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Economie

CGEM: La tournée des candidats

Par L'Economiste | Edition N°:2303 Le 22/06/2006 | Partager

. Elalamy pour la présidence et Chaïbi pour la vice-présidence générale font ensemble le tour du Maroc. Sujet central: Etendre les compétences de la CGEM dans les régions et impliquer les entrepreneurs locaux. «Impressionnante maturité des patrons»MOULAY Hafid Elalamy et son colistier Mohamed Chraïbi termineront leur tournée électorale la semaine prochaine par la rencontre de Laâyoune. Certes, cette tournée du Maroc n’est pas une vraie campagne électorale car ils n’ont pas de challengers pour les fauteuils de président et de vice-président général (pour le distinguer des autres vices-présidents) de la Confédération générale des entreprises du Maroc. Il n’empêche que cette prise de contact est importante: «essentielle», dit Chaïbi; «irremplaçable», «primordiale», renchérit Elalamy qui affirme avoir découvert «le vrai patronat de terrain, celui qui n’a pas peur d’investir et de travailler». Il veut oublier les quelques coups bas de cette drôle de campagne, notamment quand on lui fait dire ce qu’il n’a pas dit. Des critiques et coups bas ordinaires, finalement? Peut-être pas tout à fait: sans compétiteur, on jugera peut-être un jour la légitimité de Elalamy-Chaïbi au nombre de patrons qui se seront déplacés pour voter, le 30 juin prochain. Qui sait quels avatars un mandat peut réserver?Ils sont allés à Tanger, Agadir, Marrakech, Rabat, Meknès et Fès et ils seront donc à Laâyoune la semaine prochaine.Le sujet central des entretiens porte sur la CGEM, son rôle ou plus exactement son absence de rôle dans certaines régions. Les deux candidats se disent convaincus qu’il faudra changer de style, de méthode et aussi de moyens pour aller au-devant des régions et du «vrai tissus entrepreneurial qu’elles contiennent». «Nous avons trouvé une motivation incroyable pour le développement du pays», ajoute le candidat président. «Tous ces entrepreneurs pourront être très actifs, il faut trouver un mode de communication entre nous», résume Elalamy. Rencontres aussi avec les fédérations sectorielles: BTP (où l’on a attendu en vain qu’apparaisse un concurrent à Elalamy), tourisme, électricité, agriculture, agro-industrie, pêche, textile… Moulay Hafid Elalamy explique que les fédérations n’ont pas attendu la confédération pour développer leur propre puissance et leur propre stratégie, «très efficace comme le montre la conclusion des contrats-programmes avec l’Etat».Une tournée-campagne très consensuelle donc, mais d’où découle un agenda de travail sur la CGEM. Un autre agenda de travail sur la politique économique: «certains de nos interlocuteurs sont tétanisés par l’ouverture économique du Maroc», c’est, explique-t-il, de notre responsabilité d’éclairer le chemin, de montrer qu’il est possible de faire face. «Nous devons accompagner la mise à niveau et le développement de ces entreprises».Elalamy mesure bien que la libéralisation inscrite dans la politique économique du Maroc met parfois des branches et des secteurs en opposition les uns par rapport aux autres: une ouverture pour l’un est souvent une concurrence accrue pour l’autre. «Les gens sont plus raisonnables qu’on le dit, ils savent ce qui est possible et ce qui ne l’est pas; ils tiennent un discours très responsable, soucieux du développement du pays». Cette tournée a donc conforté les deux candidats dans leur intuition qu’il y a bel et bien un fort patriotisme dans le tissu économique. Cette conviction sera utile face aux rumeurs qui brouillent parfois la vision des hautes sphères politique et qui affirment que les entrepreneurs n’investissent pas, ne se soucient pas de l’avenir de leurs entreprises et encore moins du pays. Cette rumeur sans doute entretenu intentionnellement est certainement le plus grand des freins à la politique économique. Elalamy et Chaïbi rentrent donc «impressionnés par la maturité patronale».Dans ce contexte de terrain, la question de savoir s’ils sont ou pas les hommes du gouvernement ou du palais (grand sujet des salons!), n’a pas vraiment de sens. Ce qui compte c’est de savoir s’ils vont être capables de répondre aux attentes des patrons, d’être leurs porte-parole, mais aussi leurs accoucheurs d’idées et de dynamisme.«Mohamed Chaïbi, 56 ans, ingénieur des mines, PDG de Ciments du Maroc-Italcimenti, ancien président de l’association des cimentiers, ancien président de la Fondation Academia, est le colistier de Moulay Hafid Elalamy, vice-président de l’Union marocaine pour la qualité. Chaïbi devra faire en sorte que le poids de la vice-présidence de la CGEM soit considérablement renforcé de manière à pouvoir étendre les engagment de la confédératrion. A la CGEM, il a exercé plusieurs mandats: représentant à la Commission nationale de recours fiscal, responsabilité des diverses commissions comme la qualité, la mise à niveau… Il est actuellement président de la Commission entreprises et développement durable«N. S.

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