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Courrier des lecteurs

Par L'Economiste | Edition N°:1817 Le 22/07/2004 | Partager

Horaire continu et 35 heures dans l’administration

L’Economiste a ouvert un forum de discussion pour connaître et faire connaître votre avis sur l’horaire continu appliqué depuis deux semaines dans l’Administration. Cet horaire entraîne aussi une réduction très importante de la durée du travail administratif, qui tombe à 35 heures légales par semaine (contre 44 heures dans le privé).. Sens de responsabilité Je vis pour le moment au Canada et on fonctionne toute l’année avec l’horaire continu. Le Maroc a ses 35 heures! Oui, mais à quel prix? Je pense que l’horaire continu au Maroc ne pourra pas donner de résultats dans sa formule actuelle. Si on veut que ça réussisse, il faut créer l’ambiance de travail au sein des différentes administrations et être responsable et sérieux au niveau de la productivité de chacun. Ex: on observe tout le temps des femmes en train de tricoter au sein d’une administration urbaine et des salons de thé partout. Pour les employés, c’est une charge financière de plus (bouffe quotidienne). Donc, l’entreprise ou l’administration doit contribuer dans ce sens et accorder une 1 heure (ou 45 mn) pour le repas. Au Canada par exemple, l’horaire du travail est défini entre 09h00 et 16h00 et ça fonctionne très bien. La productivité est nettement meilleure que celle du Maroc; ce n’est pas parce qu’on a les moyens ici, c’est surtout parce qu’il n’y a pas par ici des salons de discussions avec le thé marocain, ou des femmes qui tricotent partout. Les gens ici respectent leurs obligations et exigent leurs droits. Mais avant de réclamer quoi que ce soit, il faut accomplir ses devoirs. Un grand merci et bonne chance à tous.Abdellah Zy. Je-m’en-foutisme!Est-ce que vous avez vu le nombre de fonctionnaires qui reviennent au travail après le repas? Bon tout est dit! C’est du je-m’en-foutisme!Nadia B., Kénitra. Pas de travail, pas de salaire!L’administration est en somnolence durant cet été. Elle fonctionne 12 heures par semaine et non pas 35 heures à raison de 2 heures par jour au lieu de 6H. Les employés arrivent à 9h30, d’autres à 10h et quittent à 12h. Le vendredi, l’heure de départ est 11h. De toutes les façons, l’administration n’a jamais donné d’importance au respect de l’horaire, été comme hiver! Nous n’avons pour cela qu’à voir ce qui se passe en cas de grève. Les fonctionnaires ne sont même pas signalés absents. Le cas des administrateurs est éloquent. Depuis plus d’un an qu’ils observent une grève à raison de 2 journées par semaine. Un service non fait ne doit pas être payé et pourtant, mensuellement, ils reçoivent leurs salaires sans diminution. Pour faire respecter l’horaire de travail, l’administration est dans l’obligation de revoir complètement sa vision et sa politique en matière de gestion des ressources humaines. A bon entendeur!Zaoui. Oui... mais Horaire continu!! Certainement, oui pour le bled. Economie d’énergie, plus de temps libre dans la journée, moins de pollution, moins de trafic... Mais le problème, c’est que le Maroc ne peut pas décréter l’horaire continu du jour au lendemain! Où sont les cantines pour manger? Où sont les cantines pour les élèves? Que vont faire les gens à partir de 16h ?où sont les clubs?Zita A.. Moins malades ! A mon avis, l’horaire continu est très positif sur tous les plans: meilleure ambiance au travail, économie d’énergie, meilleur accueil du public, des fonctionnaires moins tristes et moins déprimés. Le rendement ne change pas par rapport à l’horaire normal. Au contraire, on aura des fonctionnaires moins malades, qui ne mourront pas à 60 ans, ce qui implique moins de dépenses pour la collectivité et la possibilité pour eux de continuer à travailler après 60 ans.L.L.. Farniente Trop, c’est trop! Au lieu de s’atteler à tous les problèmes du Maroc et des Marocains, cette administration qui coule le Maroc depuis l’indépendance trouve chaque année des ressources et de l’ingéniosité pour échapper au travail qu’elle n’a pas fait toute l’année! Extraordinaire!Comment voulez-vous que les citoyens puissent prendre exemple sur une administration qui préfère le farniente au travail?Rédouane A.. Consultez la population! Cet horaire d’été, ridicule, nous fait faire d’énormes pas en arrière. Il donne envie, comme l’a fait Khalid Belyazid dans son édito le 12 juillet, de s’insurger et de laisser sa colère et son indignation s’exprimer. Mais allons au-delà de ce phénomène de paresse extrême, et trouvons des solutions. Les agents de l’autorité font peu de cas du service aux citoyens. Ils s’en foutent et sont démotivés. Les syndicats qui ont influencé cette décision tirent le pays vers le bas, ils devraient revoir leurs objectifs et leur raison d’être. Et pour le prochain été, je propose que cela soit soumis au jeu de consultation de la population. C’est inconcevable: réduire la durée du travail parce qu’il fait chaud! Investissez dans la climatisation ou autre mais arrêtez ces acteurs du sous-développement.Maroc Mamour. Faire