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    Café: Hausses de 4 à 8 dirhams le kg

    Par L'Economiste | Edition N°:3434 Le 29/12/2010 | Partager

    . Elles interviendront dès 2011 . Les opérateurs répercutent partiellement les hausses mondialesREPORTÉE depuis six mois, la hausse du prix du café s’appliquera dès janvier. Elle variera, selon les produits et les marques entre 4 à 8 dirhams le kilo.Une augmentation, qui ne reflétera que partiellement, la hausse que les opérateurs subissent à l’international. Comme la plupart des matières premières, le cours du café tutoie des sommets. L’Arabica a bondi de 53% depuis 5 mois. Durant la deuxième semaine de décembre, son cours a atteint son plus haut niveau depuis 13 ans, se négociant à 2.013 dollars la tonne à Londres. Pour le café Robusta, la tonne a augmenté de plus 52%, soit 1.964 dollars/tonne.Entamés depuis le mois de juin, les hausses n’ont pas été jusque-là répercutées sur le consommateur final. Les opérateurs s’étant appuyés sur les stocks constitués. Le kilo du café Arabica a augmenté de 30 dirhams hors-taxe et de 8 à 9 dh le kilo pour le Robusta. «Ces hausses conjuguées à celle du dollar ne nous facilitent pas la tâche. De plus, les stocks constitués jusque-là ont presque fondu», affirme un torréfacteur. A l’instar de la majorité des matières premières, les cours du café sont nourris par les inquiétudes sur l’offre. Dans les principaux pays producteurs comme le Brésil, le Vietnam et la Colombie, les pluies diluviennes perturbent les récoltes. Les stocks de café sont également au plus bas. Une situation qui ne risque pas de s’arranger de sitôt. Selon l’International Coffee Organization, «malgré l’attente d’un volume plus élevé de la production mondiale pour la campagne 2010/11, le marché continue d’être extrêmement nerveux et tendu. L’absence des Arabicas de qualité supérieure, les retards des opérations de récoltes, de collecte et de distribution causés par les conditions climatiques défavorables et les faibles niveaux des stocks mondiaux ont entraîné la précarité de l’équilibre entre l’offre et la demande». Cette situation est également amplifiée par la spéculation. «La situation dépasse de loin ce que nous avons vécu en 2008 et 2009 avec la crise financière internationale », affirme un opérateur. Au Maroc le marché du café dégage un chiffre d’affaires de plus d’un milliard de dirhams (en absence de statistiques exactes, le CA est évalué à 1,3 milliard de DH) et importe près de 35.000 tonnes de café par an dont la moitié est distribuée en vrac. Quant à la consommation, elle ne dépasse pas 700 grammes par habitant et par an contre 4 kilos par habitant et par an en France par exemple. Les opérateurs doivent ainsi composer avec la contrebande et des droits de douanes de 10%. Dans ce marché, le réseau des hôtels et des restaurants va certainement négocier des hausses moins pénalisantes auprès des opérateurs du secteur.Khadija MASMOUDI

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