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El Jadida: Deux ans de sursis pour l'école Charcot

Par L'Economiste | Edition N°:1571 Le 29/07/2003 | Partager

. Un déficit de fonctionnement de 1,4 million de dirhams à combler . Grâce à la mobilisation des parents d'élèves, l'établissement s'offre un sursis de 24 mois Menacée de fermeture il y a quelques mois, l'école Jean-Charcot se voit offrir un sursis de vingt-quatre mois en attendant peut-être de trouver un moyen de combler le déficit financier de 1,4 million de dirhams. La mobilisation des parents d'élèves commence à porter ses fruits. Cet établissement, qui dépend du système éducatif français, est une école autofinancée car relevant de l'Office scolaire universitaire international (OSUI). Le mal a été diagnostiqué et des mesures restrictives ont été entreprises par les parents d'élèves soucieux d'assurer la pérennité de l'école. On termine l'année sur des points positifs au niveau des résultats, assure Fouad Ammor, président de l'Association des parents d'élèves (APE) du groupe scolaire Jean-Charcot. Cette année, 18 élèves ont passé le baccalauréat. 14 en option scientifique dont 11 admis et 4 en économie sociale (3 réussites). Ce qui fait globalement un taux de réussite 78%, observe le président de l'association. L'école Charcot fait partie de l'ensemble des établissements autofinancés sous la tutelle de l'OSUI, contrairement aux lycées Lyautey à Casablanca et Descartes à Rabat qui relèvent d'une autre structure. La majorité de nos élèves sont Marocains, précise aussi le président de l'APE (89%). Le conseil administratif de l'OSUI a rejeté notre budget déficitaire, regrette Ammor. Le déficit, explique, dit-il, la révision des salaires des enseignants et les réorganisations sociales. L'OSUI a fait savoir que l'école à défaut de trouver un équilibre, devait fermer ses portes au plus tard dans 24 mois. Les membres du bureau de l'APE ont travaillé d'arrache-pied pour trouver des alternatives, explique Ammor. Nous avions identifié les rubriques génératrices des déficits, poursuit-il. Ainsi, dès l'année prochaine, des avantages accordés à certains parents et aux enseignants seront revus à la baisse. Nous avons demandé aux institutions de tutelle un contrat-programme de 3 années pouvant garantir la pérennité de l'école, dit-il. Aujourd'hui, l'école a besoin de se développer pour suivre la croissance de la région, fait remarquer Ammor. El Jadida, avec la station Mazagan et le parc industriel de Jorf Lasfar, va connaître l'arrivée de nouveaux investisseurs, notamment de nouveaux cadres dont des étrangers. Et il va falloir leur trouver des écoles pour leurs enfants.


395 élèves inscrits en 2002

L'école a appartenu jusqu'en juin 1997 à l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger et comptait 70 élèves en maternelle et primaire. Le faible effectif et le nombre réduit de Français à l'époque ont conduit l'AEFE à la fermeture de l'école. Face à la volonté des parents de continuer un enseignement français à El Jadida, l'ambassade de France a demandé à la mission laïque française par le biais de l'OSUI, d'assurer la tutelle d'une nouvelle école autofinancée. A la rentrée de septembre 1998, avec la création d'un collège-lycée, près de 250 élèves prenaient le chemin du groupe scolaire Jean-Charcot. En septembre 2000, ils étaient 340, en septembre 2001, 390. L'année dernière, ils étaient 395.De notre correspondant, Mohamed RAMDANI

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