des économies Je pense que l’horaire continu est une bonne chose dans la mesure où le pays peut faire des économies: moins de déplacements, moins de consommation de carburant, moins de pollution. Cela ne peut être que bénéfique pour tout le monde. Quant à la rentabilité, cela dépend des secteurs, ce n’est pas en faisant acte de présence dans certaines administrations qu’on travaille plus. Toujours est-il que le nombre d’heures travaillées peut être négocié. Cela ne peut qu’améliorer la productivité et la qualité de vie des citoyens.Anonyme. Dispositions nécessaires C’est une excellente décision économique en énergie, en temps. La question est: Y a-t-il les dispositions nécessaires pour manger sur place (restaurant, tables et chaises, bancs)? Permettez aux Marocains de se rattraper.Htouri. Respect En absolu, tant que les gens font leur travail sérieusement et respectent leurs engagements, lefait de travailler en horaire continu est une bonne chose car ceci permet à la famille d’avoir des activités en dehors de la vie professionnelle. Ce qui est dommage par contre, c’est de voir que les gens sortent plus tôt sans respecter le nombre d’heures qui leur est assigné.Mohamed. Aucun impactAucun impact! Malgré la coïncidence de deux faits: la réduction du temps de travail et la période de départ en congé. Pour deux raisons:1- La chaîne de production de l’administration publique n’est pas optimisée (elle dispose de ressources humaines dépassant ses besoins)2- Le citoyen préfère aller à la plage que de régler une affaire administrative.Mohamed. Excellente choseGénéraliser l’horaire continu est une excellente chose que l’administration a faite cet été. Au moins la personne part une seule fois au boulot en évitant les embouteillages entre 12h00 et 14h00, en plus au-delà de 15h, les fonctionnaires peuvent vaquer à des occupations personnelles: loisirs, sports, sortie avec les enfants. L’économie marocaine ne s’en portera que mieux puisque la consommation s’améliore avec l’horaire continu.Safaa. Question d’habitudeTout le monde est d’accord pour cet horaire, il est bénéfique à tous les niveaux. Même s’il n’y a pas de mesures d’accompagnement, l’Etat doit l’adopter et oeuvrer pour activer la mise en place de ces mesures. Personnellement, il me convient très bien même si j’ai un fils qui va à l’école, je me débrouille et j’organise mon emploi du temps et les choses s’arrangent. Finalement, je peux dire que c’est une question d’habitude. Une fois habitué à cet horaire, il devient facile à gérer.Fonctionnaire. Toute l’annéeL’horaire continu c’est l’horaire idéal. J’espère qu’il sera étendu sur toute l’année. Pour ces multiples avantages: économie dans les frais de déplacement, diminution de la pollution causée par un aller-retour 4 fois par jour, efficacité dans le travail et gain inestimable de temps et plus de temps libre.Khalid Tang. Se donner le temps...L’horaire continu «déstresse» les personnes et les motive pour être rentables. Mais à mon avis, on ne peut pas faire un bilan concluant après un horaire continu d’été. Il faut se donner plus de temps, au moins une année. Essayons un horaire continu d’hiver, un horaire continu du printemps et faisons le calcul!Nadia El Y.. Bravo Jettou!Le Maroc de l’inégalité! Le privé travaille deux fois plus longtemps que le public et dix fois plus dur. Les fonctionnaires avaient une mauvaise image de marque: fainéants, voleurs… et voilà une couche supplémentaire: profiteurs! Bravo si Jettou, continuez à démolir la confiance! Jamal Rabat. Attention à «l’erreur continue»!Pour économiser sur le transport, c’est excellent, à condition que les administrations et les entreprises s’organisent pour fournir à manger correctement et pas cher à leurs employés. Cela créera des emplois et augmentera le niveau de «convivialité» dans le cadre du travail. Pour ce qui est des enfants, les parents auront à s’inquiéter de leur repas de midi. Les maîtres auront à inculquer les règles de savoir-vivre à table aux enfants. Là aussi, des emplois seront créés: cuisiniers, nettoyage des réfectoires, traiteurs pour les entreprises. Au Maroc, c’est une affaire de bonne volonté et de confiance qu’il faut installer. Déjà, les gens font l’horaire continu pendant Ramadan, il ne faut pas que l’horaire d’été devienne «horreur continue» ou «erreur continue», n’est-ce pas?Naïma. RationalitéL’horaire continu est un bon signe de rationalité. Je suis aux USA. Ils ont l’horaire continu tout le temps. Un pays comme le Maroc qui ne produit pas d’énergie, pourquoi n’opte-t-il pas pour l’horaire continu durant toute l’année? A qui profite cette situation d’aller-retour 4 fois par jour? Alors qu’on travaille seulement 2 heures le matin de 9h à 11h et 2 heures le soir de 15h00 a 17h00, total 4 heures. Au Maroc, les fonctionnaires ne font qu’attendre le transport collectif de l’administration. J’ai vu certains qui attendent le transport dès 11h00! Cette situation profite aux personnes qui ne payent pas l’essence!!! Vous savez bien qui elles sont! Malheureusement, ce sont elles qui décident du maintien de l’horaire ou pas!Abdou


