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Marchés Financiers

L'Economiste-quotidien a un an: Croissance plus rapide que prévu

Par L'Economiste | Edition N°:613 Le 11/10/1999 | Partager


· Il fallait avoir le coeur bien accroché pour brûler son navire!
· Une stratégie de développement conduite avec détermination sur deux années
· Deuxième rang des recettes publicitaires de la presse marocaine
· Un lectorat bousculé mais enfin satisfait et fidèle

Il fallait quand même avoir le coeur (et peut-être autre chose...) bien accroché pour programmer froidement la mise à mort d'un produit qui marchait bien pour le remplacer par un autre. L'Economiste hebdomadaire était en effet considéré comme une de ces success-stories que compte le monde de la PME marocaine. L'Economiste passant en quotidien avait reproduit Tarik Ibn Ziad brûlant les navires de son armée au pied du Rocher qui porte encore son nom. Bien lui en a pris: ses descendants ne sont-ils pas allés jusqu'à Poitiers?
Mais laissons ces digressions historiques pour revenir vers ce qu'était le plan stratégique conduit avec détermination par L'Economiste depuis deux ans et demi.

Chiffre d'affaires en forte croissance


Changer de rythme de production pour n'importe quelle entreprise présuppose un investissement. Dans le cas de L'Economiste, le présupposé était double: dans l'entreprise proprement dite et aussi dans un domaine nouveau, l'imprimerie.
En ce qui concerne L'Economiste proprement dit, le travail préparatoire a été d'un an et demi. L'investissement de transformation était de 6 millions de DH totalement autofinancés grâce aux réserves constituées par l'entreprise. L'effort le plus important a porté sur la formation qui a absorbé la moitié de l'investissement. Le reste est allé en parts quasi égales à l'équipement informatique et à la publicité. L'entreprise emploie actuellement 76 personnes, dont 32 journalistes. L'Economiste est passé d'une petite entreprise à une entreprise moyenne.
Sur les sept premiers mois de l'année 1999, période d'installation du nouveau concept sur son marché, le chiffre d'affaires s'est inscrit en très forte croissance par rapport à la même période de l'année dernière (plus 38%), pour s'établir à 21 millions de DH pour les recettes publicitaires et 25 millions de DH pour le chiffre d'affaires total (comprenant la vente des espaces publicitaires, les ventes au numéro en kiosque, les abonnements classiques et le portage).

Diffusion au-delà de 20.000/jour


En fait, malgré l'atonie du marché publicitaire de ce printemps, L'Economiste y a considérablement développé son chiffre d'affaires et avec l'avantage d'avoir la capacité de suivre la croissance qui reprendra tôt ou tard dans ce secteur. Côté ventes des journaux, enjeu d'autant plus important que L'Economiste savait grâce aux expériences déjà faites dans le monde qu'une déstabilisation devait normalement se produire pour une partie des lecteurs, la transformation est passée par les trois phases attendues: une hausse de curiosité en octobre-novembre 1998, une baisse en décembre et janvier, puis le redémarrage. La différence avec d'autres expériences est que les périodes ont été plus courtes. En fait, le Maroc se situe en matière de rapidité en deuxième position, derrière le Portugal. Puisque ce phénomène est un signe de l'état économique du pays, le Maroc, en particulier les lecteurs de L'Economiste, n'a pas du tout à rougir de leur comportement en matière d'information-formation.
Pour les sept premiers mois de l'année, la diffusion moyenne journalière a été de 18.000 exemplaires, dont 13.000 en kiosque. L'Economiste pense que la rentrée des affaires va continuer de doper la diffusion et applique depuis le mois d'août une stratégie d'accroissement des abonnements par portage. 5.000 nouveaux abonnés sont concernés actuellement par cette extension centrée sur le portage. L'objectif est d'équilibrer ce mode de distribution avec la vente en kiosque d'ici les six prochains mois.


Une stratégie industrielle


L'imprimerie est de l'industrie lourde, très capitalistique. L'investissement total se montait à 30 millions de DH, c'est-à-dire l'équivalent du chiffre d'affaires de L'Economiste à l'époque. Stratégiquement, pour limiter les risques et donc améliorer les opportunités de rentabilisation, il fallait donc que cet investissement soit séparé de L'Economiste proprement dit.
Ensuite, il fallait trouver des associations financières et techniques à l'étranger.
Eco-Print n'a pas eu à batailler trop pour imposer son projet. Elle a eu la chance d'avoir été précédée par l'investissement du Matin du Sahara, quelques années auparavant. Cet investissement avait démontré qu'il n'y avait pas de raisons génétiques pour que le Maroc continue à être exclu de la filière, alors, qu'en outre cet investissement avait été très rapidement saturé par l'accroissement de la demande. Il a fallu deux ans de travail avant qu'il ne tourne. Actuellement et comme prévu, L'Economiste représente environ 60% du chiffre d'affaires d'Eco-Print, chiffre d'affaires qui a été de 7 millions de DH pour les sept premiers mois de l'année 1999. Eco-Print emploie 32 personnes, en majorité des jeunes.

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