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Par L'Economiste | Edition N°:1539 Le 13/06/2003 | Partager

Editorial
. L'eau: Ceux qui en meurent d'envieLe thème retenu pour la Journée mondiale de l'environnement en 2003 «L'eau: Deux milliards de personnes en meurent d'envie!« rappelle que l'eau est essentielle à la survie de l'humanité et au développement durable. Certes, les services d'approvisionnement en eau se sont améliorés au cours des 20 dernières années au Maroc, mais les progrès enregistrés ont été pour une bonne part réduits par la croissance de la population. A cause du changement climatique, de la pollution et de la surconsommation, de nombreuses régions au Maroc sont désormais menacées par la pénurie d'eau. Nous devons aborder les questions relatives à l'eau douce sous un angle nouveau et apprendre à respecter l'eau. On peut, dans certains cas, imposer aux consommateurs un tarif réaliste, mais il ne faut jamais priver des populations déjà marginalisées de cette ressource vitale. Or, cruelle ironie, ceux qui paient l'eau au tarif le plus élevé sont bien souvent ceux qui ont les revenus les plus modestes.Aborder le problème sous un angle nouveau signifie aussi trouver des solutions pratiques et appropriées pour assurer un approvisionnement en eau équitable et viable. Certaines de ces solutions sont simples et peu coûteuses. Le fait de purifier l'eau en aval et d'enseigner au public les principes d'hygiène de base pourrait réduire considérablement le nombre des victimes de maladies véhiculées par l'eau insalubre.A l'occasion de cette Journée mondiale de l'environnement (5 juin), que nous célébrons en même temps que l'Année internationale de l'eau douce 2003, engageons-nous à tout faire pour soulager la détresse des citoyens qui manquent d'eau potable et d'installations sanitaires dignes de ce nom.Valérie CLAESMaison de l'Environnement Fès-Meknès

Etude
. L'iodation du sel, quel bilan?Pour parer à la déficience en iode chez le consommateur marocain, les pouvoirs publics ont décidé de supplémenter le sel en cet élément à travers le décret n° 2.95.709 du 12 décembre 1995. Ce texte impose que tous les sels conditionnés destinés à l'alimentation humaine renferment une teneur en iode de 80 mg/kg. Le dépouillement des analyses effectuées par les services de contrôle depuis la mise en oeuvre de cette mesure montre que la teneur constatée ne dépasse pas les 30 mg en moyenne. Il a été également observé des valeurs extrêmes de 5 mg et 180 mg/kg qui dénotent d'un défaut de maîtrise du dosage.L'équipement utilisé, les procédures suivies, l'absence d'autocontrôle, et le niveau de qualification des opérateurs économiques concourent à ces dosages approximatifs. Le sous-dosage pourrait être motivé par des considérations liées au coût de l'iode (300 DH le kilo), alors qu'il a été fourni au départ gratuitement. Si les sels conditionnés sont supposés iodés, ils se trouvent concurrencés par les sels en vrac non iodés abondants sur le marché à des prix abordables. Le différentiel de prix (entre 20 et 50 centimes le kilo), la présence limitée des sels conditionnés dans les zones enclavées ou éloignées ainsi qu'à une prise de conscience limitée de la population concourent à un taux de consommation faible des sels iodés.Le texte réglementaire n'autorise pas, par ailleurs, le retrait du marché des sels conditionnés avérés non conformes, leur persistance sur le marché réduit l'efficacité du programme. Ce constat appelle à une révision de tout le système. Le cadre réglementaire, l'approche (partenariat-subvention) ainsi que les mesures d'accompagnement (assistance technique, distribution) sont des axes à mettre en cohérence dans le cadre d'une stratégie intégrée. L'objectif étant d'assurer l'offre et l'accessibilité du consommateur à des sels à teneurs fiables en iode.Les administrations concernées y travaillent. Les consommateurs souhaitent la célérité de mise en oeuvre, leurs associations et leur structure organisatrice la CAC-Maroc (Confédération des associations de consommateurs du Maroc) préparent des actions de sensibilisation dans ce sens pour lesquelles un accompagnement et un appui de la part de l'Unicef et des institutions concernées sont attendus.Abdou AMMORMaghrebio/CAC-Maroc

