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Economie

Cannabis: Le Maroc produit moins mais reste toujours en tête

Par L'Economiste | Edition N°:2225 Le 02/03/2006 | Partager

. Moins 10% en 2004 avec une part mondiale de 40%, selon l’OICS. 80% de la résine de cannabis consommée dans l’UE proviennent du Royaume. L’organe invite le Maroc à éradiquer totalement cette cultureLE Maroc produit moins de drogue mais demeure potentiellement l’un des plus grands fabricants de résine de cannabis au monde, avec 40% du total mondial. Le dernier rapport de l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS)(1) 2005 publié le 1er mars, est formel. Au Maroc, «la superficie totale des cultures illicites de cannabis tout comme la production potentielle totale de résine de cannabis ont diminué de 10% en 2004 par rapport à l’année précédente». «Un résultat jugé encourageant», par les auteurs du rapport qui consacre un gros volet au Maroc. Toutefois, le Royaume tient le haut du pavé dans la production mondiale de résine de cannabis avec une part supérieure à 40%, est-il souligné. Et il faut croire que c’est de la bonne «came» puisque 80% de la résine de cannabis consommée en Europe, premier marché mondial de cette substance, proviennent du Maroc. Bien évidemment, l’étude montre que c’est la région du Rif qui est la plus touchée par ce phénomène. L’OICS trouve positif que le gouvernement marocain ait lancé début mai 2005 une campagne d’éradication du cannabis dans cette région. Il l’invite même à poursuivre ses efforts en vue de parvenir à l’éradication totale de la culture du cannabis sur son territoire. En même temps, l’Organe interpelle la communauté internationale à soutenir le Royaume. Sur les quelque 1.500 tonnes de résine de cannabis saisies dans le monde en 2004, 87 tonnes l’ont été au Maroc, note le Rapport. Il soulève aussi que l’insuffisance des contrôles aux ports maritimes et aux frontières terrestres et l’absence d’une législation appropriée en matière de contrôle des drogues continuent d’exacerber le problème du trafic de drogues au Maroc. Selon le même document, l’abus du cannabis touche plus de 34 millions de personnes. L’Afrique est le deuxième producteur mondial d’herbe de cannabis (après l’Amérique du Nord), comptant pour 28% dans le total mondial avec près de 12.000 tonnes. En Egypte, où le cannabis continue d’être cultivé illicitement dans le Nord-Sinaï, les saisies d’herbe de cannabis ont connu une progression alarmante, augmentant en 2004 de 40% par rapport à 2003. La hausse de la production de cannabis s’est accompagnée d’une forte augmentation de l’abus d’herbe de cannabis. Le cannabis est cultivé illicitement dans l’ensemble de la région et fait l’objet d’un trafic à l’intérieur de celle-ci et au-delà, essentiellement en direction de l’Europe et de l’Amérique du Nord. En 2004, plus de 14 tonnes de cocaïne transitant par les pays d’Afrique de l’Ouest (principalement le Nigeria) ont été saisies. «Le déplacement des itinéraires de trafic traditionnels vers l’Afrique de l’Ouest est dû à un renforcement du contrôle aux Pays-Bas et en Espagne», souligne l’Organe de l’Onu. L’abus de cocaïne reste faible sur le continent mais il augmente en Afrique du Sud, au Nigeria et au Sénégal (sous forme de crack). De plus, deux saisies récentes de cocaïne effectuées au Kenya, totalisant plus d’une tonne, peuvent laisser supposer que les trafiquants de cocaïne ont également commencé à utiliser l’Afrique de l’Est comme zone de transit. La cocaïne continue d’être consommée essentiellement dans les villes et les centres touristiques d’Afrique australe et d’Afrique de l’Ouest, mais il est à craindre que le transbordement croissant de drogues illicites dans la zone du Golfe de Guinée ne produise un effet de contagion, entraînant une augmentation de l’abus de drogues dans les pays de ces sous-régions, avertissent les auteurs du Rapport.Celui-ci indique que s’il est vrai que les opiacés ne donnent guère lieu à des abus en Afrique, la consommation croissante de ces drogues, notamment par injection, devient une cause de préoccupation, en particulier dans les pays africains riverains de l’océan Indien.Dans son rapport, l’Organe fournit un bilan contrasté des politiques de développement alternatif menées depuis trente ans pour lutter contre les cultures de drogues illicites, et appelle à les «repenser». Le Rapport souligne aussi les difficultés rencontrées dans la mise en oeuvre de ces politiques, notamment la faiblesse socioéconomique des cultivateurs, le manque d’infrastructures d’accompagnement, de services de santé et d’éducation, de droits fonciers, d’investissement, de facilités de crédit et souvent de stabilité dans les zones concernées. L’OICS fait également observer que le problème mondial du trafic de drogues nécessite une riposte à l’échelle mondiale, estimant que les pays ne peuvent plus se permettre de s’intéresser uniquement aux toxicomanes vivant sur le territoire national.


Cyberpharmacies illicites

SELON l’OICS, en Afrique, la disponibilité continue sur les marchés non réglementés de produits pharmaceutiques (fabriqués illicitement ou détournés), contenant des stupéfiants et des substances psychotropes est depuis de nombreuses années un problème majeur pour les organismes nationaux de réglementation chargés de garantir l’innocuité et l’efficacité des médicaments. Cela étant, il arrive souvent que les substances placées sous contrôle nécessaire à des fins médicales légitimes, en particulier les opiacés utilisés dans le traitement de la douleur, ne soient pas disponibles. Compte tenu du renforcement des mécanismes de surveillance et de contrôle des produits chimiques précurseurs dans de nombreux pays du monde, les trafiquants ont commencé à tirer parti de la faiblesse relative des dispositifs de contrôle dans les pays africains. L’Organe appelle également à la mise en place de législations destinées à lutter contre le développement des cyberpharmacies illicites. Celles-ci réaliseraient bien plus d’opérations qu’une pharmacie traditionnelle ayant des activités licites. En moyenne, chaque jour 450 opérations de vente de médicaments normalement délivrés sur prescription, dont 95% porteraient sur des substances placées sous contrôle international qui sont donc délivrées sans ordonnance.F. Z. T.

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