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Economie

Dépenses publiques
De bonnes affaires pour les privés

Par L'Economiste | Edition N°:2201 Le 26/01/2006 | Partager

. Les BTP, premiers bénéficiaires de l’embellie. Les terres Sodea à la rescousse de l’agro-industrie. La Logan redope l’industrie automobileLe secteur privé devra également s’impliquer pour remettre la machine de l’investissement en route. - Les entreprises de travaux publics sont particulièrement bien positionnées pour jouer un rôle moteur. Le secteur sera en plein essor en 2006, d’après les pronostics officiels et les opérateurs eux-mêmes. De plus, pour remporter une partie des marchés publics, les entités auront à renforcer leurs fonds propres, à se moderniser et à recruter. Elles devront également se regrouper pour constituer des pools suffisamment performants pour contrer la concurrence étrangère. «La grand-messe prévue en mars prochain vise justement à faire le point sur les efforts à réaliser, notamment en matière de formation, de qualité et de sécurité et sur les opportunités à saisir», déclare Bouchaïb Benhamida, président de la Fédération des BTP. Concernant l’habitat social, la profession est décidée à batailler pour que l’aide fiscale ne soit pas liée à la masse de logements construits mais à la qualité de l’ouvrage.- Dans le sillage des BTP, le secteur de la chimie-parachimie devrait profiter de l’embellie. En première ligne, les entreprises de peinture et d’étanchéité. L’on assiste déjà à un mouvement important de création de nouvelles entreprises. Des investissements conséquents sont également attendus dans le domaine de la gestion des déchets après l’approbation des nouveaux décrets qui introduisent la notion de pollueur-payeur.Sodea: Respect du cahier des charges des nouveaux propriétaires- Pour l’agro-industrie, la bouffée d’oxygène devrait venir essentiellement du programme de cession des terres de la Sodea. A condition que le cahier des charges soit respecté par les repreneurs. «Si le processus est verrouillé et les engagements contrôlés, ce programme résoudrait en partie le problème de l’intégration de l’agriculture et de l’approvisionnement des industries de transformation en matières premières», explique Mohamed Chraïbi, président de la Fédération nationale de l’agro-industrie (Fenagri). Sinon, sur le reste du secteur, plane l’incertitude: la filière sucrière est tributaire de la politique tracée par l’ONA; l’industrie laitière émanant des coopératives est freinée dans son élan d’investissement suite à la levée de l’exonération de la TVA; les minoteries manquent de visibilité du fait du système de compensation; les huileries ont réalisé le plus gros des investissements de modernisation pour améliorer la qualité et diversifier la gamme. Elles vont à présent à la conquête des marchés extérieurs. Pour l’huile d’olive, les usines ont du mal à satisfaire la demande intérieure faute de matière première suffisante et de qualité. En 2005, le prix de l’huile d’olive a augmenté de 30%, du fait de la pénurie. Pour les produits de la pêche, l’essentiel des investissements a été accompli. Mais subsiste le problème de l’approvisionnement et les industriels ne peuvent toujours pas gérer, leurs propres bateaux. L’industrie de la conserve tourne globalement à 60% de sa capacité. «L’on constate plutôt un mouvement de désinvestissement et la disparition de Frumat confirme les difficultés que traverse le secteur».- L’industrie automobile aborde l’année 2006 avec beaucoup d’optimisme. Elle clôture l’année avec une croissance globale des ventes de près de 20%, grâce à la Logan. «Ce taux de croissance n’a jamais été atteint puisque le marché a évolué entre 10 et 15% ces dernières années», assure Mohamed Ouzif, directeur de l’Association marocaine de l’industrie automobile (AMICA). Le lancement de la Logan gazoil maintiendra ce dynamisme dans les prochains mois. Il est prévu d’écouler quelque 100.000 véhicules dans les deux ans à venir.De leur côté, les équipementiers se frottent les mains. «Les opportunités d’investissement ne manquent pas pour soutenir l’intégration de la Logan. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si l’industrie automobile figure parmi les secteurs moteurs du plan Emergence», rappelle Nourredine Bouyacoub, directeur de la Bourse nationale de sous-traitance et de partenariat (BNSTP). Plusieurs projets de joint-ventures déjà très avancés verront le jour dans les prochains mois. C’est le cas d’au moins 3 partenariats maroco-italiens visant la fabrication des feux de voiture, de chromage dur pour augmenter la durée de vie des pièces mécaniques et la fabrication de moules pour les pièces plastiques.De plus, un large mouvement de délocalisation des sous-traitants européens est également attendu. En tout cas, les décideurs publics et privés s’y attellent. Ainsi, hormis Renault et Peugeot déjà présents, Seat s’intéresse aussi au Maroc pour développer ses achats. Le constructeur espagnol, qui s’approvisionne déjà auprès de 4 équipementiers locaux, prévoit d’étendre ses achats à 20 fournisseurs. Il est actuellement en phase de prospection.


Des instruments de financement relookés

Pour lever les blocages liés au financement de la mise à niveau, le gouvernement a revisité la gamme d’instruments dédiés à la PME. La plupart ont été boudés depuis leur création du fait de leur inadaptation à la cible. C’est le cas du Fonds de mise à niveau (Foman) dont les critères d’éligibilité ont été revus. Désormais, les opérations finançables incluent l’assistance technique et le conseil ainsi que l’acquisition de biens matériels et/ou immatériels dans la limite de 30% du programme global.Par ailleurs, le coup d’envoi a été donné en novembre dernier au Fonds de restructuration financière. Ce nouveau fonds est doté d’une mise de départ de 10 millions d’euros de l’Agence française de développement (AFD). Il couvre 50% du crédit octroyé par la banque. Ce crédit permet de retraiter la dette bancaire due au titre des concours déjà consentis pour le financement d’un projet d’investissement ou de besoins d’exploitation pour un montant minimum de 500.000 DH. En contrepartie, la banque facture un taux d’intérêt préférentiel (autour de 5,5%). A ce jour, près d’une vingtaine de demandes ont été formulées. Le processus n’en est qu’à ses débuts. Et le dispositif pourrait connaître d’autres modifications.Mouna KABLY

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