×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Affaires

Compartiment obligataire: Les pistes de relance à exploiter

Par L'Economiste | Edition N°:1475 Le 13/03/2003 | Partager

. Le recours à ce compartiment est contraignant et le coût des transactions dissuasif. Les émissions obligataires représentent une alternative au financement bancaireEn 2002, sur 27 entreprises ayant recours au marché de la dette privée, seulement 8 ont émis des obligations privées. Ainsi, en dépit des nombreux avantages qu'offre le marché, et l'engouement des épargnants, les émetteurs demeurent encore frileux. Selon Adil Bouifrouri, directeur associé de Financia, une banque d'affaires de la place, les émissions obligataires ne représentent plus, pour les entreprises, une opportunité mais une nécessité.Intervenant au cours d'un séminaire organisé par la Bourse de Casablanca hier 12 mars, ce dernier a expliqué que le recours au marché obligataire peut-être une alternative au financement bancaire. “La persistance d'un environnement macroéconomique favorable à des taux bas, une situation encore confortable du Trésor et une volonté politique de maintenir les taux à ce niveau sont autant d'ingrédients pour rendre le marché obligataire”, souligne Bouifrouri. «D'abord, il est moins coûteux et les entreprises ne sont pas tenues de présenter des garanties”, ajoute-t-il. Le gain est aussi appréciable au niveau des taux. Rappelons qu'en dépit de plusieurs baisses initiées par la Banque centrale, elles se sont faiblement répercutées sur les taux de bases bancaires. “Les instituts de financement font de la résistance pour ne pas rogner sur leurs marges”, est-il indiqué. Le manque d'engouement est plus visible au niveau du compartiment obligataire à la Bourse qui tarde à décoller. Le recours à ce compartiment est contraignant et le coût des transactions est dissuasif, expliquent les analystes. Ainsi depuis 1998, les émissions sur le marché primaire ne cessent de baisser et aucune émission n'a été enregistrée en 2002. La baisse a aussi concerné le volume de transaction sur le marché primaire. «Alors que les émissions sur le marché des Bons du Trésor ainsi que celles des dettes privées connaissent une dynamique et un essor sans précédent«, souligne, Anas Oucharif, membre du directoire de Wafa Bourse. Et les raisons à ce manque de dynamisme sont connues. D'abord, le retrait de l'Etat. Après une émission de 4 milliards de DH en 1998 et 1999, le Trésor n'émet plus d'emprunts nationaux. Ensuite, le manque latent de papiers privés induits par la cherté de la transaction. Le relèvement de l'impôt de bourse touchant les transactions obligataires à la hausse depuis le second trimestre 2002 représente aussi un facteur de dissuasion. Selon Oucharif, l'exonération de l'impôt concernant les opérations purement obligataires, à l'instar du code général des impôts français, représente la première piste de relance de ce compartiment. «En outre, la BVC doit s'engager à ne pas rehausser cet impôt «, ajoute-t-il. Orienter la collecte de l'épargne vers le Trésor via le compartiment obligataire de la BVC serait aussi une mesure de relance de ce marché.Fédoua TOUNASSI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc