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Entreprise Internationale

BNP, Paribas et SG: Echec des négociations

Par L'Economiste | Edition N°:540 Le 30/06/1999 | Partager

· La SG et Paribas tablaient sur une collaboration limitée de la BNP
· Les autorités financières françaises sont obligées d'accepter l'arbitre du marché


LES négociations entre les banques françaises BNP, Paribas et Société Générale (SG) ont échoué. En l'absence de consensus, la bataille boursière qu'elles se livrent depuis plus de trois mois risque de se poursuivre.
Entamées à la demande expresse du gouverneur de la Banque de France Jean-Claude Trichet, ces discussions rassemblaient à la même table les présidents Daniel Bouton (SG), André Lévy-Lang (Paribas) et Michel Pébereau (BNP). Le centre des discussions portait sur le sens même de ce rapprochement: dans l'esprit de la BNP, il s'agissait de rassembler les trois entités BNP-SG-Paribas. Mais pour la SG, la base de la négociation était SG + Paribas augmenté de "collaborations avec la BNP que des comités seraient chargés de déterminer''.
M. Trichet a indiqué aux trois présidents que, "dans l'hypothèse où aucun contrôle clair ne se dégagerait à l'issue des offres, ils auraient à proposer une solution concertée et respectueuse des intérêts des établissements concernés de manière à éclairer les décisions qui devront alors être prises par le CECEI''. En clair, la parole va revenir au marché.
Après l'annonce de l'échec des négociations, le CECEI doit encore donner son aval à la surenchère de la SG sur Paribas. Par là même, la date de clôture de cette nouvelle offre sur Paribas ainsi que celle de l'offre précédemment lancée par la BNP, aussi sur Paribas, seront également fixées.
Accord ou rupture: tout reste encore possible mais la conclusion de ces discussions interviendra très vite, probablement d'ici 24 heures.
Par ailleurs, les investisseurs avaient très mal accueilli l'intervention des pouvoirs publics français dans une affaire entre groupes privés. La conséquence s'était immédiatement ressentie sur les cours des actions des trois banques, qui ont fortement chuté la semaine dernière.
"Les investisseurs étrangers sont franchement mécontents que les autorités françaises aient essayé d'imposer une solution qui ne permet pas aux marchés de fonctionner efficacement'', a déclaré Brian Crossley, analyste chez ABN Amro. Et d'ajouter que, "si un accord intervient à la suite de cette intervention, cela sera mauvais pour les actionnaires''.
Pour lui, une fusion à trois est la solution qui offre le plus de potentiel d'économies et ce, bien que le projet de la BNP ne soit pas particulièrement ambitieux dans ce domaine au regard des fusions dans le monde anglo-saxon.
Enfin, cette affaire pourrait refroidir quelque peu les investisseurs étrangers vis-à-vis de l'Europe. Elle aura ainsi montré que les regroupements, jugés inévitables avec le lancement de l'Euro, sont plus difficiles qu'on le croyait.
"La consolidation pourrait ne pas être aussi facile que les investisseurs le pensaient'', a noté un autre analyste londonien qui voit un risque de résistance de la part des gouvernements soucieux de conserver une influence dans l'évolution de l'économie.

Khalid TRITKI (AFP)

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