×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Affaires

Comment BAM anticipe l’inflation

Par L'Economiste | Edition N°:2893 Le 31/10/2008 | Partager

. Le processus décortiqué par un expertLA récente décision de Bank Al-Maghrib (BAM) de hausser le taux directeur n’a pas fini de susciter les interrogations, en particulier dans un contexte dominé par une crise dont on ne voit pas la fin. C’est dans ce cadre qu’une conférence a été organisée mercredi au siège de BMCE Capital. Celle-ci a été animée par Mounir Razki, directeur en charge de la direction des opérations monétaires et des changes à BAM. Le thème de la conférence s’articulait notamment autour de la mise en œuvre et conduite de la politique monétaire. Au-delà d’une présentation pédagogique comprenant le cadre opérationnel des interventions de BAM. La conférence a eu également le mérite de mettre en lumière le processus décisionnel de politique monétaire, «dont l’objectif principal reste la garantie de la stabilité des prix», souligne Razki. Pour ce faire, BAM dispose d’un ensemble de moyens pour anticiper les risques inflationnistes, en interaction avec le Conseil monétaire et financier de l’institution. En effet, au-delà de l’analyse monétaire, il importe d’intégrer un ensemble de variables d’offre et de demande, qui peuvent influer sur l’évolution de l’inflation. Celle-ci résultant avant tout d’un excès de la demande sur l’offre, BAM se doit d’analyser les composantes de la demande, à savoir la consommation, l’investissement et la demande étrangère nette. La Banque centrale garde également un œil sur l’évolution des facteurs d’offre, en mettant en exergue les tensions sur les capacités de production, ainsi que celles liées au marché du travail. Etant donné que la hausse de la demande est conditionnée par les variables monétaires et financières conditionnant également la demande, BAM analyse ces dernières, vu leur influence sur les décisions des ménages et des entreprises en matière de dépense et de placement à court et moyen terme. Ces données concernent les taux d’intérêt, l’évolution de la masse monétaire, de ses contreparties et de ses composantes, celles relatives aux placements alternatifs à la monnaie, ainsi que celles concernant les prix des actifs financiers et immobiliers. Sur le plan externe, le niveau des prix est également tributaire des prix à l’importation. D’où l’importance pour BAM de prendre en considération l’évolution de l’inflation dans le monde, des prix internationaux des matières premières, notamment le prix du pétrole, ainsi que les prix à l’importation des différentes catégories de biens.Pour la prise de décision finale, plusieurs modèles alternatifs sont mis en place. «Cela nous permet de faire plusieurs simulations sur l’évolution de l’inflation, et de retenir un scénario central. C’est ce qu’on appelle la balance des risques chez nous», souligne Mounir Razki. La banque centrale peut ainsi procéder à une analyse de l’évolution des prix ainsi que des principales composantes de l’Indice du coût de la vie. Partant, elle établit des prévisions consensuelles d’inflation à taux fixe, basées sur les résultats issus des différents modèles économétriques prévisionnels développés au sein de la banque.A. B.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc