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Politique

Discours royal: Même le PJD approuve

Par L'Economiste | Edition N°:1573 Le 01/08/2003 | Partager

Dans son discours à l'occasion de la Fête du Trône, SM le Roi a interpellé toute la classe politique. L'opinion publique a sans doute interprété ces propos comme une critique du monde politique. Lequel dit «adhèrer aux orientations royales«, y compris le PJD, qui est regardé comme le parti ayant mêlé politique et religion. Pour le PJD, «c'est un discours de vérité qui refuse l'exclusion, la fatalité et l'irresponsabilité«. Pour le RNI, il s'agit d'un «cadre référentiel des choix stratégiques du Maroc de demain«. Pour l'Istiqlal, «il inaugure une renaissance de l'action politique«. . Mohamed Aujjar, ministre des Droits de l'Homme et membre du Bureau exécutif du RNI«Il faut que les partis fassent leur perestroïka ««Le discours royal appelle la classe politique à engager une véritable «perestroïka« de la scène politique. Primo, il faut réhabiliter l'action politique par le divorce avec l'opportunisme, le populisme et le népotisme, l'achat des voix… Deuxio, il est impératif de consentir un effort de recrutement vis-à-vis des nouvelles forces politiques. Tertio, il faut mettre terme au monopole de la politique par des politicards. La politique n'est pas seulement des élections, c'est tout un effort intellectuel permanent pour l'élaboration de programmes. Maintenant, il faut s'atteler à faire sortir le nouveau texte de loi sur les partis politiques. Le projet de loi dont la première mouture a été préparée par le département des Droits de l'Homme doit être présentée dans les meilleurs délais. La nouvelle loi dont l'urgence a été réaffirmée et rappelée par SM le Roi, va institutionnaliser l'action des partis en imposant la transparence financière et la démocratie interne. Le code qui va tracer le cadre légal de l'action des partis vise en fait à mettre de la discipline juridique au sein des partis.. Saâd-dine El Othmani, vice-secrétaire général du PJD«Un discours mobilisateur qui pose les jalons d'un Maroc nouveau««Le discours de Sa Majesté fait date pour plusieurs raisons. D'abord, il a mis l'accent sur le champ religieux qui relève d'Amir Al Mouminine tout en soulignant l'islamité du Maroc et la garantie de la liberté de culte pour tous les citoyens. Le discours royal a rompu avec le contenu traditionnel des discours de la fête de Trône en raison des événements tragiques du 16 mai. Il a appelé de manière la plus directe qui soit, chacun à assumer sa responsabilité, loin de tout calcul électoraliste ou politicien. Le discours est aussi sorti du sentier traditionnel par son ton et par la volonté expressément affichée de briser l'immobilisme, voire la culture de se servir du pays au lieu de le servir (cas de la corruption et des bidonvilles qui fleurissent au vu et au su de tout le monde). Le discours a interpellé les partis politiques, qui ne lèvent leur rideau qu'à l'occasion des élections, pour qu'ils assument leurs responsabilités. Autrement dit, l'encadrement de la population doit être un travail quotidien de proximité. Les partis politiques doivent s'inscrire dans l'ère de la modernité et dans une logique réaliste, loin de tout utopisme. C'est un discours de vérité qui refuse l'exclusion, la fatalité et l'irresponsabilité. Bref, un discours mobilisateur qui jette les jalons d'un Maroc nouveau avec une élite nouvelle (allusion aux élections prochaines), capable de relever les défis d'aujourd'hui et demain.. Taoufiq Hjira, ministre délégué chargé du Logement et de l'Urbanisme«Criminaliser l'habitat insalubre«Le discours royal a posé toute la problématique de l'habitat insalubre, du ministre, du gouverneur et du président du Conseil municipal. Il faut accélérer aujourd'hui la cadence du travail du gouvernement dans ce domaine. Mais il faut également en parallèle criminaliser l'habitat insalubre«, prévient Hjira. «Nous avons un projet de loi pour la criminalisation de cet acte«. Il y aura des peines d'emprisonnement, jusqu'à cinq ans, et une amende égale à 5 fois la valeur de la construction. «A mon avis, c'est tout un système qui s'est enrichi sur le dos de l'habitat insalubre: les responsables sont les pouvoirs publics (élus, gouvernement et autorités)«. Le plus grave c'est qu'aujourd'hui, la délimitation des compétences et des responsabilités par des lignes rouges précises n'existe pas: chacun se cache derrière l'autre. «Moi, ce que je réclame, c'est d'arrêter l'hémorragie, surtout à la veille des élections«. Il faudrait 32 milliards de DH pour régler le problème, ce n'est pas à la portée du Maroc. «Ce problème comme a dit SM le Roi n'est pas tombé du ciel, ce n'est pas une fatalité«, il résulte d'un système qui encourage et bénéficie de cette contradiction de la faiblesse des lois et de la non-responsabilité.«Il faut rétablir la présence de l'Etat dans le secteur de l'urbanisme et de l'habitat, la dignité de l'Etat«. «Si on n'arrive pas à maîtriser la situation, on serait comme devant un grand seau d'eau qu'on remplit par le haut mais qui se vide par le bas par les grands trous de la corruption, de la politique politicienne et de la faiblesse des lois«.Propos recueillis par Noureddine FASSI

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