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    Economie

    Dialogue social
    La CGEM s’accroche à un smig sectoriel

    Par L'Economiste | Edition N°:3502 Le 06/04/2011 | Partager
    La compétitivité de l’entreprise ne devrait pas être sacrifiée
    Des chefs d’entreprise préfèrent parler d’amélioration des revenus
    25% de l’ensemble des actifs de la CNSS ont reçu des salaires mensuels compris entre 2 000 et 2.500 DH au cours de l’année 2010. Alors que seuls 12% sont à plus de 6.000 DH

    Une semaine. C’est le délai dont dispose le gouvernement pour présenter ses propositions aux centrales syndicales. Réunis lundi 4 avril sous la présidence du Premier ministre, syndicats, CGEM et quatorze ministres ont ouvert le cycle des discussions pour un nouveau round du dialogue social.
    Une séance de travail boycottée par la CDT, mais qui a permis dans un premier temps de trouver un accord sur la démarche à suivre. Deux commissions sont mises en place. L’une dédiée au secteur privé et l’autre au public. Mais avant même que les discussions ne démarrent, Salaheddine Mezouar, ministre des Finances a «remis les pendules à l’heure» sur le coût de certaines revendications. L’augmentation des salaires, l’indemnité pour perte d’emploi, la prime d’éloignement que les syndicats souhaitent voir généraliser… coûteraient prêt de 43 milliards de dirhams. Une enveloppe dont l’Etat ne dispose pas.
    Pour autant, l’essentiel des demandes syndicales tournent autour d’une amélioration du pouvoir d’achat. Celle-ci passerait, selon El Miloudi El Mokharek, secrétaire général de l’UMT par une revalorisation des salaires, une réduction de la pression fiscale, l’exonération des pensions de retraite et leur revalorisation. S’y ajoute le dossier de la promotion interne et de l’intégration des contractuels des administrations publiques. Et aussi l’éternel dossier de l’augmentation du smig qui permettrait de tirer une large frange de la population active de la précarisation dans laquelle elle se retrouve. Ainsi, plus du tiers des actifs déclarés à la CNSS gagnent moins du smig et 25% ont reçu des salaires mensuels compris entre 2.000 et 2.500 dirhams en 2010. Les syndicats menés par l’UMT revendiquent un salaire minimum de 3.500 dirhams alors que la CGEM est pour des discussions sectorielles dans le cadre de conventions collectives. Autrement dit, un salaire minimum qui dépendra de chaque secteur. Et ce, même si, hors micro, les avis divergent au sein de la confédération patronale. Certains patrons s’opposent à la hausse alors que d’autres adhérent au principe. «D’un côté, l’augmentation du smig pourrait casser la dynamique des secteurs exposés à la concurrence internationale. Et de l’autre, il faut améliorer les revenus», soutient Jamal Belahrach, président de la commission Emploi et relations sociales à la CGEM. Il propose de dépasser le débat sur le smig et de pousser le raisonnement plus loin en posant la vraie question: «à lui seul, le salaire est-il suffisant?». Pour Belahrach, de nouveaux types d’allocations doivent être mis en place. Une réforme de la Caisse de compensation permettrait une meilleure allocation des ressources qui lui sont affectées. A titre d’exemple, l’on pourrait mettre en place une allocation pour le soutien du pouvoir d’achat, une aide pour l’éducation ainsi qu’une aide au logement.

    Khadija MASMOUDI

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