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Economie

Alerte, pénurie de sable!

Par L'Economiste | Edition N°:2225 Le 02/03/2006 | Partager

. TangerMed menacé. Les autorités se mobilisent contre les pilleurs de sableAPRÈS les arrestations récurrentes, ces derniers mois, de pilleurs de sable dans plusieurs villes côtières, les autorités locales multiplient la surveillance au niveau des plages.A Casablanca et à Tanger aussi, les autorités affichent une ferme volonté de mettre fin à ce phénomène. Des directives ont été données pour que les contrôles le long du littoral soient ostensiblement renforcés. Plusieurs patrouilles ont ainsi été formées, elles comptent des membres de la gendarmerie, de la police, des forces auxiliaires et sont assistées par la division portuaire du ministère de l’Equipement. Une mobilisation d’autant plus nécessaire que le problème au niveau de la capitale économique prend des dimensions particulièrement alarmantes. L’explosion des chantiers dans le secteur du bâtiment et travaux publics provoque une réelle ruée vers le sable marin. Selon la wilaya, les chantiers casablancais ne peuvent s’approvisionner en sable que dans les villes avoisinantes. Et pour cause, les autorités ont depuis longtemps cessé de délivrer des permis d’exploitation des carrières au niveau de Casablanca. Ce qui n’est pas le cas de Tanger par exemple, qui dispose de deux sites d’extraction, Houara et Tahaddart. Les risques de pillage n’en sont pas moins importants. Surtout que, dernièrement, les constructeurs et industriels de la ville se plaignent de l’épuisement des deux estuaires autorisés. Quantités insuffisantes, usage mal organisé ou surexploitation de ces carrières? Les responsables penchent pour cette dernière hypothèse. Il faut dire que la consommation de sable marin arrive à près de 1,5 million de m3 par an dans la ville. En outre, les forts vents de la région ne font que compliquer le bon usage de cette ressource côtière car ils ont tendance à emporter les particules de sable, stockées à l’air libre. Selon les experts, cette extraction acharnée risque de perturber définitivement l’écosystème marin.Malheureusement, les grands projets entrepris dans le Nord notamment TangerMed, la lutte contre l’habitat clandestin, les grands travaux d’infrastructure… jouent en faveur d’une exploitation sans relâche des carrières en bord de plage. Cette forte demande encourage même la naissance de carrières de sable sauvage dans des plages protégées du littoral atlantique.La demande est telle que les chargements des camions sont payés entre 500 et 600 DH la benne en périphérie, un peu plus si la livraison doit se faire au centre-ville.Le secteur du BTP est naturellement le premier consommateur de sable. La région du Nord représente plus de 15% de la consommation nationale, ce qui la place en deuxième position juste après Casablanca.La réflexion est actuellement lancée au sein du gouvernement pour empêcher définitivement l’usage du sable marin. Le sable de dragage et le sable de concassage pourraient constituer de bonnes alternatives.


Grève chez les pelleteurs

LES camionneurs opérant dans le domaine du transport de sable et les pelleteurs ont entamé depuis lundi dernier un mouvement de protestation et de grève au sein de la wilaya de Tanger.Ces derniers demandent la mise en place de nouveaux points d’extraction, les estuaires actuels ayant été épuisés. Une demande que le ministère de l’Equipement a refusé, selon des sources proches du dossier. A ceci, il faut ajouter les contrôles routiers stricts des camions qui ont provoqué pas mal d’arrestations et de renvois en fourrière, les camions de sable ayant tendance à être surchargés avec les risques évidents d’accident. Devant l’arrêt de la distribution du sable de construction, de nombreux projets risquent de se retrouver bloqués. C’est le cas des travaux de remise à niveau de la ville dont le plus important reste celui de la place du 9 Avril, l’une des plus emblématiques de la ville.A.A. & I. M.

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