×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Changes: Les cadeaux du nouvel An

Par L'Economiste | Edition N°:3432 Le 27/12/2010 | Partager

. 40.000 DH/an/personne pour le tourisme. 200.000 DH pour les voyages de travail. 60.000 DH pour les professions libérales Comme nous l’avons annoncé en avant-première dans notre édition du 24 décembre (www.leconomiste.com), le gouvernement donne du sens politique aux changes. Il a pris conscience de l’impact positif que peut avoir la réglementation sur l’économie: l’on ne peut pas vouloir avancer en ayant encore les pieds sur le frein. Les changes peuvent devenir une stratégie offensive…Les nouvelles mesures annoncées le 24 décembre en conférence publique avec l’état-major du ministère enclenchent cette dynamique politique. D’autres mesures seraient aussi dans le pipe. Mais l’on retient déjà le clin d’œil vers les opérateurs économiques, notamment le relèvement du ticket d’investissement de 30 à 100 millions de DH en Afrique et à 50 millions de DH dans le reste du monde. Cela devrait donner plus de marge de manœuvre aux investisseurs marocains sur le continent. Surtout quand on connaît l’intérêt croissant des investisseurs étrangers envers cette partie du globe. C’est dire que les opportunités y sont importantes. Les entreprises marocaines qui sont déjà fortement implantées en Afrique de l’Ouest notamment auront plus de liberté pour y investir sans attendre au préalable l’autorisation de l’Office des changes. A fin 2009, les investissements des Marocains à l’étranger se chiffraient à 35 milliards de DH. Le secteur bancaire enregistre un encours de 10,5 milliards de DH. Il est de 20 milliards de DH pour les autres domaines d’activités. L’Afrique est sans doute la première destination de ces investissements avec un encours de plus de 12 milliards de DH dont 3,6 milliards pour le secteur bancaire. Le Mali en accueille le plus gros avec 3,7 milliards de DH, suivi du Burkina Faso avec 2,4 milliards de DH. Le Gabon, L’Egypte ou encore le Sénégal attirent chacun entre 1 et 1,5 milliard des IDE marocains.Les interventions des entreprises marocaines marquent cependant un recul entre 2008 et 2009, passant de 6,4 à 4,9 milliards de DH. La nouvelle mesure est supposée dynamiser les IDE marocains sur le continent (les détails techniques et les procédures sont expliqués dans notre édition du vendredi 24 décembre 2010). Les mesures concernant les entreprises s’élargissent aux exportateurs avec l’autorisation d’accorder des réductions de 5% du montant facturé. Jusque-là, cette facilité était accordée exclusivement aux sociétés exportatrices de textile et d’habillement dans la limite de 3% du montant facturé. Elle permettra aux entreprises exportatrices de faire face à des dépenses urgentes notamment les pénalités pour retard de livraison ou des frais de valorisation d’emballages. L’autre avantage accordé aux exportateurs est la possibilité de créditer les comptes en devises et en dirhams convertibles jusqu’à 70% des recettes d’exportation contre 50% auparavant. De plus, les disponibilités logées dans ces comptes seront désormais rémunérées. Les comptes en devises des MRE auront également les mêmes avantages. Ils ont désormais la possibilité de racheter et réexporter jusqu’à 50% des devises rapatriées sur le marché des changes au cours des 12 derniers mois dans la limite de 100.000 DH. Les MRE sont un maillon essentiel de l’économie nationale. En dépit de la conjoncture, leurs transferts de fonds vers le Maroc se sont maintenus. Cette mesure est censée encourager le rapatriement de fonds vers le Maroc et permettre d’un autre côté d’y recourir en cas de difficulté financière dans les pays d’accueil. Elle devrait également permettre d’améliorer le niveau des réserves de changes qui ont été pas mal chahutées cette année avant de se maintenir à des niveaux acceptables. Les nouvelles mesures donnent une marge de manœuvre supplémentaire aux investisseurs ainsi qu’aux exportateurs. La dotation d’affaires a d’ailleurs été portée à 60.000 DH par an pour les professions libérales. Pour les sociétés non détentrices de comptes en devises ou en dirhams convertibles, elles peuvent mobiliser un maximum de 200.000 DH par an au titre des voyages.En ce qui concerne la dotation touristique, elle passe de 20.000 à 40.000 DH par an. Ce premier relèvement était attendu depuis longtemps. En tout cas, le but recherché est d’intégrer dans le circuit légal une bonne partie du flux qui passe sur le marché parallèle.


Bientôt un fonds souverain

L’intérêt pour l’Afrique ne fait plus de doute. Il s’agit aujourd’hui de trouver les bons mécanismes pour attirer les capitaux, le Maroc y compris. Il est certain que 2010 n’a pas été une année de référence pour les IDE vers le Royaume, même si la tendance mondiale est à la baisse.Il reste que des pays émergents, notamment les asiatiques, réfléchissent actuellement à la mise en place de barrières à l’afflux de capitaux sur leur marché. «Nous sommes en train de mettre en place de nouveaux mécanismes pour aller plus vite et ne pas attendre le retour à la normale des IDE», relève Salaheddine Mezouar, ministre des Finances. Il y a déjà le projet Casablanca Finance City pour attirer les capitaux étrangers. L’autre idée est la création d’un fonds d’investissement pour attirer les «vrais fonds d’investissement», avance Mezouar. Franck Fagnon

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc