×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Dossiers

Dossier EmploiRecrutement, formation, GRH: Les besoins des entreprises tangéroises

Par L'Economiste | Edition N°:1555 Le 07/07/2003 | Partager

. Avant de s'installer à Tanger, le cabinet Diorh a mené une enquête. Bon point pour la formation mais la définition des postes laisse à désirerLe cabinet Diorh, spécialisé dans la gestion des ressources humaines, vient d'ouvrir une antenne à Tanger. De réels besoins en matière de recrutement, formation, évaluation et organisation ainsi que développement des ressources humaines y ont été identifiés.Une enquête a ainsi été menée par le cabinet pour évaluer les besoins des sociétés implantées dans la ville du détroit et élaborer une offre adaptée.En matière de gestion des ressources humaines, l'enquête révèle que 47% des sociétés disposent d'une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC). La même proportion en est démunie. L'importance des entreprises se passant d'une GPEC s'explique par la prédominance du secteur textile sous-traitant, travaillant à la commande et tourné en grande partie vers l'export. «Pour autant, la mise en place d'une telle démarche permettrait à ces entités de planifier, maîtriser et donc rationaliser les ressources humaines«, explique les enquêteurs de Diorh. Parmi les entreprises dotées d'une GPEC, 16% l'appliquent dans un horizon de moins d'un an, 13% sur une période de 3 à 5 ans et 11% sur plus de 5 ans. Seuls 2% d'entre elles ont prévu de lancer une GPEC et 4% l'ont déjà mise en route. Il s'agit essentiellement de nouvelles sociétés implantées dans la zone franche aéroport ou de filiales de multinationales bénéficiant du soutien de leur maison mère.Comment recrutent-elles? Près de 98% des sociétés interrogées recourent à leurs propres moyens. Autrement dit à l'approche directe, via des candidatures spontanées ou des annonces. Certaines d'entre elles font également appel, à l'occasion, à un cabinet conseil (1).«L'intermédiation se fait dans 20% des cas et émane de sociétés structurées, qu'elles soient marocaines ou filiales de multinationales«, souligne l'enquête. Cependant, 69% des sociétés constituant l'échantillon se disent prêtes à faire appel aux services d'un cabinet, notamment pour le recrutement des cadres et agents de maîtrise. Etant entendu que pour les employés, la main-d'oeuvre est abondante et donc facile à identifier. En revanche, le recrutement de cadres et agents de maîtrise se traduit, lui, par un investissement à long terme en temps et en ressources. Quant à la sélection des candidatures, l'échantillon s'appuie, dans 80% des cas, sur l'entretien individuel et dans 56% sur des tests d'aptitude. Le recours aux mises en situations professionnelles (27%) concerne principalement le recrutement des ouvriers. Les tests de personnalité ne portent que sur 22% des cas. «A noter que quel que soit le moyen de recrutement utilisé, il est toujours couronné par un entretien individuel, moyen jugé incontournable par l'employeur pour statuer sur les compétences du candidat«, souligne Diorh.Parmi les difficultés rencontrées au niveau du recrutement, c'est la rareté des profils recherchés qui revient le plus souvent (62%).En outre, le recrutement reste toujours du ressort de la direction même si dans 16% des cas, la décision est prise en concertation avec le chef supérieur concerné et dans 31%, elle émane d'un comité.Malgré l'importance du processus d'intégration des nouvelles recrues, 47% des sociétés interrogées ne le prévoient pas. Seuls 40% d'entre elles l'ont mis en place et 7% prévoient de le lancer. Le cabinet Diorh juge cet accompagnement indispensable pour réussir l'opération de recrutement.Côté formation, c'est la grande surprise. L'écrasante majorité des entreprises (80%) affirme offrir une formation au personnel. Dans 44% des cas, les modules sont dispensés par un établissement extérieur mais dans les locaux de la société. La formation sur le tas représente 42% des cas, tout comme la formation dans un établissement extérieur. Les stages et séminaires totalisent, eux, 20% des cas et seuls 18% des entreprises s'appuient sur un établissement de formation interne.Plus de la moitié de l'échantillon (56%) affirme être satisfaite de la formation offerte au personnel et 31% s'abstiennent de répondre. Seuls 7% des sociétés se disent faiblement satisfaites et 2% affichent clairement leur mécontentement. Parmi les reproches formulés, le manque de pratique, la faiblesse de qualification des formateurs, l'absence d'organisme expert et la rareté de formateurs professionnels. Les objectifs recherchés par ces formations visent en premier lieu le renforcement des compétences du métier, puis les compétences comportementales et enfin, les compétences personnelles. «Le taux d'encadrement étant faible (7 à 14%), il est normal que les compétences personnelles soient citées en dernier lieu«, est-il souligné.Au niveau de l'organisation, 47% des sociétés interrogées déclarent disposer de descriptifs des postes et 9% ont enclenché le processus. Les 44% des entreprises n'ayant pas de «job description« imputent cette carence au fait qu'une même personne coiffe plusieurs postes à la fois. «Pourtant, il est toujours possible de se doter de descriptifs tout en laissant plusieurs casquettes à une même personne«, relèvent les enquêteurs. Le job description permet, selon Diorh, de capitaliser le savoir-faire de l'entreprise, de répartir de façon claire les responsabilités et d'accorder une meilleure visibilité au titulaire du poste. A condition d'actualiser la description des postes en fonction de l'évolution de l'environnement et des exigences de l'entreprise.


