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Par L'Economiste | Edition N°:1818 Le 23/07/2004 | Partager

Editorial: Attention à la suriodation du sel

Une fois encore, et à l’instar de l’ancien gouvernement, un ministre persiste et signe pour l’obligation totale de l’iodation du sel destiné à l’alimentation humaine. En effet, la mise en œuvre des dispositions du décret du 12 décembre1995, relatives à l’iodation du sel destiné à l’alimentation humaine, n’avait pas permis la généralisation escomptée de l’iodation du sel en vue de lutter contre les maladies et les troubles dus aux carences en iode. Cette disposition permettait aux populations vivant particulièrement dans les régions identifiées comme déficitaires en apport d’iode naturel, de répondre essentiellement à la prévention des maladies.Ce regain d’intérêt dénote de l’ampleur des difficultés rencontrées pour la mise en application du texte de 1995. Et normalement, le lancement de toute nouvelle campagne de sensibilisation, devrait être précédé de la diffusion des résultats obtenus par sa précédente (diminution du nombre de cas, etc.).Pour la mise en application de la nouvelle réglementation garantissant une bonne protection du consommateur, notre association soutient les décisions gouvernementales et plus particulièrement, celles contenues dans les projets des nouveaux textes, dans lesquels la réduction du taux d’iode dans le sel alimentaire passe de 80 mg/kg à un taux compris entre 20 et 40 mg/kg. En outre, lors de la distribution, la teneur minimale d’iode constatée par analyse dans le sel iodé ne doit pas être inférieure à 15 mg/kg. Notre association saisit aussi cette occasion pour attirer l’attention, à travers ces lignes, des instances responsables de s’abstenir «d’une iodation obligation«. Laquelle porte atteinte à la liberté du consommateur sur un de ses droits, à savoir la liberté du choix. Il serait donc judicieux de laisser au consommateur cette liberté afin qu’il puisse trouver sur le marché national un sel iodé caractérisé par un logo et un sel normal sans logo. En outre, les effets d’une suriodation ne sont pour l'heure pas connus (iode naturel + iode ajouté pour les zones côtières). Il va donc de soi de considérer que la diminution du taux de l’iode, prévue par le nouveau projet de texte, est le résultat d’études ayant démontré l’apparition d'effets néfastes d’une suriodation. Toute réponse infirmant cette hypothèse tranquilliserait le consommateur. B. KherratiAMPOC-Ké[email protected]


Eco Info

. Le sel alimentaire…Le projet de décret relatif à l’iodation du sel classe sous la rubrique «sel alimentaire» tous les sels destinés à l’alimentation humaine, qu’ils soient utilisés par les ménagères (sels de table et de cuisine) ou par les industries alimentaires.Les sels de table et de cuisine sont présentés en conditionnement imperméable, chimiquement stable et dont le poids ne doit pas dépasser 1kg. Ils sont vendus dans les grandes surfaces et épiceries. L’emballage doit obligatoirement porter l’indication «sel iodé». Quant au sel destiné à un usage industriel, il n’est pas astreint à l’obligation de l’iodation.T. [email protected]. …et l’organisme humainIndispensable à la vie, le chlorure de sodium absorbé par l’organisme, puis dissou est dissocié en ses deux ions constitutifs. La majeure partie du sodium, non fixée dans les os, se retrouve dans différents liquides qui circulent dans le corps humain. La consommation journalière individuelle varie habituellement de 0,5 g, minimum vital, à plus de 10 g, selon les climats et les civilisations. Le sel permet le maintien de l’équilibre hydrominéral, intervient dans la régulation de la pression et du volume sanguin, et grâce à son ion chlore, contribue à la digestion en maintenant le niveau d’acidité de l’estomac. De même, il joue un rôle très important dans la transmission de l’influx nerveux, l’activation de certaines diastases. De ce fait, toute carence est nuisible à la santé.A. [email protected]. …et les excès d’iodeAu Japon, l’apparition du goitre a été démontrée à la suite de l’ingestion d’une algue appelée «kombu», contenant 0,8 à 4,5 g d’iode par kg (nagtaki). De ce fait, il a été prouvé par la suite qu’il existe une relation entre la quantité d’iode fournie à la glande et sa fonction, ce qui démontre qu’un excès d’iode peut donc induire un dérèglement thyroïdien...A. [email protected]


Conseils: L’iode et les activités vitales

Les hormones thyroïdiennes augmentent le métabolisme de base (la dépense énergétique au repos), activent la lipolyse et accélèrent le rythme cardiaque et la contractilité du myocarde. Elles sont indispensables au cycle ovarien, favorisent la production des globules rouges et contribuent à abaisser la cholestérolémie.La sécrétion des hormones thyroïdiennes est dépendante de l'iode apporté par l'alimentation. Un apport quotidien de 150 g d’iode couvre largement nos besoins. Une carence en iode entraîne une hypothyroïdie. Certaines régions éloignées de la mer ont un sol pauvre en iode. La consommation de produits de la mer, d'algues et de sel iodé est donc recommandée.L’hyperthyroïdie se manifeste par les signes suivants: amaigrissement, hyperthermie, goitre, exagération des réflexes, augmentation du rythme cardiaque, du transit intestinal, tremblements et irritabilité.M. OUHSSINEAMPOC-Ké[email protected]

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