut le faire», «On va le faire»).. Etre un pays qui compteLe rapport signale aussi les effets de publicité gratuite ou quasi gratuite qui accompagnent la candidature, puis la préparation et enfin l'événement lui-même. Techniquement, cet effet est chiffré à une quinzaine d'années de campagnes publicitaires intensives. Mais stratégiquement, le pays hôte cesse d'être un pays marginal sur la planète: il prend l'image d'un pays fréquentable et qui compte, dont les services de sécurité et la gouvernance des affaires publiques sont à niveau. Ceci ne se chiffre pas, mais avec un œil marocain, on voit tout de suite l'effet d'un tel événement sur le dossier du Sahara, sur les relations avec l'Espagne, et sur les divers dialogues, pas toujours faciles, que le Royaume a avec ses partenaires et avec ses voisins. Ce n'est pas qu'une boutade lorsque les Espagnols disent que leur roi et la Coupe du monde ont fait de leur pays une puissance régionale qui compte sur la planète… La taille de l'effet géopolitique de la Coupe et ses 40 milliards de téléspectateurs en audience cumulée, explique que la compétition soit si dure pour accueillir ce qui n'est après tout que des matches de foot. N. S.

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