Les bureaux sont vides!!!

. Productivité zéro Dans l’administration où je travaille (environnement et eau), les employés de l’Etat ne commencent le travail que vers 10h pour le quitter vers 13h pour soi-disant déjeuner! Mais pour ne revenir que le lendemain. A vos calculettes pour faire la somme de la productivité! Elle doit tendre vers zéro! Comme ça Jettou ne pourra concurrencer personne, pas même l’Afrique. Alors SVP, un peu de sérieux et d’humilité.Ingénieur. Réponses à «productivité zéro»- Vous avez parfaitement raison. Dans l’administration où moi je travaille (Eq. et Trans.) chaque demi-heure si tu demandes après quelqu’un, on vous dit qu’il est allé prendre son casse-croûte ou un petit café comme la journée est longue. Et ça se répète chaque jour. Les patrons arrivent à 10h30 pile et rentrent chez eux à 13h en disant à la secrétaire: Si quelqu’un me demande, je suis au chantier (avec une voix très sérieuse) et... à demain! Depuis le début de cette «horreur», pardon horaire, l’administration est presque vide. Je me demande pourquoi je reste collée à cette chaise dès 8h du matin. C’est triste...Rachida- La productivité, un terme sur lequel il faudrait s’arrêter. Par définition, c’est le rapport des heures effectivement travaillées sur les heures payées. En adoptant l’horaire continu, les heures planifiées pour le travail sont déjà réduites de 20%, par la force des choses, les heures effectivement travaillées vont s’inscrire dans la même tendance. Du fait que les salaires n’ont pas bougé, la productivité est forcement réduite. Mais de combien? Tout dépendra de la conscience de nos fonctionnaires. Toutefois, ce n’est pas uniquement le nombre d’heures qui fera la différence, c’est plutôt les méthodes de travail qui influenceront l’efficacité de nos administrations. Travailler 35 ou 70 heures n’est pas la vraie question, il est temps à mon sens de s’interroger sur le comment. Comment un fonctionnaire passe sa journée de travail? Comment il gère ses projets? sa carrière? Un tas de questions auxquelles il faut des réponses. Autrement, le feuilleton «Bêtises» n’aura jamais de dernier épisode!Abdeladim


