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Comment créer la mobilité chez les jeunes des cités

Par L'Economiste | Edition N°:1837 Le 23/08/2004 | Partager

. L'expérience des missions locales françaises pour l'emploi est applicable au Maroc à condition qu'il y ait un engagement politique de l'Etat et des collectivités locales. Driss Bziouat, directeur adjoint de la mission locale du département de Seine-St-Denis, croit que la mise en place d'un projet-pilote dans une ville marocaine peut servir d'exemple pour les autres. Il annonce, sur ce registre, un projet d'échange des “jeunes compétences” entre le Maroc et la France. . L'Economiste: Le concept de mission locale pour l'emploi est-il exportable au Maroc? - Driss Bziouat: L'idée des structures de mission locale en France, n'est pas facilement exportable. Car même à l'Hexagone, la mise en place de ces structures a nécessité un travail de longue haleine et un long mûrissement. Il faut d'abord qu'il y ait un engagement politique pour l'emploi des jeunes sans diplômes, qui implique l'Etat, les collectivités territoriales et les communes. Le privé doit aussi mettre la main à la pâte. Une expérimentation me paraît nécessaire dans une ville du Maroc pour qu'ensuite des échanges d'expériences avec la France puissent avoir lieu. Ici, les pouvoirs publics ont mis en place des agences de promotion de l'emploi pour aider les jeunes diplômés à trouver du travail. Il ne faut pas qu'ils oublient les jeunes en très grande difficulté qui cumulent des problèmes sociaux et d'insertion professionnelle. Il y a beaucoup de jeunes conseillers marocains en France qui sont aujourd'hui capables de faire profiter leur pays de leurs compétences à ce niveau. .Avez-vous déjà prévu des projets dans ce sens?- Nous avons à la mission locale un projet qui s'appelle “l'insertion d'ici et d'ailleurs”. Il s'agit de créer de la mobilité chez les jeunes pour les amener à découvrir la structure économique de leur pays d'origine. C'est un moyen efficace pour faciliter leur intégration en France et ailleurs. Nous proposons dans le cadre d'une aide financière de l'Etat français des stages professionnels à des jeunes issus de l'immigration. Au Maroc, nous voulons nouer des partenariats avec le privé. C'est une manière de dire aux jeunes Marocains issus de l'immigration que leur pays leur ouvre les portes de l'emploi. Ils auront l'occasion de découvrir le Maroc sur tous les plans. Dans le cadre aussi de la réciprocité de ce projet, nous accompagnerons des jeunes issus des centres professionnels marocains pour leur faire découvrir l'entreprise industrielle en France. .Pourtant, la valorisation des compétences en France pose toujours problème pour les nouveaux venus…- Dans leur diagnostic des besoins du jeune, les missions locales ne peuvent faire abstraction de son origine. Surtout quand il s'agit de jeunes qui ne sont pas nés en France. Si nous ne connaissons pas leurs qualifications dans leur pays d'origine, leur insertion professionnelle devient difficile. C'est aussi très intéressant pour nous de connaître le tissu économique du Maroc. Sur ce registre, nous voulons nouer des partenariats avec les associations professionnelles. Car il y a des jeunes qui veulent retourner dans leur pays pour monter des projets ou décrocher un emploi. Notre mission est d'orienter ces jeunes vers des projets bien spécifiques. Propos recueillis par Mostafa BENTAK

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