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Courrier des Lecteurs

Par L'Economiste | Edition N°:3167 Le 10/12/2009 | Partager

Le mal qui ronge la justice
. GestionJe propose une solution meilleure: donner également notre malheureuse justice en gestion déléguée comme nous l’avons fait pour nos poubelles et notre transport urbain. Il n’y a pas de honte à cela puisqu’il faut avouer que le mal est trop profond et que nous sommes de simples «consommateurs». Autrement, la balance sera toujours penchée.M. F.. Oui, à condition…Toutes les tentatives ont échoué jusqu’à présent car des intérêts individuels et «lucratifs» sont en jeu. Tous les acteurs impliqués dans l’assainissement de ce département ne sont pas neutres, à commencer par les partis politiques quelles que soient leurs tendances, de gauche, centre ou de droite, qui nous ont bernés durant des décennies. Les politiques ne règleront jamais le mal qui ronge la justice marocaine, s’ils disent qu’ils en sont capables, cela fait 50 ans qu’ils nous donnent l’impression d’être sur la bonne voie, la leur.Résultat: de plus en plus de dossiers en souffrance, des affaires enterrées pour ne jamais être jugées, des jugements expéditifs car notre justice n’a jamais été indépendante dans ses décisions, mais indépendante dans ses comportements. Des affaires d’injustice jugées au profit de coupables, des impunis qui continuent de sévir car ils sont convaincus que tout s’achète.Comment faire alors? La justice et la corruption sont deux gros problèmes à combattre simultanément. La justice est un grand projet à confier à une commission particulière où ne figurera aucun des hommes politiques, qui, par principe, agissent dans l’intérêt du parti avant de penser à l’intérêt national. Cette commission, qui doit être investie de tous les pouvoirs lui permettant de mener à bien sa mission, doit pouvoir utiliser tous les artifices légaux pour piéger les coupables, les générateurs de freins, avant la mise en place de procédures les plus infaillibles possibles pour que chacun sache quels sont les périmètres à l’intérieur desquels il peut agir à sa guise dans le respect des droits et devoirs de chacun. Cette commission ne doit rendre compte qu’en haut lieu. Elle doit être investie pour la réalisation de ce projet, justice et corruption, dans un délai fixé à l’avance. En cas d’échec, on recommencera jusqu’à obtenir le résultat escompté, nous avons bien perdu 50 ans sans résultat, nous pouvons en perdre 5 autres s’il le faut.B. S

Immobilier: Le vrai chaos
. L’invraisemblableA ma connaissance, la marge des promoteurs, dans beaucoup de cas que j’ai personnellement connus de très près, dépasse largement les 100%. Parfois cette marge atteint 200 à 300% - c’est le vrai chaos dans ce secteur. C’est pour cette raison que je l’ai une fois qualifié de vrai drame social, ou de crime contre l’humanité dans une société frappée par la pauvreté, le manque d’emploi ou le sous-emploi. Il y a une grande souffrance derrière tout cela, mais on ne veut pas entendre ce genre de discours dits pessimistes. Laissons les choses monter à la surface au moins pour une fois.T. D. . PrédateursAvait-on besoin d’une multinationale du conseil pour nous apprendre que les gros promoteurs immobiliers sont avant tout des prédateurs. Plus grave, ce comportement socialement et économiquement dangereux doit beaucoup à l’Etat. Le marché oligopolistique qui prévaut au niveau du secteur immobilier au Maroc est un pur produit de politiciens et de technocrates véreux et incompétents.D. O.. Marge bénéficiaireEt oui, en analysant les détails des prix d’un marché, on s’aperçoit que la marge bénéficiaire peut atteindre les 50% du montant du projet sachant que (la réglementation) en vigueur la limite à 10%. Mais la vraie question c’est: pourquoi ceux qui ont la tâche de contrôler et approuver les marchés passés avec les entreprises ferment les yeux sur cette réalité? Ont-ils peur de découvrir d’autres réalités telles que la corruption des grands responsables de l’Etat? En tout cas, commencer à parler de ce sujet est un bon début puisqu’il était tabou.S. O.

