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    Dialogue social
    La productivité plus lente que les salaires!

    Par L'Economiste | Edition N°:2755 Le 14/04/2008 | Partager

    . La part des salaires dans les coûts unitaires très élevée. Le secteur industriel particulièrement touché«L’évolution du coût du travail a été plus prononcée que la productivité à partir de 1999», c’est l’une des conclusions d’une étude réalisée par le département de l’Emploi pour définir l’offre gouvernementale pour le dialogue social. L’analyse de la trajectoire des courbes de productivité et du coût de travail montre que les deux ont évolué de façon quasi-identique entre 1988 et 1998. En revanche, entre 1999 et 2002, le coût du travail a augmenté de façon plus importante que la productivité. Celle-ci a continué néanmoins de s’apprécier. Mais, à partir de 2002, la courbe de la productivité va complètement décrocher pour atteindre un creux en 2004. Entre 2005 et 2006, cette évolution a été en dents de scie.Le décalage entre la productivité et le coût du travail signifie que l’entreprise règle l’employé de plus en plus cher, et cela même sans augmenter le salaire.L’étude montre que cette situation a été spécialement flagrante dans l’industrie textile et cuir où le coût salarial par unité produite est passé de 49% en 1987 à 60% en 1999 et pratiquement 70% en 2006. Dans une industrie fortement consommatrice de main d’œuvre comme le textile, cette situation peut paraître compréhensible. En revanche, la hausse du coût de travail est contre tendance parce qu’à la même période, ce secteur a connu des efforts de mécanisation notable qui auraient dû, en principe, réduire la charge des salaires. Cette situation est pour le moins grave pour un secteur plus que jamais exposé à la concurrence internationale. D’ailleurs, les concurrents directs font largement mieux. Le coût unitaire du travail n’est que de 46% au Mexique et de 55% en Turquie.La faible productivité constatée dans les secteurs textile et cuir peut être généralisée à l’ensemble du secteur industriel. L’étude du ministère de l’Emploi, qui a ciblé un groupe de 10 pays, montre que la part du salaire qu’incorpore chaque unité produite au Maroc est l’une des plus élevées. Avec une part de 42%, le Maroc est 2e de la liste juste derrière l’Italie! Le nombre des travailleurs marocains, public et privé confondu, a atteint 4,3 millions de personnes en 2006 contre 3,4 en 1999, soit 122.000 salariés de plus chaque année. Cela représente un taux moyen de croissance de l’emploi salarié de 3,2% annuel.Les salariés représentent 43,2% de la population active marocaine. Les patrons, eux, ne représentent que 2,5%. Les indépendants sont en revanche plus présents avec une part de 24,5%. Il y a donc pratiquement 20 salariés pour un patron.Nabil TAOUFIK

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