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Carburant: Une nouvelle hausse inévitable

Par L'Economiste | Edition N°:2256 Le 17/04/2006 | Partager

. Les pouvoirs publics dans l’expectative. Les arriérés de la compensation dépassent les 5 milliards de DHAlors que les cours du brut battent de nouveaux records à l’international, avec un prix du baril qui a franchi la barre des 70 dollars, l’imminence d’une nouvelle hausse des prix revient avec insistance.En principe, le système d’indexation, réintroduit en février dernier, devra fonctionner à la hausse. «Compte tenu des dernières fluctuations, les prix devront normalement être revus à la hausse», souligne le président de la Fédération de l’Energie, My Abdellah Alaoui. En même temps, il nuance: les pouvoirs publics attendent et préfèrent voir si les tarifs actuels vont se maintenir dans la durée. Pour Alaoui, le trend haussier de la semaine dernière est purement spéculatif. Ce qui explique l’expectative du gouvernement. «La sagesse dicte aux pouvoirs publics de rester en stand-by», poursuit le président de la Fédération de l’Energie. D’autant plus, ajoute-t-il, que les cargaisons actuelles du Maroc datent d’il y a deux mois avec une fourchette de 60 dollars le baril. Si hausse il y aura au Maroc, les tarifs à l’international ne devront se répercuter, au cas où ils sont maintenus, que sur les cargaisons de juin, précise-t-on auprès de la Fédération de l’Energie. Au niveau du GPM (Groupement des Pétroliers du Maroc), les professionnels pensent qu’une hausse des prix est inévitable compte tenu du prix du baril qui a franchi la barre des 70 dollars. Selon la formule d’indexation retenue, le prix à la pompe doit être modifié dès que la variation du cours sur le marché international est à hauteur de 2% et ce, tant à la hausse qu’à la baisse. Tout cela est calculé sur la base d’un baril à 60 dollars (loi de Finances). En dessous de ce seuil de 2%, le changement de la grille tarifaire n’est pas rentable à cause des coûts logistiques que cela engendre en aval, les stations-service. Or, aujourd’hui, le prix du baril avoisine les 70 dollars. Prise dans l’absolu, la variation est d’environ 16,7%. Au niveau de la tutelle, rien ne filtre encore sur une éventuelle hausse des prix. Pour rappel, les carburants concernés par l’indexation sont le super, le gasoil 350 PPM et le fuel industriel. Le gasoil normal, quant à lui, échappe au système. En 2005, la consommation de ce produit a atteint 58% du total des carburants, soit 3,5 millions de tonnes en une année seulement. Le 350 PPM a été consommé, durant la même année, à hauteur de 150.000 tonnes seulement.


Les vraies-fausses vérités de l’indexation

Selon un spécialiste dans les hydrocarbures, contrairement à ce que l’on pense, le système d’indexation n’a jamais cessé de fonctionner depuis 1995. L’indexation a seulement cessé d’être répercutée et la différence a été prise en compte par la Caisse de compensation. Et c’est justement les arriérés de paiement au niveau de cette caisse qui préoccupent le plus les sociétés de distribution. Le trend haussier à l’international n’arrange non plus pas la situation. Selon un responsable au GPM, à elle seule, l’ardoise de la compensation de 2005 dépasse les 3 milliards de DH. Sur les deux premiers mois de 2006, les charges s’élèvent à 2 milliards de DH, soit 1 milliard par mois. Au total, cela fait une enveloppe de plus de 5 milliards de DH que l’Etat devrait verser aux sociétés de distribution. A signaler que pour des considérations sociales, le prix du butane est resté pendant des années inchangé, soit 40 DH la bouteille de 12 kg. L’Etat continue à subventionner le gasoil à hauteur de 70 centimes le litre, le fuel industriel à hauteur de 110 DH la tonne, 20 centimes le litre d’essence et 35 DH la bouteille de butane.A. R.

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