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Casablanca: Pas assez d’écoles

Par L'Economiste | Edition N°:2197 Le 20/01/2006 | Partager

. L’académie a tenu, mercredi, son conseil d’administration. Des manques notables en matière de professeurs et d’établissements. Les changements démographiques compliquent la gestionPERSONNE ne manquait à l’appel, mercredi dernier, pour assister à la quatrième session du conseil d’administration (CA) de l’Académie régionale de l’enseignement et de la formation de Casablanca (AREF).Habib El Malki, ministre de l’Education nationale; Nasserdine El Hafi, directeur d’académie; Mohamed Kabbaj, wali de la région, les présidents des conseils, les élus et les représentants des délégations et des établissements de l’enseignement ont tous répondu présent. Et pour cause, le CA de l’Aref est considéré dans le milieu de l’enseignement comme une des plus grandes rencontres de l’année. «C’est un fait que les choix stratégiques de l’Académie de Casablanca ont une large portée. Une fois une décision prise à son niveau, elle est généralisée à tout le pays», affirme un élu. Rappelons que la région de Casablanca compte plus de 800.000 personnes scolarisées, soit 12% de la totalité du pays.La rencontre d’hier n’a, d’ailleurs, pas déçu les participants. Les intervenants ont fait preuve de lucidité et de transparence en abordant la question de l’enseignement et ses problèmes. La session a été tenue sous le thème «la qualité dans la gestion des ressources humaines». El Malki a justifié ce choix par «l’importance décisive du facteur humain dans le processus de réforme entamé depuis quelques années». Il poursuit que «le meilleur investissement à l’heure actuelle est l’investissement sur le facteur humain. Celui-ci étant la pierre angulaire autour de laquelle sera construite la qualité de l’enseignement».Ainsi, les priorités du ministère, comme les a détaillées le ministre, seront axées principalement sur la formation continue et l’encadrement. Chose qui s’est reflétée d’ailleurs sur le budget 2006, qui a été doté d’une enveloppe spéciale de 340 millions de DH. Par ailleurs, le budget général de l’enseignement a connu une augmentation de près de 13% par rapport à 2005. La part des académies régionales a également connu une hausse dans le budget de plus de 40%.Par ailleurs, El Hafi a présenté un exposé détaillé sur la formation continue, le soutien social, l’encadrement et le contrôle éducatifs et l’amélioration des conditions de scolarité. De leur côté, les élus n’ont pas mâché leurs mots pour rappeler les soucis qui préoccupent les familles. Ainsi, les conséquences des départs volontaires définitifs (DVD) et la surcharge dans les établissements scolaires ont accaparé une large partie des débats. Les DVD auraient causé un grand déficit dans certaines matières, surtout au niveau des études secondaires, selon le président du Conseil préfectoral de Casablanca.Grande nouveauté cette année, cependant, «la gestion à travers les résultats», a déclaré El Hafi. En clair, les actions de l’académie ne dépendront plus des seules instructions du ministère de tutelle. En effet, les orientations stratégiques émaneront de l’académie, qui, dans ses choix, devra se baser sur des données effectives.Ces données, l’Aref en a fait la description. Concernant, le départ volontaire, le nombre total des bénéficiaires a été de 2.223 dont 1.457 enseignants. El Hafi assure que les demandes acceptées émanaient de personnes «souffrant de maladies graves ou chroniques». Le reste concernait des postes dont la libération n’affectait pas l’organisation des établissements. Seulement, certaines sources affirment que des «interventions» auraient permis à certains de bénéficier de la procédure des DVD, provoquant ainsi une véritable hémorragie dans le corps enseignant. . Certaines écoles saturées Pour faire face à ces retraites massives, l’académie a eu recours à la méthode de redéploiement. Aussi, 158 enseignants du primaire et 157 du secondaire (dont 115 sont des professeurs de mathématiques et de sciences de la vie et de la terre) se sont vu mutés aux établissements déficitaires.Le besoin en enseignants est tout de même exprimé au niveau de l’Aref. Il serait dû au développement démographique rapide que connaît la région. Certains quartiers comme Sidi Moumen, Hay Hassani, Aïn Chock ou Moulay Rachid ont, en effet, vu leur population augmenter de 2 à 7% en l’espace de 10 ans. Par conséquent, des besoins pressants en établissements et en professeurs se sont fait sentir. Cette situation est également à l’origine de la surcharge de certains établissements où le nombre d’élèves par classe approche la cinquantaine. En revanche, d’autres quartiers connaissent une baisse dans le développement de leur population: Ben Msick, El Fida, Sidi Belyout, Mers Sultan et même Maârif et Anfa. Dans ces zones-là, des établissements continuent à fonctionner normalement alors que le nombre par classe n’atteint même pas 20 élèves. Une politique de rationalisation des infrastructures est à ce propos en cours de réalisation. Les responsables ont dans l’idée de construire de nouveaux établissements dans les zones en déficit et de vendre ou de transformer les établissements sous-exploités.Au titre de l’année scolaire 2005-06, Casablanca manquerait de 8 écoles primaires, 12 secondaires et 14 de formation qualifiante. Ce besoin est censé croître dans les années à venir, selon les estimations de l’académie. Ainsi, l’investissement représente près de 50 millions de DH du budget 2006. En outre, 80 millions de DH iront à l’exploitation et plus de 7 millions à la lutte contre l’analphabétisme. Une nouveauté cependant, une part du budget sera mise directement à la disposition des conseils de gestion des établissements. Outre l’enveloppe allouée par le ministère, l’Académie de Casablanca fait appel à d’autres «bailleurs de fonds» pour le financement de ses projets. Plusieurs conventions ont déjà été conclues, notamment avec le Conseil de la région qui apporte une enveloppe de 6 millions de DH. La mairie, elle, s’est engagée à rénover et restaurer un maximum d’établissements. Enfin, l’académie compte également un grand nombre de partenaires parmi les opérateurs économiques privés et la société civile.Ichrak MOUBSIT

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