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Marchés Financiers

Comment naissent les quotidiens d'économie?

Par L'Economiste | Edition N°:613 Le 11/10/1999 | Partager


· Il y a une fenêtre historique, et une seule, qu'il ne faut pas manquer
· Des constantes que l'on retrouve presque partout dans le monde
· Une bonne dose d'esprit d'entreprise


Un coup d'oeil par-dessus les frontières (et L'Economiste appartenant à un groupe international de journaux, World Media, a largement les moyens de regarder plus loin que l'horizon marocain) apprend que, dans le domaine économique, le numéro un des hebdomadaires se transforme en quotidien sous certaines conditions. Ensuite, la porte se referme pour 30 ou 40 ans, suivant les pays. Les conditions à réunir sont, principalement, deux éléments constants quel que soit le pays:
- une bourse des valeurs qui a fait sa révolution: elle produit et demande donc de l'information sur un rythme quotidien et non plus hebdomadaire;
- un programme sérieux de libéralisation et de désarmement douanier qui demande chaque jour aux opérateurs économiques d'avoir une meilleure formation-information sur leur environnement technique, commercial, humain... Ces deux événements n'arrivent pas par hasard dans un pays: ils arrivent quand ce pays acquiert un niveau de développement à la hauteur de pouvoir supporter et gagner ce nouveau challenge. La base économique, en entreprises et en hommes, s'est alors assez élargie pour être incapable de faire circuler l'information de manière traditionnelle: c'est trop cher en temps et en argent de faire des réunions avec les pouvoirs publics pour que tous les cadres puissent prendre les bonnes décisions économiques; c'est trop risqué de laisser s'installer des petites mafias d'initiés. Il faut trouver autre chose de simple, pas cher et fiable, pour faire circuler la formation-information.
Dans quelques pays, notamment en Asie, la pression des milieux d'affaires sur les gouvernements a été très forte pour améliorer la distribution de l'information. Elle a été telle que ceux-ci ont parfois dû se faire les promoteurs de publications quotidiennes spécialisées. Ces pays ont dû en passer par l'initiative publique, car la liberté politique n'était pas suffisante pour que des privés prennent le risque d'investir dans un domaine aussi sensible.
Au Maroc même, cette pression a existé dans les années 80 et début des années 90: chacun se souvient de la succession de colloques faits par les gouvernements, des banques ou des associations professionnelles, où les recommandations finales comportaient cette demande de diffusion d'informations techniques, commerciales et déjà un peu managériales. C'était le signe qu'il fallait faire exploser, d'une manière ou d'une autre, la fourniture de l'information-formation. Il y avait eu déjà la transformation de la protection douanière avec le PAS. La liberté politique, entretenue par les partis politiques et leurs quotidiens, allait en se développant. Mais il manquait encore la révolution boursière et l'installation de nouvelles moeurs financières. Elles ne sont nées qu'en 1993 et ont démontré leur viabilité à partir de 1995-96.
Inversement aux pays asiatiques, dans les pays anglo-saxons, où la liberté politique est plus développée, mais aussi dans le monde latino-américain et même dans le monde méditerranéen, c'est le tissu économique privé lui-même qui produit son instrument de circulation de l'information-formation. Il le fait toujours pour cette raison bien évidente: améliorer ses propres compétences managériales, techniques, commerciales et financières pour faire face aux exigences du marché financier et de l'ouverture des frontières.
C'est simple, clair et constant. Il suffit juste de savoir mettre les éléments stratégiques à leur bonne place et d'avoir une bonne dose d'esprit d'entreprise.

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