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    Economie

    Budget 2009: Le choc de la compensation

    Par L'Economiste | Edition N°:2879 Le 13/10/2008 | Partager

    . 36 milliards de DH en 2008, 35 l’an prochain . Les charges de compensation absorbent au moins 4% du PIB . Un autre conseil de gouvernement programmé mardi A peine le Conseil de gouvernement du samedi dernier terminé que le Premier ministre a convié ses ministres à un deuxième rendez-vous demain mardi. Objectif: approfondir l’examen du projet de budget 2009. Un seul conseil ne suffira pas pour approuver le texte et les 43 projets de loi et de décrets qui l’accompagnent. Le registre est varié: cela va de l’Agence marocaine de développement des investissements à la réforme du Crédit Populaire du Maroc, en passant par l’organisation des finances des collectivités locales et leur groupement.Le gouvernement doit aller très vite. La loi lui impose en effet de déposer au Parlement le projet de loi de Finances avant le 20 octobre. Entre-temps, le texte devra être obligatoirement adopté par le Conseil des ministres présidé par le Souverain. C’est dire que le temps presse. Comme le budget en cours, celui de l’année prochaine subira le choc des charges de la compensation estimées cette année à 36 milliards de dirhams malgré les augmentations des prix de certains produits pétroliers à partir du 1er juillet dernier. En 2009, 29 milliards de dirhams sont budgétisés au titre de la compensation, soit l’équivalent de 4% du PIB. A ce montant, il faut ajouter 6,12 milliards d’arriérés de l’exercice en cours. Cela fait au total 35,12 milliards.Malgré cette pression et les contraintes liées aux engagements du dialogue social, le gouvernement a tenu à maintenir le trend haussier de l’investissement (financé directement par le budget) à 44,8 milliards de DH. En incluant tout le secteur public (au sens large), l’investissement dépassera les 132 milliards de DH, hors crédits reportés. Dans ce total, les établissements publics et le Fonds Hassan II interviennent à hauteur de 83 milliards de DH. Les collectivités locales prévoient d’investir 6 milliards de DH. La dette reste une épine au pied du gouvernement. Les crédits inscrits au titre du service de la dette publique (capital et intérêts) s’élèvent à 57,8 milliards de DH en 2009 contre 47,9 milliards de DH en2008, soit une hausse de 20,57%. Les charges de la dette extérieure représenteront un peu plus de 7 milliards de DH. Quant à la dette intérieure, elle est en progression de 39,79% pour atteindre 50,7 milliards de DH. Il est à rappeler que dans le cadre de la gestion active de la dette, le gouvernement a traité un volume total de 55 milliards de DH depuis 1996, année de démarrage de ce mécanisme. Pour l’année prochaine, il est prévu la conversion en investissements publics et privés du reliquat restant de l’enveloppe de 50 millions d’euros avec l’Espagne.


    Toujours plus d’emplois publics

    LE projet de loi de Finances 2009 prévoit la création de 12.710 postes. Sur ce total, 3.800 iront à l’Education nationale, autant à l’Intérieur et 2.000 au secteur de la santé. Le ministère de la Justice s’accapare 1.000 postes et la délégation générale à l’Administration pénitentiaire et à la réinsertion 1.000 autres. Le ministère des Habous et des Affaires islamiques bénéficiera de 500, le département des Finances de 350 et la Jeunesse et Sports de 100 postes. Le reste sera réparti notamment entre le Haut commissariat aux eaux et forêts, la Primature, la Culture et le Commerce extérieur. A cela s’ajoute la création de 2.000 emplois destinés à la titularisation du personnel temporaire permanent et occasionnel. C’est le Premier ministre qui décidera de leur répartition entre les différents départements ministériels.Mohamed CHAOUI

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