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    Economie

    Crédit du Maroc et Le Crédit Lyonnais associés dans la première banque off shore

    Par L'Economiste | Edition N°:25 Le 16/04/1992 | Partager

    Crédit du Maroc a confirmé sa décision de créer une banque off shore, à Tanger, qui prendra le nom de Banque Internationale de Tanger. IL le fera en association avec le Crédit Lyonnais qui détiendra 60% des parts. Crédit du Maroc se réservant les 40% restant. Le capital social initial sera de 4 millions de Dollars.
    C'est le premier montage de banque off shore annoncé dans le cadre du Dahir du 18 Mars 1992. L'agrément a déjà été sollicité et les deux initiateurs du projet attendent la circulaire qui fera part des conditions d'installation. Ils expriment leur volonté de "participer à la mise en oeuvre de la politique de libéralisation des mouvements de capitaux et d'ouverture à l'économie européenne et internationale".
    L'objectif de cette banque off shore est défini simplement: il s'agit de collecter des dépôts et d'effectuer des prêts en monnaies étrangères convertibles auprès d'une clientèle de non résidents.
    C'est un nouveau centre de profit créé par les deux banques qui estiment avoir toujours opéré au Maroc sans "tapage médiatique" mais, précédé le mouvement . M. Jaouad Ben Brahim rappelle à cet égard que le Crédit Lyonnais, avait pris l'initiative dès 1963 de morocaniser son capital, puis ses dirigeants, avant que les lois ne l'imposent.
    Plus tard le Crédit Lyonnais manifestera sa confiance dans le Maroc alors qu'il connaissait les pires difficultés en matière de réserves de changes.
    Il continuera, manifestant le premier son accord à la SFI, qui voulait ouvrir une ligne de crédit de 110 millions de Dollars, pour appartenir au consortium. Il suivra son "enfant chéri", Crédit du Maroc, dans le projet de fonds de privatisation et la dernière augmentation de capital, décidée et réalisée en pleine crise du Golfe.
    Loin de succomber à une mode ou au désir d'une aventure financière, les deux banques ont conçu et pesé le projet .
    Elles s'attendent à ce que la concrétisation de leur projet déclenche un mouvement national et international de créations de banques off shore persuadés que Tanger, attirera par son nom, encore associé dans les mémoires à une dimension internationale.

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