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Economie

Budget 2009: Premières indiscrétions

Par L'Economiste | Edition N°:2842 Le 18/08/2008 | Partager

. Le gouvernement table sur un taux de croissance de 6% et un taux d’inflation de 2,5%. Compensation et charges du personnel, les points noirs Serrer la ceinture en 2009! C’est en substance le mot d’ordre lancé par le Premier ministre, Abbas El Fassi, à son équipe. Les ministres sont invités à remettre leurs propositions sur le budget 2009 avant le 22 août et à veiller aux équilibres macroéconomiques. Il vient de leur adresser la lettre de cadrage de la loi de Finances 2009. Bien entendu, il est encore tôt de se prononcer sur la physionomie définitive de la loi de Finances. Il faudra sans doute attendre d’ultimes arbitrages, chaque département essayant de négocier des rallonges budgétaires. Le document renseigne néanmoins sur les tendances. Pour le budget 2009, le gouvernement table sur un taux de croissance de 6% et un taux d’inflation de 2,5%. Ce qui semble optimiste dans un contexte international miné par les craintes de récession. Le gouvernement est conforté par les taux de croissance enregistrés durant les premiers trimestres 2008 (7 et 6,7%) et ce, malgré une conjoncture internationale difficile. Mais il prône une certaine prudence en retenant un baril du pétrole à 120 dollars et un niveau moyen du gaz liquéfié à 850 dollars la tonne. Quant à la parité euro/dollar, elle est fixée à 1,5. Même si les cours du pétrole flanchent depuis quelques jours, le gouvernement tient compte de la volatilité qui caractérise de plus en plus les cours des matières premières. Car tout décalage risque d’avoir des répercussions sur les équilibres macroéconomiques. Dans la lettre de cadrage, les ministres sont invités à tenir compte des équilibres macroéconomiques et à poursuivre la maîtrise des dépenses. Le budget général étant pénalisé par deux charges: la compensation et les frais du personnel. La première coûtera 36 milliards de dirhams en 2008, dépassant les dépenses d’investissements. Une situation qui ne pourrait durer longtemps et qui remet sur le tapis la nécessité d’une réforme du régime de compensation. La lettre de cadrage revient sur cette problématique tout en soulignant qu’une refonte permettra de maîtriser l’enveloppe qui y sera consacrée et de mieux cibler les catégories à faible revenu. La deuxième charge concerne le personnel de l’Etat dont le poids s’accroîtra de plus de 2 milliards de dirhams. Une hausse engendrée par l’augmentation des salaires et des allocations familiales consentie lors du dernier dialogue social. D’ailleurs, des mesures «spéciales» visent le chapitre dépenses du personnel. Les postes budgétaires à créer seront limités au nombre des départs à la retraite et les déficits sectoriels devraient être couverts par le redéploiement du personnel. Une opération difficile à mettre en place en l’absence de passerelles entre les différents départements ministériels. Sur le registre des investissements, le processus déclenché depuis 2002 devrait se poursuivre. A lui seul, l’investissement public est passé de 40 milliards de dirhams en 2002 à 110 milliards en 2008. La lettre de cadrage passe en revue les chantiers lancés en 2008, dont l’exécution s’étalera sur 2009, mais reste vague sur «les mécanismes d’assouplissement de l’investissement». Le document ne s’attarde pas non plus sur le grand défi des compétences qui risque de pénaliser l’investissement surtout que certains investisseurs commencent même à importer de la main-d’œuvre. Par rapport aux dépenses de matériel et dépenses diverses, les niveaux de 2008 seront reconduis et les dépenses de fonctionnement devraient baisser. Une recommandation avec un air de déjà-vu et que les gouvernements successifs ont eu du mal à respecter… pour l’heure, si l’on en croit les orientations.Khadija MASMOUDI

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