Tourisme: Motiver au lieu de critiquer

Je ne peux rester sans réagir au papier de Nadia Salah (L’Economiste du 12 juillet 2004) qui du reste a fait un excellent reportage sur le tourisme en Turquie (…), qui est finalement un élément fondamental pour stimuler l’évolution du développement d’un pays même lorsque la comparaison est établie par rapport à l’image de marque de notre pays, de son tourisme, sa profession de l’hôtellerie et de la restauration. Je ne doute pas un instant du patriotisme avéré de l’auteur, son amour pour son pays et sa flamme de voir le Maroc atteindre une croissance à deux chiffres et devenir une destination de choix en accueillant un nombre très important de touristes, ce qui favorisera l’émancipation plurielle. Par ailleurs, certains exemples comme «le test de la propreté» de la page 6, me semblent exagérés, voire non fondés. A titre d’exemple, je citerais celui d’une modeste équipe de football qui avait remporté une grande finale contre une très grande équipe. J’ai eu le réflexe d’interroger son président sur le secret de cette formidable réussite, il m’a répondu tout simplement la motivation, avant le match, il a pris chaque joueur à part et lui a lancé la même phrase: «C’est sur toi que nous comptons tous aujourd’hui, donne-toi à fond». Le résultat positif ne s’est pas fait attendre. Une très importante couche sociale parmi notre jeunesse, évolue dans ce noble métier de l’hôtellerie et de la restauration qui n’a amplement besoin que de cette motivation, facteur essentiel pour dynamiser les ressources humaines de tout un secteur. Notre jeunesse est instruite, formée et informée, disposant d’un cursus issu pour la plupart des écoles hôtelières, des écoles de formation et des universités de gestion hôtelière, dont l’hygiène et la propreté sont des éléments fondamentaux. De là à caricaturer la propreté au néant dans notre pays, il y a tout un monde! Je ne peux être d’accord avec cette caricature que trace votre papier! Il pointe du doigt les établissements huppés au Maroc, ce qui devrait provoquer l’indignation de la Fédération nationale de l’hôtellerie, les Conseils régionaux de tourisme, les associations des restaurateurs ainsi que l’ONMT et le ministère du Tourisme qui ne ménagent aucun effort pour le rayonnement de l’image de marque de notre tourisme. Les établissements huppés abritent des professionnels à tous les niveaux, du personnel, à l’encadrement et au management, il est impossible de trouver la moindre ressemblance aux termes de votre reportage (…). Il faut espérer que votre papier n’a pas été lu par la concurrence de notre pays qui utilise ce genre d’arguments pour nous ravir des marchés d’une extrême importance; aussi les voyagistes partenaires de notre pays ne pourraient apprécier ce genre de confessions qui finalement nuisent au produit Maroc plus qu’autre chose et cela se répercute d’une manière négative sur le revenu de 20% de notre population, qui vit directement ou indirectement du tourisme. Cela dit, le souci majeur des responsables, des professionnels, des élus et des investisseurs est celui d’atteindre les objectifs de la vision 2010 à savoir 10 millions de touristes par an à l’horizon 2010, c’est tout un projet de société qui est en marche dont l’épine dorsale est l’emploi. Or, c’est par la mobilisation de tous que cette stratégie serait réalisable, par le militantisme de tout un chacun. Jamal F, fidèle lecteur Marrakech

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