Fiche technique

L'échantillon retenu par Diorh compte 45 entreprises dont 65% sont basées en zone industrielle. Sur le plan sectoriel, le groupe est dominé par les unités de textile-confection avec 33% des entreprises interrogées, suivies de l'industrie (27%) et des services (13%).Côté emploi, 28% d'entre elles comptent un effectif de 200 à 500 personnes et 24% entre 2 et 50 employés. Seuls 22% d'entre elles disposent de 50 à 200 personnes. Le reste est constitué de structures employant entre 500 et 1.000 personnes et plus.Concernant le niveau d'encadrement, elles sont 42% à afficher un taux inférieur à 7,57% et 20% à déclarer un taux variant entre 7,45 et 14,23%. Près de 18% des entreprises interrogées atteignent un taux d'encadrement situé entre 14,23 et 20,82%. Au total, l'étude de Diorh confirme la faiblesse de l'encadrement puisque les sociétés ayant un taux supérieur à 20% ne représentent guère plus de 13% de l'échantillon. «Ceci s'explique par la prédominance du textile et la confection dans la région qui requièrent plus de main-d'oeuvre ouvrière que de cadres«, est-il expliqué.


Evaluation et rémunération

Le cabinet Diorh tire la sonnette d'alarme. Près de la moitié de l'échantillon ne dispose pas de système d'évaluation. Ce qui laisse place à l'appréciation informelle, basée sur les goûts, l'humeur et la subjectivité et est de nature à favoriser des tensions au sein des entreprises.En outre, les structures dotées d'un système d'évaluation l'appliquent dans 40% des cas aux cadres, dans 38% des cas aux agents de maîtrise et 36% aux employés.Ces évaluations sont effectuées dans un quart des entreprises une fois par an et dans 9% des cas, soit une fois par semestre, soit de manière plus fréquente.Elles ont dans 40% des cas des répercussions au niveau de la rémunération, dans 36% sur la gestion de carrière et dans 24% au niveau de la formation. «La formation apparaît comme le parent pauvre des résultantes de l'évaluation«, précise le cabinet.Parmi les sociétés n'ayant pas de système d'évaluation, la moitié projette de s'en doter et 37% n'en expriment pas le besoin.Concernant le système de rémunération, 49% de l'échantillon disposent d'une grille de salaires et 11% sont en train de le mettre en place contre 38% qui n'en ont pas. Cependant, un réel intérêt est exprimé à l'égard des enquêtes sur les salaires. «Cet engouement est légitime car il permet à l'entreprise d'avoir une idée sur les salaires pratiqués sur le marché du travail«.Mouna KABLY-----------------------------------------(1) Du fait des réponses multiples, les taux dépassent les 100%.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc