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    Climat: Compromis difficile pour les 27

    Par L'Economiste | Edition N°:3167 Le 10/12/2009 | Partager

    . Certains rechignent à mettre la main au portefeuille. D’autres, réticents à l’idée de réduire de 30% les émissions de CO2LES dirigeants européens vont tenter de s’entendre aujourd’hui et demain vendredi sur une aide immédiate de deux milliards d’euros par an dès 2010 aux pays pauvres. Mais beaucoup rechignent à mettre la main au portefeuille.Les européens devront aussi, lors de leur sommet à Bruxelles, surmonter leurs divergences sur un autre thème clé : l’Europe doit-elle reprendre un rôle de pointe dans les discussions internationales en revoyant dès à présent son objectif de réduction d’émissions de gaz à effet de serre de 20% à 30% d’ici 2020 ?L’UE joue sa crédibilité sur la question de l’aide financière aux pays pauvres, pour les aider à faire face aux conséquences du réchauffement. Or l’exercice s’annonce difficile, dans un contexte de crise économique et de budgets serrés. «Il s’agit d’argent immédiat, pris sur les budgets nationaux», souligne une source européenne, raison pour laquelle les contributions se feront sur une base volontaire. La France, l’Allemagne, l’Italie et la Pologne avaient fait capoter des discussions sur ce point fin octobre. Ils s’opposent à tout engagement chiffré sur l’aide européenne avant de connaître les intentions des autres pays développés. «Personne ne veut payer pour Copenhague», avait lancé le ministre polonais chargé des Affaires européennes Mikolaj Dowgielewicz.Les faits lui ont donné raison. La conférence de l’ONU s’est ouverte lundi dernier sans argent sur la table. Les engagements pris par les pays développés pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre sont jugés décevants par la Commission européenne. Les dirigeants européens vont tenter de relancer la dynamique avec une promesse d’aide immédiate aux pays pauvres pour la période 2010-2012. Les besoins mondiaux sont estimés entre 5 et 7 milliards d’euros par an. «La présidence suédoise de l’UE veut un chiffre précis, et il serait de l’ordre de 2 milliards d’euros par an» pour la part revenant aux Européens, a indiqué une source européenne.Mais à ce jour, seuls les Britanniques ont avancé un montant : 800 millions de livres (884 millions d’euros) répartis sur trois ans. «La France sera généreuse», assure-t-on à Paris, sans toutefois lâcher de chiffre. Même réticences en Allemagne et en Italie.En outre, la Pologne et d’autres pays s’opposent au Royaume-Uni, ainsi qu’au Parlement européen, partisans de porter sans attendre l’objectif de réduction des émissions de l’UE à 30% par rapport à 1990 en 2020, contre 20% décidé en 2008.Pour limiter le réchauffement climatique à 2 °C, les pays développés doivent réduire en 2020 leurs émissions de gaz à effet de serre de 25 à 40% par rapport aux niveaux de 1990. Pour le moment, le total des offres des pays développés est à 13,3% avec l’engagement américain. Au mieux, elles arriveraient à 17,8%, à condition que l’UE porte son effort de réduction à 30%.Synthèse L’Economiste

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