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Economie Internationale

Des ennemis jurés réunis dans le deuil du Roi Hussein

Par L'Economiste | Edition N°:439 Le 09/02/1999 | Partager

Nombreuses étaient les personnalités politiques d'envergure mondiale à s'être déplacées hier à Amman pour assister aux funérailles. Israéliens et Palestiniens étaient regroupés, de même qu'Américains et Irakiens. Cela contribuera peut-être à un réchauffement de leurs relations.

La mort du Roi Hussein de Jordanie a pétrifié l'ensemble du Moyen-Orient. A Amman, un deuil national de 40 jours a été proclamé. L'ensemble des commerces, des administrations et entreprises vont rester fermées jusqu'à samedi matin.
Les funérailles ont eu lieu hier dans la capitale à 11h50 heure locale (9h50 GMT) et ont été retransmises par de nombreuses chaînes de télévision. Ces retransmissions soulignent l'estime dont jouissait le souverain hachémite à travers le monde.
Le cortège funèbre, comptait plusieurs centaines de milliers de personnes.
Les funérailles proprement dites ont eu lieu à la Mosquée du Palais, à l'heure de la prière de l'après-midi, avant l'inhumation dans le cimetière royal attenant. L'armée, au sein de laquelle l'état d'alerte maximum a été décrété, a été chargée d'assurer la sécurité des funérailles.

Retrouvailles et réconciliations


Sa Majesté le Roi Hassan II a adressé un message de condoléances au Roi Abdallah. Pour le représenter, il a envoyé SAR le Prince Héritier Sidi Mohammed aux funérailles.
Du monde entier, des dizaines de dirigeants, de monarques, de chefs de gouvernement se sont déplacés. Des ennemis jurés, tels que les dirigeants américains et des responsables irakiens, étaient réunis.
L'Irak était représenté par le Vice-Président Taha Mohieddine Maarouf.
Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne par le Président américain Bill Clinton et le Premier ministre Tony Blair eux-mêmes. Parmi les dizaines de personnalités présentes, les Présidents Jacques Chirac, Liamine Zéroual, le chancelier allemand Gerhard Schroeder, le Prince Charles d'Angleterre, les monarques d'Espagne, de Belgique, des Pays-Bas et de Suède.
Plusieurs monarchies du Golfe ont envoyé des délégations de haut rang.
Israël a dépêché une délégation officielle de 23 personnalités dont le Président Ezer Weizman, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre des Affaires Etrangères Ariel Sharon. Ils ont côtoyé des responsables du mouvement intégriste palestinien Hamas, dont la branche armée a revendiqué la plupart des attentats antiisraéliens depuis cinq ans.
MM. Bill Clinton et George Bush ont retrouvé le Président soudanais Omar al-Béchir, dont le pays est victime de sanctions économiques américaines, ainsi que des responsables de la Libye, frappée d'embargo aérien par les Nations Unies.
Pour la Jordanie, ce fut l'occasion de se réconcilier avec le Koweit, après la tension qui avait suivi le soutien tacite apporté à l'Irak par le Roi Hussein pendant la Guerre du Golfe.
Malgré que les relations entre la Syrie et la Jordanie soient tendues, le Président syrien Hafez al Assad était présent aux funérailles.
Même le Président Boris Eltsine, dont les médecins ont déconseillé de prendre l'avion, a tenu à se rendre à Amman, «pour rendre hommage à la mémoire d'un homme d'Etat mondialement reconnu».
Les funérailles du Roi Hussein auront donc été symboliques de ce qu'a été sa vie, tenter de rapprocher les ennemis.

Nadia BELKHAYAT (AFP)

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