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International

Obama à Oslo pour un Nobel controversé

Par L'Economiste | Edition N°:3167 Le 10/12/2009 | Partager

. Les Américains estiment que leur président ne mérite pas le prix. Le jury contraint de justifier son choixA la veille de la remise du prix Nobel de la paix à Barack Obama, la consécration du président américain est restée loin de faire l’unanimité, surtout après sa décision d’intensifier l’effort de guerre en Afghanistan. Le comité Nobel norvégien avait stupéfait la planète, et le lauréat lui-même, le 9 octobre, en attribuant la prestigieuse récompense à Obama. Et ce, après 9 mois seulement de son élection président des USA alors que son pays est toujours empêtré dans deux conflits en Irak et en Afghanistan. Deux mois plus tard, nombreux sont ceux qui estiment que le choix du comité Nobel, cinq personnalités désignées par le Parlement norvégien, était prématuré, voire injustifié. Un sondage publié mardi dernier aux Etats-Unis révèle que deux Américains sur trois estiment que leur président ne mérite pas le Nobel de la paix.En Norvège, l’homme le plus puissant de la planète se verra décerner aujourd’hui la médaille et le diplôme Nobel assortis d’un chèque de 10 millions de couronnes (près d’un million d’euros), le sentiment est aussi très partagé.Selon un sondage paru hier dans la presse, seuls 35,9% des Norvégiens (alors qu’ils étaient 42,7% il y a deux mois) jugent aujourd’hui que Barack Obama mérite le prix, contre 33,5% qui pensent le contraire. Ce recul dans l’opinion publique norvégienne n’est pas étranger à l’annonce, le 1er décembre, d’Obama d’envoyer 30.000 soldats supplémentaires en Afghanistan pour porter les effectifs américains à 100.000 hommes, le triple par rapport au début de son mandat. Un timing surprenant qui a obligé le comité Nobel à de nouveau justifier son choix. «La plupart des présidents américains doivent composer avec des conflits, voire des guerres», a déclaré l’influent secrétaire du comité, Geir Lundestad, cette semaine. «Mais ce qu’Obama a essayé de faire, c’est de s’engager sur une nouvelle voie en matière de politique étrangère, en mettant l’accent sur la coopération internationale, sur l’ONU, le dialogue, la négociation, la lutte contre le changement climatique et le désarmement et c’est cela qui est au cœur» du choix du jury, a-t-il ajouté.Obama, qui ne désavoue pas le titre de «président de guerre», selon la Maison Blanche, tentera de justifier sa décision dans son discours de remerciement aujourd’hui à l’Hôtel de ville d’Oslo. Il évoquera «évidemment la coïncidence entre la remise du prix Nobel de la paix et la décision d’envoyer des renforts en Afghanistan», a déclaré son porte-parole, Robert Gibbs.Rejoignant des noms tels que Nelson Mandela, Mère Teresa ou encore Aung San Suu Kyi dans la galerie des prix Nobel, Obama devrait toutefois échapper aux questions potentiellement gênantes des journalistes. Presque toutes les rencontres habituelles avec la presse ont été retirées de son programme officiel.B. A. I.

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