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Economie

Casablanca, champion national des bidonvilles

Par L'Economiste | Edition N°:1539 Le 13/06/2003 | Partager

. Au moins 30.000 ménages habitent des logements insalubres dans la métropole. Selon la Banque Mondiale, un citadin sur quatre est «bidonvillois» ou vit dans un habitat précaireSi Casablanca a été à l'origine du mot bidonville, ce n'est sans doute pas par hasard. La cartographie que L'Economiste publie en exclusivité et qui recense les implantations de ces habitations insalubres dans la métropole montre l'ampleur du développement de ces véritables « villes» dans la ville. Pas un endroit de la région n'échappe à ce phénomène de concentration d'habitats insalubres, y compris les quartiers dits résidentiels. Avec au passage son lot de problèmes de demande de services sociaux et de sécurité que cela suppose. Deux des plus importants bidonvilles sont localisés dans les communes d'Anfa et du Mâarif. Par la taille, les sites d'Aïn Sebaâ et de Sidi Moumen -devenu célèbre malgré lui depuis les attentats meurtriers du 16 mai dernier- sont de loin, les plus grands bidonvilles de Casablanca. Chacun d'eux abrite jusqu'à 7.000 ménages, selon les estimations du ministère de l'Aménagement du territoire et de l'Urbanisme réalisées il y a deux ans. La carte des bidonvilles casablancais est complétée par Hay Hassani, Lissasfa, Sidi Maârouf, Ben M'sick-Sidi Othmane, Moulay Rachid, Moulay Youssef, Mediouna, Sidi Bernoussi, Ahl Laghlam.Le phénomène des bidonvilles n'est pas l'apanage de Casablanca. Au total, il est estimé que quelque 25% de la population urbaine au Maroc vivent dans des bidonvilles ou des zones d'occupation informelles (source: Banque Mondiale). Au sens des experts de l'institution, ces dernières sont constituées d'aménagements illégaux que les résidants se sont “appropriés”, construits avec des matériaux plus solides de type maçonnerie. Dans les deux cas, les normes de service pour l'alimentation en eau, l'assainissement et l'infrastructure sociale sont nettement inférieures à la moyenne nationale, malgré de gros efforts réalisés ces dernières années à Casablanca par la Lydec. Le gouvernement Jettou a décidé de densifier le programme de l'habitat social et par ricochet, de l'absorption des bidonvilles. Le Premier ministre en a fait l'une de ses priorités avec la mise à niveau et l'emploi. Et depuis les attentats du 16 mai, tous les programmes vont connaître un coup d'accélérateur. A Rabat, les pouvoirs publics sont en train de finaliser le plan d'éradication des bidonvilles. La pression des ruraux fuyant les effets de la sécheresse en campagne a souvent été avancée par les économistes pour expliquer le statut de «champion des bidonvilles» de Casablanca. Mais cela n'explique pas tout. Cette croissance est non seulement une conséquence de la pauvreté mais également de la réponse inadéquate de l'offre sur les marchés formels des terrains et logements contraints par des réglementations rigides et coûteuses en matière d'aménagement, des systèmes inadaptés de financement des infrastructures, et l'impact de ces contraintes sur le coût des terrains et logements des systèmes formels, complètent les experts de la Banque Mondiale. Pour ces gourous, ces contraintes expliquent également l'expansion des zones de peuplement informelles en violation des normes existantes d'aménagement et utilisation des sols et considérées illégales. Il faudra enfin lever la contrainte du financement qui constitue pour beaucoup de «bidonvillois», le principal frein d'accès au logement (à la propriété).Abashi SHAMAMBA

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