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Des astuces pour que les galeries retrouvent leur charme

Par L'Economiste | Edition N°:471 Le 25/03/1999 | Partager

· Dans beaucoup de galeries, les commerçants refusent de contribuer financièrement à la promotion

· Des efforts ponctuels entrepris individuellement donnent plus de résultats

· Les promoteurs tablent sur les cafés pour attirer les clients


Les boutiques les plus fréquentées sont celles qui ont "pignon sur rue". En revanche, les magasins à l'intérieur des centres commerciaux ne bénéficient pas de la clientèle de chaland. C'est pourquoi, indique M. Feras Jassim, responsable de la Perle Jassim à Casablanca, "il faut créer de l'animation à l'intérieur afin d'attirer des clients potentiels".
Pour ce faire, le promoteur Jassim a conçu son centre commercial de façon à accaparer l'attention des passants. D'une part, la galerie n'a pas de portes qui pourraient gêner l'entrée du visiteur.
D'autre part, le centre communique avec deux rues. Ainsi, le passant pressé, explique M. Jassim, empruntera inconsciemment le raccourci qu'offre la galerie.

Pour lui, il faut rompre avec l'idée selon laquelle les prix dans les galeries sont inabordables. Au contraire, fait-il observer, les clients peuvent y trouver une diversité de produits à des prix compétitifs. En principe, une galerie doit également disposer d'un étage de restauration comprenant un salon de thé avec animation. "L'avantage pour les couples, c'est que le mari pourra tranquillement attendre sa femme autour d'un bon café ou d'un bon plat", précise le promoteur de la Perle Jassim. La même idée vient d'être adoptée par son voisin du Centre commercial Riad. En effet, signale M. Abdelaziz Azadou, responsable de cet établissement, un espace a été réservé au rez-de-chaussée pour installer un glacier dans le but d'insuffler une nouvelle énergie à la galerie. Pour cela, le glacier s'appellera Viva, une connotation joyeuse et pleine de vie. Des travaux ont été également effectués pour restaurer le marbre et mettre en place une fontaine à l'entrée. En parallèle, les responsables du Complexe Riad ont aménagé en collaboration avec un groupe d'antiquaires un espace d'exposition-vente au premier étage. "Nous sommes optimistes quant à l'avenir de notre galerie et nous nous attendons à des jours meilleurs", indique M. Azadou.

Et la pub?


La diversification reste l'un des moyens de dynamisation des centres commerciaux. "Il faut éviter la concurrence au sein même du centre commercial", souligne M. Mohamed Ghazi. Le syndic doit veiller sur l'organisation des activités à travers la délivrance d'autorisations. La diversité des produits offerts dans une galerie commerciale doit satisfaire l'acheteur potentiel et l'inciter à dépenser.
La publicité figure également parmi les moyens de promotion des galeries qui reste toutefois très peu utilisée. En général, les propriétaires des boutiques refusent de cotiser pour une publicité commune. L'initiative revient parfois aux promoteurs qui, dans le but de valoriser leurs galeries et leurs immeubles aussi, supportent des frais publicitaires, surtout en période de démarrage. Ainsi, le groupe Jassim a consenti un investissement de 2 millions de DH pour le lancement de la Perle Jassim.


Fleuron du Complexe


Dans le cas de Romandie II, "le fleuron du complexe", souligne M. Mohamed Ghazi, syndic, c'est l'hypermarché. Il attire non seulement la clientèle de la résidence mais aussi les habitants des quartiers voisins.
Pour les 2.000 habitants du complexe, à part la pizzeria, la librairie, le bureau de tabac, un fameux pressing et quelques rares magasins de vêtements, il n'y a aucune attraction. Même les magasins ouverts n'arrêtent pas de se reconvertir à la recherche d'une activité "juteuse".
Cependant, l'intervention du syndic, dans le but de relancer cette morne galerie, a porté ses fruits. En permettant à l'association des brocanteurs de tenir leur siège pendant un mois, le centre a vu son taux de visiteurs augmenter. "La preuve, avance le syndic, qu'avec de la publicité et de la promotion, la galerie peut retrouver son charme d'antan". Et d'insister sur les conséquences de la spéculation qui sclérosent aujourd'hui bon nombre de galeries commerciales.
Pour sa part, Mme Yasmina Bouzitz met l'accent sur l'importance de la publicité. Faute d'effectif suffisant dans la Galerie Galilée, la notion de promotion est absente. Pour y remédier, Mme Bouzitz, fait de la publicité pour son propre magasin, espérant ainsi en faire bénéficier les autres. De plus, rappelle-t-elle, les grandes marques attirent. C'est pourquoi elle a choisi de représenter une marque de chaussures italienne.

Radia LAHLOU & Hicham RAÏQ

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