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Gestion de l’eau: Un plan national en préparation

Par L'Economiste | Edition N°:2201 Le 26/01/2006 | Partager

. L’économie, une priorité . L’érosion des sols touche 23 millions d’hectares . Les nappes phréatiques diminuent de 2 mètres par an Si rien n’est fait dans le court terme, la durabilité des ressources en eau au Maroc sera sérieusement menacée. Depuis les années 70, les bassins hydrauliques connaissent une baisse constante de 10 à 30% de leur capacité. Quant aux eaux souterraines, la baisse est de 2 mètres par an. Elle atteint 60 mètres pour certaines nappes phréatiques. Ces chiffres sont contenus dans le projet du Plan national de l’eau (PNE), présenté au séminaire régional sur les plans hydriques, tenu à Rabat les 24 et 25 janvier. Il sera présenté au Forum mondial de l’eau qui se tiendra au Mexique en mars prochain. Le séminaire de Rabat a permis un échange d’expériences entre les pays du Maghreb et l’Egypte où les situations des ressources en eau se ressemblent. Les participants, au nombre de 200, ont axé leurs interventions sur le problème de la raréfaction des ressources hydriques dans la région et leur mauvaise utilisation. Dans son intervention, Mohamed El Yazghi, ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Eau et de l’Environnement, a dénoncé «la fragmentation du cadre institutionnel et son inadaptation à la mise en œuvre d’une gestion rationnelle de l’eau». Pour lui, il est aujourd’hui nécessaire de réorienter la politique de l’eau vers la gestion de la demande. En effet, cette nouvelle démarche a été mise en avant par le rapport du cinquantenaire sur le développement humain. A ce propos, le ministre a annoncé la tenue d’un débat élargi sur cette nouvelle orientation dans les semaines à venir. Le projet du plan national de l’eau fait état d’une dégradation alarmante de la qualité des ressources en eau. Celle-ci est principalement due à un retard en matière d’assainissement mais aussi à l’utilisation croissante des produits phytosanitaires dans l’agriculture. La loi dite des pollueurs-payeurs, adoptée en 1995, n’a pas encore donné ses fruits puisqu’elle a enregistré 10 ans de retard avant que ses textes d’application ne sortent enfin en 2005. Il faut attendre aussi quelque temps pour que ces textes d’application entrent dans les mœurs des industriels et des agriculteurs. Bien qu’alarmant, le PNE n’a pas encore fait l’objet d’un débat public. Il évoque pourtant des chiffres inquiétants comme celui ayant trait à l’érosion des sols qui touche 23 millions d’hectares ou la production hydroélectrique dont le rendement est de 50% inférieur à l’objectif fixé au départ. Le projet de plan propose toutefois des pistes pour résorber la raréfaction des ressources en eau. Pour Lahoucine Akrajaie, chef de division de planification et gestion de l’eau, qui a présenté le projet de plan, l’économie de l’eau est la première solution envisageable. «Elle permettra de récupérer 2 milliards de mètres cubes chaque année grâce à l’aménagement des bassins versants», précise-t-il. L’autre élément positif à mettre au compte de cette solution est son coût. Contrairement à la technique de dessalement de l’eau de mer qui coûte entre 8 et 40 DH le mètre cube, l’économie de l’eau n’en demande que 1 DH. Quant à la mobilisation des barrages qui permet, selon le projet de plan, d’économiser 600 millions de m3 par an, elle nécessite 3 DH par mètre cube. Mais au-delà de la composante financière, le projet de plan invite à réfléchir sur la gestion intégrée de l’eau. Il s’agit notamment de récupérer les eaux pluviales et résorber le retard en matière d’équipements hydro-agricoles d’ici 2015. Certes, l’Etat subventionne la reconversion des systèmes d’irrigation jusqu’à 40%, mais le problème se pose au niveau de l’insuffisance de communication autour du sujet. Aujourd’hui, les observateurs et proches collaborateurs du département d’El Yazghi, tablent sur l’identification de la demande au niveau des régions au lieu de se cantonner au schéma classique basé sur l’offre. Ils prônent une concertation régionale avec les usagers, principalement les agriculteurs, avant la mise en place des infrastructures hydriques comme les barrages. En effet, l’agriculture qui consomme 80% des ressources en eau enregistre aussi le plus grand taux de déperdition hydrique, à savoir 40%.


S’adapter aux nouvelles contraintes

Le Plan national de l’eau (PNE), qui n’est pas encore finalisé, a deux principaux objectifs. Tout d’abord, coordonner et orienter les plans directeurs intégrés des ressources en eau, établis au niveau de chaque bassin hydraulique. Ensuite, mettre en place les conditions éventuelles de transfert des ressources en eau entre les bassins. Le PNE, qui change avec le temps et doit s’adapter aux nouvelles contraintes de gestion de cette denrée, s’appuie sur plusieurs études. Il s’agit notamment d’études sur les inondations, la qualité de l’eau, la tarification et l’eau potable. Mostafa BENTAK

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