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    Economie

    CIMR: la retraite complémentaire en Janvier

    Par L'Economiste | Edition N°:45 Le 17/09/1992 | Partager

    Deux nouvelles formules accompagnent les réformes entreprises à la CIMR, la retraite complémentaire et la retraite à 55 ans sans anticipation ou sans abattement. Elles sont proposées à tous les adhérents mais conservent un aspect facultatif. L'élargissement du régime de la retraite à 55 ans sans abattement, qui était déjà appliqué à certains secteurs, est déjà effectif La retraite complémentaire sera en place en Janvier 1993.

    La CIMR va développer deux nouveaux produits, la retraite complémentaire et la retraite à 55 ans sans abattement. Ils découlent des mesures sociales proposées par le Conseil d'Administration et approuvées par l'Assemblée Générale du 1er Juin. Pour les responsables de la Caisse, "la CIMR est à l'écoute de ses partenaires. Dès lors, son rôle est de détecter et de formaliser les besoins de ses adhérents". C'est dans cette dynamique que ces nouveaux produits ont vu le jour.

    La retraite complémentaire constitue la véritable innovation. Le régime de retraite à 55 ans sans anticipation existait déjà pour certains secteurs, en particulier dans les mines et chez le personnel navigant de la RAM. Il permet aux salariés de ces secteurs de bénéficier de la pleine retraite avant l'âge de 60 ans. Le système est maintenant étendu à d'autres métiers qui le souhaiteraient.

    Adhésion facultative

    A l'instar du régime normal, retraite complémentaire et retraite à 55 ans sans anticipation sont facultatives.

    Le régime complémentaire est cumulatif au régime normal. Peuvent en bénéficier, les salariés dont les employeurs, adhérents à la CIMR, cotisent à un niveau maximum de contribution, soit 6% pour chacune des parts patronales et salariales. De fait, pour les entreprises qui sont en dessous de ce taux, l'adhésion à ce régime suppose le relèvement de la cotisation totale à 12%, soit 6% de part et d'autre.

    Les salaires soumis à contribution ne peuvent dépasser, en régime normal, un plafond de 500.000 Dirhams par an. Des dispositions ont été prises pour affiner le système:

    - le plafond est relevé à 750.000 Dirhams, soit 50% de plus, pour ceux qui optent pour la retraite complémentaire;

    - le taux de contribution complémentaire est de 1%, 1,5% ou 2% pour chacune des parts salariales et patronales;

    - ce taux de contribution complémentaire est augmenté de 6%, pour chacune des deux parts. sur la tranche du salaire se situant entre 500.000 Dirhams et 750.000 Dirhams.

    Selon des études effectuées, la retraite complémentaire se traduit par une amélioration de la pension de base de 16,6%, 25% ou 33,33%, respectivement pour les contributions de 1%, 1,5% ou 2%.

    Les cotisations des salariés sont gérées par un organisme autorisé à cet effet sur la base d'un contrat s'assimilant au Régime Commun de Retraite par Capitalisation. L'adhésion au Régime est conditionnée par l'accord de l'employeur d'abord et du salarié affilié ensuite.

    La cible n'est pas déterminée à l'avance, annoncent les responsables de la CIMR. Cependant, le besoin est plus pressant pour les salaires élevés d'autant plus que les avantages en nature ne sont pas comptabilisés. Par ailleurs, les entreprises affiliées ont la possibilité de déduire leur contribution de la base imposable.

    Les futurs adhérents peuvent valider les services antérieurs à la date d'intervention de ce régime. Le régime étant basé sur la notion de points . Il s'agira d'en acquérir le nombre nécessaire couvrant les années antérieures. "Le point à un coût", explique M. Amine Arafati, Directeur des Etudes, du Contrôle et du Développement Informatique. Et de poursuivre "nous cherchons une méthode équitable vis-à-vis des générations de cotisants tout en faisant en sorte que le régime soit équilibré".

    Des objectifs différents

    A l'exemple de la retraite complémentaire, l'option pour la retraite à 55 ans sans anticipation (sans abattement) est ouverte à tous les adhérents. Cependant, les deux régimes ne répondent pas aux mêmes objectifs. La retraite à 55 ans sans anticipation s'adresse surtout aux secteurs où les travaux sont jugés pénibles.

    En outre, elle est considérée comme un facteur de promotion de l'emploi des jeunes, notamment par la libération de certains postes avant la limite de 60 ans. S'y ajoute, qu'à la différence du régime complémentaire, l'effort de contribution est totalement patronal.

    Le taux de majoration destiné à couvrir la retraite à l'âge de 55 ans sans anticipation est de 77,78% appliqué au taux de la contribution patronale. Pour le taux plafond de 6%, la majoration est de 4,67%. L'employeur devra alors s'acquitter d'une contribution globale de 10,67%. Le même principe est appliqué aux autres taux de la cotisation patronale.

    Les éléments juridiques et réglementaires relatifs aux deux produits ont été mis en place depuis l'approbation des propositions par l'Assemblée Générale. Du point de vue de la gestion et de l'informatique, les dispositions nécessaires ont été prises. L'option pour la retraite à 55 ans sans anticipation est déjà ouverte aux adhérents. Le démarrage du régime complémentaire sera effectif en Janvier 1993.

    Alié Dior NDOUR

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