Lutte contre les TDCI: Nécessité d'une mobilisation sociale

Au Maroc, l'étude nationale menée par le programme national de lutte contre les troubles dus à la carence en iode (TDCI) a permis d'évaluer la prévalence moyenne du goitre chez les enfants âgés de -6 à 12 ans; elle est de 22%, avec des extrêmes allant de 0 à 77,4%. Ce taux place le Maroc dans la tranche des pays dits à gravité modérée. Si la carence est légère au niveau de certaines régions côtières, elle reste sévère dans les poches enclavées des chaînes montagneuses, dans les villages du Rif, du Moyen et Haut Atlas où l'existence de goitres très volumineux est devenue commune, voire naturelle parmi les populations.La concurrence déloyale exercée par le sel non iodé sur le marché malgré un texte imposant aux producteurs de ne commercialiser que du sel iodé constitue une entrave importante pour la stratégie d'iodation du sel entreprise par le ministère de la Santé en partenariat avec l'Unicef. Les producteurs estiment, dès lors, qu'il aurait fallu commencer par restructurer le secteur avant d'entamer la stratégie d'iodation.La réunion du Comité technique du programme national de lutte contre les TDCI, le mercredi 4 juin 2003, a souligné l'importance de la mobilisation sociale pour garantir une promotion suffisante pour la consommation du sel iodé considérée comme le moyen de lutte le plus adapté au problème des TDCI. L'Unicef a entrepris un programme de communication dont l'objectif est d'instaurer un marché durable du sel iodé au Maroc. Les termes de référence de ce programme ont été discutés et la Confédération des associations de consommateurs du Maroc (CAC-Maroc) s'est engagée à mener un large programme de sensibilisation des consommateurs sur cette question, en partenariat avec les différents acteurs concernés.Samir EL JAAFARIPrésident CAC-Maroc


Actualités/Evènements

• Le Comité national du Codex a tenu sa 9e session le mardi 10 juin 2003 au ministère de l'Agriculture (DPVCTRF). Elle été consacrée à l'examen des activités du CNC durant le premier semestre 2003, de l'état d'avancement des principaux dossiers (Norme Codex Sardine et produits de type Sardine en conserve, Norme Codex sur les huiles d'olive et de grignons d'olive, Norme sur le Thiabendazole dans les agrumes et jus d'agrumes), de la participation du CNC à la 26e session du Codex Alimentarius qui aura lieu à Rome du 30 juin au 7 juillet 2003. La Confédération des associations de consommateurs du Maroc a été représentée à cette session par son président Samir El Jaâfari.• L'association Maghrebio «Santé et Environnement« organise une formation en aromathérapie assurée par le professeur André Passebeqc selon le programme suivant: «Bases de la naturothérapie« (14 et 15 juin 2003), «Vivre en harmonie psychologique« (16 et 17 juin 2003); «Problèmes cardiaques et respiratoires« (18 et 19 juin 2003); «Inflammation et troubles catarrhaux« (20, 21 et 22 juin 2003) à Marrakech.Inscription: Tél.: 044.43.76.39; Fax: 044 44 80 12 ; e-mail: [email protected]• En commémoration de la Journée mondiale de l'environnement, l'association Atlas-Saïs a organisé les 5 , 6 et 7 juin 2003 à la Maison de l'Environnement Fès-Meknès des journées portes ouvertes. Quatre établissements scolaires de la ville de Fès ont pu participer ainsi à des ateliers pratiques sur les thèmes: «Pollution atmosphérique«, «Eau«, «Espaces verts«. Un concours de dessin, des expositions de posters sur le thème «Ecoconsommation« et des projections vidéo ont été réalisées dans un but de sensibiliser les enfants aux questions de l'environnement et de la gestion durable des ressources naturelles.

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