×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie Internationale

Bouteflika appelle ses concitoyens à s'accepter mutuellement

Par L'Economiste | Edition N°:577 Le 20/08/1999 | Partager

· A l'approche du référendum pour la "concorde civile", le Président algérien apprécie le soutien moral d'Abassi Madani

Dans une interview au quotidien français L'Express à paraître aujourd'hui, le Président algérien Abdelaziz Bouteflika a exhorté ses concitoyens à s'accepter les uns les autres, avec leurs différences, à l'approche du référendum sur la "concorde civile", prévu pour le 16 septembre. Il a notamment souligné que la chose qui importait le plus pour les Algériens était la paix qui pourrait être gagnée avec ce système qui fait aussi sa fierté.
M. Bouteflika a par ailleurs loué le geste d'Abassi Madani, l'ancien numéro un du Front Islamique du Salut (FIS, dissous), d'avoir pris position en faveur de "la concorde civile". La libération de Madani, aujourd'hui en résidence surveillée, n'est cependant pas à l'ordre du jour. M. Bouteflika argue que même libre, sa sécurité peut être menacée par les extrémistes, la société civile le tenant moralement responsable de la tragédie.
Par ailleurs, l'un des principaux partis d'opposition, le Front des Forces Socialistes (FFS), a estimé inutile le recours à un référendum sur la loi sur la "concorde civile". Pour ce parti, elle est déjà en application, d'où le manque d'intérêt de recourir à une consultation du public.
Parallèlement, la violence -qui a repris après une brève accalmie à l'approche du référendum- continue inexorablement de faire rage en Algérie.
Avec un attentat à la bombe très sanglant qui a fait 5 victimes, le bilan de cette reprise de violence affiche une certaine de morts, dont une trentaine de militaires et 150 blessés depuis début août dans des attaques et des attentats attribués aux groupes armés islamistes.
Pour rappel, la loi sur la "concorde civile" prévoit une amnistie partielle des islamistes non coupables de crimes de sang et de viols. Des réductions de peines pour ceux qui se rendraient dans un délai de six mois à partir de sa promulgation sont également prévues.
Adoptée à une écrasante majorité par le Parlement, la concorde civile se veut une réponse à l'annonce, début juin, de la capitulation de l'armée islamique du salut, milice du Front Islamique du Salut, en trêve depuis octobre 1997.

Wissal SEGRAOUI (AP, AFP)

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc