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Affaires

CIMR: La réforme Jouahri adoptée

Par L'Economiste | Edition N°:1475 Le 13/03/2003 | Partager

. L'AGE a donné son feu vertLa CIMR aura sa réforme. L'assemblée générale extraordinaire tenue hier 12 mars à Casablanca a donné son feu vert pour la mise en place du plan de Abdellatif Jouahri. Mais la partie n'a pas été facile pour autant. Le président-directeur général de la Caisse a dû défendre bec et ongles les différentes mesures contenues dans cette réforme. Surtout face aux critiques qu'elle a soulevées par les affiliés venus nombreux (le quorum a été dépassé à la réunion). Il faut dire aussi que la tension était perceptible et manifeste. Parmi les mesures qui ont suscité les critiques figure la participation supplémentaire de 20% de la contribution patronale, qui sera étalée sur cinq ans. Pour certains affiliés, cette contribution est jugée pénalisante pour les entreprises. Surtout avec la généralisation de l'assurance contre les accidents du travail et l'augmentation de la cotisation CNSS. Pour d'autres, “les véritables maux de la CIMR se trouvent ailleurs. Elle doit chercher de nouvelles adhésions pour améliorer le rapport actifs sur retraités, et pour cela elle doit faire des efforts”. Mais le point qui a été le plus au centre des débats est l'accord préalable des salariés concernant cette réforme. Surtout qu'elle introduit des changements de fond: la part salariale sera gérée par la Caisse et non par les compagnies d'assurance. Ce qui suppose aussi, selon une affiliée qui opère dans le secteur des assurances, que dorénavant, cette part ne sera plus garantie par l'Etat. D'autant plus que la Caisse dispose d'une période de 5 ans au cours de laquelle elle ne sera pas soumise au code des assurances. Pour le PDG de la Caisse, “il s'agit d'une phase transitoire durant laquelle l'assemblée devient garante de cette part salariale. Ce qui suppose aussi qu'il faut passer rapidement à un régime ou adopter un nouveau statut juridique”. Faisant référence aux différentes interventions de l'Etat auprès des entreprises privées qui ont eu des difficultés, Jouahri a laissé entendre que l'Etat ne laissera pas tomber la Caisse. Les promoteurs d'un accord préalable des salariés ont mis également en avant le fait que cette réforme touche aussi à leurs acquis puisque les majorations familiales accordées pour les enfants à charge ne seront plus accordées. “Nous ne pouvons pas parler des salariés alors qu'ils ne sont pas représentés”, affirme un affilié. Un autre a également reproché à la Caisse “son manque de communication”. Face à ces remarques, Jouahri a tenu à préciser que “c'est au souscripteur de choisir. De plus, même les pouvoirs publics auxquels ce plan a été soumis n'ont pas soulevé ce point”. Et d'ajouter que “la Caisse est prête à fournir toutes les explications nécessaires”. En réalité, le discours tenu par Jouahri était assez clair. Le retard dans la mise en place d'une réforme pouvait coûter cher à la Caisse: “Les études actuarielles ont montré la dégradation irréversible de l'équilibre technique de la Caisse en l'absence de toute mesure corrective. L'évolution théorique sur 60 ans du fonds de la Caisse fait ressortir une situation négative dès 2012. Ce qui veut dire qu'à partir de cette date, la CIMR ne sera pas en mesure d'honorer ses engagements”, a déclaré Jouahri. Il faut donc privilégier la pérennité de la CIMR. Ses arguments semblent avoir également convaincu l'Association des affiliés à la retraite CIMR.


Des chiffres

L'assemblée générale ordinaire de la CIMR, qui s'est également tenue hier, a adopté le rapport moral, financier et celui de l'audit externe relatif à l'exercice 2001. Lors de cet exercice, 227 nouvelles adhésions ont été enregistrées contre 229 en 2000. Elles ont donné lieu à 3.841 nouveaux actifs cotisants contre 4.442 en 2000, soit une régression de 13,53%. Les radiations ont concerné 162 entreprises contre 250 en 2000. Khadija MASMOUDI

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