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Economie

Souss-Massa-Draâ: Le Conseil régional dévoile sa feuille de route

Par L'Economiste | Edition N°:3432 Le 27/12/2010 | Partager

. 140 chantiers dont 50 prioritaires à entreprendre. Un investissement public estimé à près de 35 milliards de DH Ambitieuse. C’est le moins que l’on puisse dire de la nouvelle stratégie de développement économique et social du Conseil régional du Souss-Massa-Draâ. La feuille de route a été dévoilée jeudi dernier et adoptée lors d’une session extraordinaire. Elaboré par le cabinet international MacKinsey pour le compte de la région, ce programme d’envergure est plus qu’une suite de celui qui avait été mis en œuvre déjà en 2004 et qui a initié de nombreux chantiers, pour beaucoup aujourd’hui bouclés. Mais il était devenu nécessaire de revisiter cette première stratégie afin d’être en phase avec les plans sectoriels nationaux au niveau des secteurs productifs mais aussi intégrer le volet social dans cette démarche développement. «Il s’agit de réimpulser le développement de la région autour d’un programme intégré économique et social», explique Brahim Hafidi, président du Conseil régional du Souss-Massa-Draâ. La prise en charge de la question sociale s’avère de fait incontournable. La région en raison de son étendue, sa diversité et son enclavement par endroit est très disparate sur ce plan et est marquée par un indice de développement humain faible. Pour endiguer ce phénomène et aller de l’avant tant au niveau social que sur le plan économique, ce ne sont pas moins de 140 dossiers d’actions concrètes autour de quatre volets principaux qui seront mis en œuvre d’ici à 2015. Sur le plan économique, il est question tout d’abord de consolider les trois moteurs de croissance de la région qui sont l’agriculture, le tourisme et la pêche. Concernant le volet agricole, ce qui est retenu, c’est de développer l’agriculture à haute valeur ajoutée mais aussi soutenir les acteurs les plus fragiles de la filière tout en misant sur l’agriculture de montagne et les produits du terroir. De manière à assurer un développement durable pour les zones rurales et leurs populations.Il est question de même, au niveau du secteur agricole, d’accélérer la mise en œuvre des projets structurants tels que le marché de gros et la filière logistique. Pour ce qui est des produits de la mer, les concepteurs de la stratégie préconisent la sécurisation de l’approvisionnement à travers notamment la facilitation de l’accès au sourcing international et la mise à niveau des infrastructures portuaires sans oublier l’approfondissement des grands chantiers transversaux tels que le concept d’Haliopolis et la formation professionnelle. Sur la question économique du développement du tourisme, il est recommandé d’accélérer l’investissement afin d’offrir de nouvelles capacités litières à la destination mais aussi diversifier le produit à travers notamment l’exploration de nouvelles niches tel le tourisme de santé. Ces démarches devraient être accompagnées par des actions de promotion ciblées et le développement d’une marque propre à la destination. Côté social, ce qui est visé c’est un développement humanitaire équilibré sur l’ensemble du territoire. Dans ce contexte, il faut souligner que la région abrite 46 communes précaires qui nécessitent une intervention prioritaire. Les axes d’intervention retenus sont le renforcement de l’éducation de base et de la couverture médicale de soins de base des zones isolées, ainsi que l’optimisation et le renforcement des hôpitaux locaux et provinciaux sans oublier le développement des capacités de soins tertiaires. Il faut également souligner que sur le plan social, une attention particulière est donnée à l’amélioration des ouvriers agricoles. Outre le volet social, fait nouveau aussi dans la stratégie de développement de la région Souss-Massa-Draâ, c’est le souci de soutenir les activités sportives dans la zone. Pour réaliser ce programme d’envergure multisectoriel, la contribution financière de l’Etat et des collectivités locales sur les 10 prochaines années est estimée entre 30 à 35 milliards de DH. Il est question de miser aussi sur d’autres sources de financement à la fois privée et semi-privée ainsi qu’internationales. En attendant, les défis à relever sont grands mais pas insurmontables puisque le Conseil a déjà mené à bien sa stratégie 2004/2009. Il ne reste plus qu’à joindre maintenant la parole à l’action.


Objectifs

Maintenir la région au rang de deuxième pôle économique du Royaume et en faire une vitrine pour la préservation du patrimoine culturel et national sont quelques uns des objectifs de la nouvelle stratégie du Souss-Massa-Draâ. Pour ce faire il est aussi question de renforcer l’attractivité des villes et d’accélérer le désenclavement des zones reculées.De notre correspondante, Malika ALAMI

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