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Des camps de demandeurs d'asile “délocalisés”!

Par L'Economiste | Edition N°:1835 Le 18/08/2004 | Partager

. L'Afrique du Nord, terre d'accueilLes vieux démons ressurgissent. L'idée de la création de camps de demandeurs d'asile en Afrique du Nord fait son chemin en Europe. L'Italie et l'Allemagne veulent la présenter en octobre au G5, qui regroupe les ministres de l'Intérieur d'Allemagne, Grande-Bretagne, Italie, Espagne et France, pour qu'elle soit ensuite discutée entre les 25. On s'en rappelle, il était question que le dossier de l'immigration clandestine soit traité de la même manière, à travers la création de centres de rapatriement dans les pays de transit. Mais le spectre d'un scénario à la “Sangatte” a fait planer des angoisses. Maintenant, certains responsables européens reviennent à la charge pour “délocaliser” les camps des candidats à l'asile. Le futur commissaire européen italien Rocco Buttiglione, chargé de la Justice, de la Liberté et de la Sécurité, a qualifié de “bonne idée” la création en Afrique du Nord de ces camps, suggérée par le ministre allemand de l'Intérieur Otto Schily. Beaucoup de réfugiés pourraient “tout à fait légalement” se rendre en Europe, “si seulement ils savaient comment”, a-t-il dit sur les ondes de la radio allemande Deutschlandfunk, soulignant que ces centres pourraient fournir des informations précieuses aux candidats à l'asile. L'ancien ministre des Affaires européennes de Silvio Berlusconi a aussi estimé que de tels camps pourraient dissuader d'éventuels fauteurs de troubles. Buttiglione a observé que ce système ne pouvait fonctionner qu'avec l'approbation des pays du Maghreb concernés. Par ailleurs, le futur commissaire a demandé une répartition des charges entre les 25 pour la surveillance des frontières de l'UE. Certains des pays ont des kilomètres à sécuriser, tandis que d'autres n'en ont pas, a-t-il fait valoir. Schily avait expliqué qu'il fallait envisager “la création d'une institution européenne, qui, hors des frontières de l'Europe, recevrait et examinerait les demandes d'asile”, “cette institution étant ensuite chargée de trouver un pays d'accueil (dans l'UE ou un autre pays) pour les personnes dont le statut de réfugié a été reconnu”. Synthèse l'Economiste

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