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Jeux forains, une industrie émerge

Par L'Economiste | Edition N°:1837 Le 23/08/2004 | Partager

. Quatre entreprises ont installé plus de 30 manèges à Aïn Diab.Des initiatives à encourager.200 ouvriers y travaillent et une centaine de commerces gravitent autour DES manèges à chevaux, petites montagnes russes, trampolines, voitures tamponneuses… Un parc de jeux forains géant s'est installé à la plage de Aïn Diab (Casablanca) depuis la mi-juillet. Le site, qui abrite alentour aussi snacks et cafés avec animations musicales, ne désemplit plus depuis la mi-juillet. Ce n'est pas le grand luxe des aires d'attractions organisées et très bien aménagées, mais cela suffit à faire le bonheur des estivants. Casablancais et touristes profitent ainsi de ballades nocturnes dans une bonne ambiance. Ceux-là mêmes reprochent en effet souvent à la métropole le manque d'espaces d'attractions et d'animations, notamment durant la période estivale. Des familles se disent satisfaites du niveau des prestations et de l'organisation du site, quoiqu'il y ait certaines «gargotes» ou des cafés de fortune le long de cette côte qui noircissent le décor. Les enfants, qui se moquent de l'aménagement moyen des aires de jeux, trouvent le site «magique». Mais derrière l'aspect festif de ces «forains de plages», il y a toute une industrie qui nécessite de gros investissements, une logistique et une organisation lourdes.Les manèges et autres jeux forains sont installés sur une superficie de 16.000 m2 que se partagent quatre PME. Pour Mustapha Souaïdi, gérant de la plus grande société qui a élu domicile à la plage de Aïn Diab, «Soukaïna», «le coût des installations tourne autour de 10 millions de DH. Ces manèges (d'occasion) sont achetés en Espagne, en Italie et au Portugal». Le propriétaire de la société, Taher-Eddine Boujnane, insiste, lui, sur l'impact économique de ces installations. «Le site emploie plus de 70 ouvriers pour la supervision des jeux, la maintenance et la sécurité; des assurances ont été souscrites pour les risques divers qui peuvent se présenter». Le coût de la location du terrain, son aménagement, le montage et l'installation des manèges s'élève pour l'entreprise à plus de 400.000 DH. Chaque employé est payé entre 100 à 150 DH par jour. Le terrain est loué à la commune d'Anfa pour 60 DH/m2. La société a installé 11 manèges très modernes sur près de 4.000 m2. D'ailleurs, c'est le site le plus fréquenté par les visiteurs. Des rondes de sécurité sont organisées conjointement avec la police, et une équipe pour fournir les premiers soins nécessaires est prévue en cas d'accident. Les charges quotidiennes de la société Soukaïna sont estimées, selon le gérant du site, en moyenne à environ 20.000 DH. Pour le business, Souaïdi souligne que son site est globalement beaucoup moins fréquenté que l'an dernier, du fait de la concurrence plus importante cette année. Le même constat est fait par le gérant du site mitoyen, Hanoun, une société qui a installé près de 5 manèges sur une superficie de 4.000 m2. Son propriétaire, Saïd Hanoun, dit avoir opéré un investissement d'environ 400.000 DH pour installer son aire de jeux. Il emploie une cinquantaine d'ouvriers, dont la moitié sont des permanents qui l'accompagnent à travers tout le pays. Le coût d'exploitation journalier pour cette entreprise tourne autour de 10.000 DH. Hanoun assure qu'il serait difficile cette année, du fait de la concurrence à laquelle se livrent les quatre entreprises, notamment sur les prix, de récupérer l'investissement initial au bout des deux mois qu'il est autorisé à exercer. Pourtant, une évaluation (non scientifique) faite au bout d'une heure passée au jeu des voitures tamponneuses laisse apparaître une recette d'environ 600 DH/h. Le ticket d'accès à la majorité des jeux est fixé de 5 à 10 DH. «Une partie à la trampoline coûte en fait 20 DH les 6 minutes, c'est le plus rentable de tous les jeux dont nous disposons», souligne un gérant.«En outre, les charges sont très élevées, notamment la consommation d'électricité, la masse salariale et les frais d'entretien et de maintenance», note Rachid Belhouh, le gérant du site des jeux portant son nom. Ce dernier regrette que l'Etat ne s'implique pas dans l'organisation de ces sites d'animations en offrant des aides aux entreprises qui souhaitent s'y installer pendant la période estivale. Ce soutien, comme la gratuité du terrain et le coût de son aménagement, pourrait aider en fait ces faiseurs de joie et de bonheur à mieux s'organiser.Bouchaïb EL YAFI

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