Affaire Oudghiri: Vos réactions
. Khalid Oudghiri est sans conteste un «lampiste»Khalid Oudghiri est sans conteste un «lampiste» par rapport à la corruption organisée qui sévit sur la scène nationale en général et dans le milieu bancaire en particulier.Si Bank Al-Maghrib, par le biais de ses organes de contrôle, effectuait réellement son boulot, nous aurons plusieurs «Khalid Ouadghiri» dans le collimateur de la justice. Au fait, pourquoi une réforme de la justice... tant que l’impunité nargue quotidiennement avec insolence les communs des mortels que nous sommes.La corruption galopante n’inquiète plus personne de nos jours jusqu’au point où le Contrôle général de Bank Al-Maghrib ainsi que la Cour des comptes sans oublier l’IGF devraient fermer hermétiquement leurs rideaux à jamais. Quels gâchis! Que de milliards de deniers publics qui partent en fumée et occasionnent un manque à gagner conséquent pour le développement de notre pays! Au Maroc d’aujourd’hui, la médiocratie a triomphé aussi bien amplement qu’injustement sur la méritocratie. Les nominations et les recrutements baignant tant dans le népotisme que la concussion avérés sont devenus légion.E. S.. Pas de fumée sans feuLe Maroc dispose d’un certain nombre d’établissements bancaires à la tête desquels se trouvent des managers très appréciés. L’affaire Oudghiri? Les dessous d’un mandat d’arrêt? Pourquoi lui et pas d’autres? Il n’y a pas de fumée sans feu.B. S.

Contrôle des prix: Fini la fraude?
. Qui contrôle qui?Tout dépend du niveau de conscience des citoyens… Mais, quand l’impunité règne, tous les abus sont permis.C. N.. Affichage des prix via InternetPour une meilleure transparence:1. Le ministère de tutelle doit mettre sur Internet, chaque trimestre, la liste des produits, en français et arabe, avec prix, et chaque vendeur, petit ou grand, doit obligatoirement afficher cette liste. 2. Un numéro vert doit être mis à la disposition des consommateurs pour dénoncer les abus.C. H.. Prix plafondSuite à la récente flambée des prix des produits alimentaires de base, de nombreux pays ont décidé de contrôler les prix. Ceci, en imposant des prix plafond moyennant des compensations financières afin de soutenir le pouvoir d’achat des consommateurs. H. K.

2M veut revoir son business model
«C’est en retournant à la mer que le fleuve reste fidèle à sa source»Soyons iconoclastes quelques secondes. Quand je regarde les émissions télévisuelles, j’ai du mal à constater un quelconque progrès depuis 40 ans. Manifestement, il y a une carence culturelle désolante doublée d’un manque d’imagination lamentable. A-t-on vraiment besoin de faire subir à nos concitoyens ces sous-produits culturels venant d’Egypte, d’Amérique latine ou d’Inde? Le Marocain serait-il aussi inculte que peu fécond pour devenir un ignare multilingue? Quand je vois défiler sur les écrans des chansons aussi vieilles que «Machrabchi achchaï, achrab azzouza ana», j’ai mal pour El hajja Al Hamdaouia, Qarzouz Ou Mahrache et autres Hossine Slaoui, Bouchaïb Al Bidaoui, Hammou Alyazid, Jil Jilala, Nass Al Ghiwane ou Rouicha. Quand il m’arrive de séjourner à Beyrouth ou au Caire, je suis frappé par cet unilatéralisme culturel qui veut que le Maghreb n’ait rien à proposer au Machrek. Est-ce à dire que le Marocain veut s’arrimer de force à une culture qui n’est pas la sienne? Est-ce à dire qu’en déclarant unilatéralement qu’on est tous des Orientaux qu’on l’est réellement? A-t-on déjà vu quelques Orientaux danser en écoutant «Alghaba» ou jouer des épaules en participant à un Ahidous? Bien sûr que non. Je suis Marocain berbéro-arabo-africain avant d’être Libanais ou Egyptien. Tout mon souhait est de voir nos dirigeants «culturels» sortir de leur masochisme et de leur schizophrénie et retourner à la réalité en favorisant les talents nationaux et la production locale. Les générations actuelles en quête d’identité en ont tant besoin.Un peu d’authenticité nous ferait tant de bien.M.H.

Investissements régions: Les contrats à prendre
Certaines régions du Souss ont besoin d’un bon plan de développement. Les habitants n’ont de ressources que ce qui est envoyé des régions du nord par les membres des familles. L’espoir, c’est que ces régions bénéficient d’un minimum de ce qui sera investi dans les régions. L’eau potable, des réservoirs et canaux d’irrigation dans les régions montagneuses pour développer les cultures en terrasses et arroser les arbres pendant les sécheresses, des voies de circulation, non pas goudronnées mais seulement aménagées pour permettre le mouvement des véhicules, des dispensaires équipés du minimum pour les soins, etc. En ce qui concerne l’énergie, base de tout développement, l’aménagement de sites de production d’énergie électrique d’origine solaire ou éolienne, de façon répartie, permettra le pompage d’eau et son acheminement vers les parcelles à arroser. Ce type de production minimisera les frais de transport de l’électricité. L’eau pourra également être potabilisée, grâce à cette énergie, et traitée pour alimenter des fontaines dans les villages. Cela limitera l’exode, il inversera, au contraire, cet exode rural de la ville vers les campagnes.B. H.
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