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El Malki dévoile son plan de relance de la céréaliculture

Par L'Economiste | Edition N°:614 Le 12/10/1999 | Partager

· Le Département de l'Agriculture a élaboré un programme de sécurisation de la récolte céréalière
· Objectif: produire, bon an mal an, un volume dépassant les 60 millions de quintaux

M. Habib El Malki est un homme soucieux. Le ministre de l'Agriculture a en effet du pain sur la planche en perspective. L'attente des premières pluies se prolonge, ravivant les craintes de la campagne précédente, franchement décevante.
Pour éviter la reproduction de pareil scénario, le Département de M. El Malki a concocté un programme de sécurisation de la récolte céréalière. Présenté lors de la rencontre annuelle des cadres du Ministère le 9 octobre à Ifrane, le principal objectif de ce programme vise à assurer une production céréalière supérieure, bon an mal an, à 60 millions de quintaux pour les trois prochaines années.
Une tâche, qui promet d'être ardue quant on sait que la récolte de cette campagne agricole n'a pas dépassé les 37 millions de quintaux. Le phénomène sécheresse, qui revient pratiquement une fois tous les deux ans, rend très aléatoires les perspectives de production.
Nonobstant, la mise en place progressive du système agricole proposé par l'équipe El Malki permettrait d'atteindre cet objectif en moins de trois ans dans les espaces irrigués et les zones bour favorables. Dans l'ensemble, le programme ne présente aucune révolution dans les leviers utilisés pour promouvoir la production.
Financement, investissement, incitation aux facteurs de production et amélioration des conditions de commercialisation restent les piliers traditionnels de la politique agricole.
Sur un plan plus pratique, le programme prévoit une facilitation du financement lié à des systèmes de garantie.
Ainsi, dans les zones à haut potentiel de production retenues par le programme, une densification du réseau de la CNCA et une compression des délais devraient notamment faciliter l'accès au crédit, bien que les normes de financement doivent subir une révision à la hausse.
Un couplage de l'octroi du crédit à la souscription au système de garantie agricole serait ainsi dans l'ordre des choses.
Entamé en 1994/95 sur une superficie de 100.000 hectares, ce système sera refondu pour couvrir plus de 300.000 hectares.
Parmi les nouveautés, figurent l'extension de la couverture à l'orge, la pluriannualité de l'adhésion, la fixation des montants garantie. (1.000, 2.000 et 3.000 DH/ha) et des montants d'adhésion à des niveaux plus intéressants (60,120 et 180 DH/ha).
Pour cela, l'Etat devrait notamment prendre en charge la moitié du coût de souscription et soutiendra à hauteur de 120 millions de DH l'indemnisation des sinistres.
Concernant le régime de commercialisation, le ministre reconduit le système du prix de référence retenu lors de la campagne précédente (250 DH/ql pour le blé tendre par exemple).
L'axe le plus important du programme Malki est pourtant ailleurs. Les mesures à effet immédiat concernent en effet l'encouragement des agriculteurs au recours aux facteurs de production. Le taux de subvention de certains matériels agricoles sera relevé dans des proportions différentes. Le soutien étatique aux prix des semences sélectionnées, sera, lui aussi, reconduit et le prix des engrais phosphatés revu à la baisse, grâce au concours de l'OCP. L'encadrement technique devrait aussi être renforcé.
Les tâches sont donc aussi dures que variées, mais au bout du compte, le jeu en vaudrait la chandelle. Si le programme est normalement mené jusqu'à son terme, estime M. El Malki, il permettrait de garantir au taux de croissance un gain de 3 points et un équivalent de 2 milliards de DH en devises, grâce à la réduction de la facture céréalière.
Plus de 50.000 emplois additionnels seraient créés. De même, le revenu des agriculteurs devrait connaître une amélioration de l'ordre de 5.000 DH par hectare dans l'irrigué et de 2.000 dans le bour.

Ghassan KHABER

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