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    Economie

    Coopération: Les ingrédients de la recette allemande

    Par L'Economiste | Edition N°:2879 Le 13/10/2008 | Partager

    . Vingt milliards de DH alloués depuis les années 60. Eau, énergies renouvelables, environnement… les priorités«Made in Germany». Ce n’est pas seulement une marque de fabrique! Elle se traduit aussi par une coopération au développement bilatérale. En juillet dernier, des négociations bisannuelles Maroc-Allemagne ont été tenues à Bonn. Le prochain round est prévu pour 2010. Du côté de la diplomatie marocaine, c’est le directeur des Affaires européennes, Mohamed Lotfi Aouad, qui a mené les tractations qui ont débouché sur une allocation d’un peu plus d’un milliard de DH pour la période 2008-2009. En détail, «ce montant se répartit en don -196 millions de DH- et en prêt subventionné -un peu plus de 900 millions de DH-», selon Silvia Morgenroth, conseillère économique et du développement durable auprès de l’ambassade allemande. L’enveloppe du gouvernement fédéral sera destinée à des projets qui ciblent la gestion de l’eau, l’environnement et le développement durable. Ce ciblage s’explique par le «fait que les bailleurs de fonds européens ont décidé de se partager les domaines de coopération», souligne Nadia Dupuis, responsable communication de la délégation de la Commission européenne au Maroc. Depuis les années 60, les Allemands ont alloué près de 20 milliards de DH. En tant que bailleurs de fonds, ils se classent en 2e position juste derrière les Français. L’ambassadeur d’Allemagne, Ulf-Dieter Klemm, souligne en passant que «le Maroc et la Mauritanie sont les seuls pays africains à bénéficier d’un statut de coopération privilégié». En revanche, dans la région Moyen-Orient Afrique du Nord (MENA), l’Egypte bénéficie du plus gros budget alloué par la coopération allemande, 2 milliards de DH. La GTZ, Coopération technique allemande, se charge avec ses partenaires marocains de faire un suivi sur le terrain. Une mission où la KfW, Banque allemande de développement, joue un rôle également. L’eau accapare 56% des projets de coopération actuellement en cours. Suivent les énergies renouvelables (31%), l’environnement (7%), l’éducation… «En 28 ans, un volume de 400 millions d’euros été injecté dans l’assainissement et l’alimentation en eau. Le monde rural, les petits et les moyens centres de l’ONEP en ont bénéficié, soit huit millions de Marocains», commente le directeur GTZ-Maroc, Tilman Herberg. C’est connu. La protection de l’environnement est un véritable filon commercial! Filon que l’Allemagne a su exploiter pour devenir leader mondial avec 16% de parts dans le commerce international. Au Maroc, le vent, le soleil et la biomasse peuvent fournir «jusqu’à 200 fois la consommation d’électricité actuelle!» précise le directeur de GTZ-Maroc. Il y a même une possibilité d’exportation d’électricité verte. Et en prime 220.000 postes d’emplois. Mais à condition de mobiliser le secteur privé. Une alternative énergétique qui demeure, malgré les plans et les efforts, encore sous-exploitée. Rappelons que l’Allemagne, 1re puissance économique européenne, a banni depuis 20 ans les centrales nucléaires de son sol.Faiçal FAQUIHI

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