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    BNDE: Diversification dans le crédit à court terme

    Par L'Economiste | Edition N°:48 Le 08/10/1992 | Partager

    Les résultats de la BNDE se sont inscrits en hausse durant l'année 1991. Les financements sont destinés prioritairement à l'industrie surtout privée et à participation étrangère. La préférence pour les zones d'investissement 3 et 4 dans l'octroi des crédits se confirme.

    La BNDE a réalisé un résultat bénéficiaire net d'impôt de 42,6 millions de Dirhams pour son exercice 1990-1991, contre 22,1 millions de Dirhams au cours du précèdent exercice, soit une progression de 92%. C'est ce qui ressort du rapport annuel 1991 présenté par la Banque. Ce résultat est le corollaire d'une augmentation du chiffre d'affaires global de la banque, lequel a connu une hausse de 20,06% entre 1991 et 1992, passant de 559,2 millions de Dirhams à 671,4 millions.

    D'après le rapport, la BNDE a axé sa stratégie dans trois directions pour parvenir à ce résultat:

    - une plus grande diversification de son activité par l'extension à de nouveaux créneaux tels que l'octroi d'avals pour la couverture de crédits extérieurs ou la participation au financement de projets agricoles ou hôteliers,

    - une intensification de l'assistance accordée aux entrepreneurs,

    - une constante amélioration des procédures d'agrément et de mise en place des crédits.

    Les grands projets

    De fait, le montant des financements directs s'est établi à 2,2 milliards de Dirhams, en progression de 18,5% par rapport au précédent exercice. Ils représentent 50% de la valeur des projets d'investissement qui ont bénéficié de l'apport de la BNDE. Les crédits directs à long et moyen terme occupent une place privilégiée dans ce créneau, avec un montant de 2 milliards de Dirhams, soit 56% du total des interventions et 95 % des financements directs. Par contre, les prises de participations ne concernent que 5% de l'ensemble. Cependant, ils se sont inscrites en hausse, passant de 42 millions de Dirhams en 1990 à 99 millions de Dirhams en 1991, soit une progression de 136%. Les crédits à moyen terme réescomptables représentent 40% du total des agréments. Ils se sont accrus de 14,6%, passant de 1,3 milliard de Dirhams à 1,5 milliard de Dirhams d'un exercice à l'autre. Pour leur part, les cautionnements enregistrent une hausse de 18%. Ils se situent à 33 millions de Dirhams contre 39 millions en 1990. Les grands projets ont drainé une part importante des financements de la BNDE. Le total de l'enveloppe allouée aux projets de plus de 50 millions de Dirhams s'élève à 1,2 milliard de Dirhams, soit 60% des crédits directs, contre 42% en 1990. D'après le rapport, cette évolution s'explique par l'implication de la BNDE dans les grands projets du secteur des matériaux de construction, notamment l'industrie du ciment et celle des carreaux de revêtement. Du coup, l'importance de la taille des projets s'est répercutée sur la durée des crédits directs. Ceux qui courent sur un délai de plus de 8 ans représentent 59% des agréments directs, contre 49% pour l'année précédente. En revanche, les crédits de moins de 5 ans ont observé la tendance inverse. Leur part est passée de 37% en 1990 à 24% en 1991.

    Les privés et les étrangers

    Le rapport indique que les fonds de la BNDE sont dirigés essentiellement vers le privé qui centralise 94% des projets financés et 92% du montant des interventions de la Banque. Par ailleurs, la répartition des financements entre investisseurs nationaux et étrangers penche en faveur de ces derniers avec un montant global de 2,3 milliards de Dirhams, en progression de 78% par rapport à 1990. La part des financements alloués aux projets impliquant des étrangers dans le total des interventions de la BNDE est passée de 41 à 62% entre 1990 et 1991. Ceci est la résultante de l'implantation au Maroc de grands groupes étrangers, dans le secteur textile notamment, explique le rapport. En outre, le financement des extensions reste prédominant avec 72% des concours de la BNDE.

    Du point de vue sectoriel, l'industrie garde la préférence de l'institution . Le montant des agréments s'est élevé à environ 3 milliards de Dirhams, soit 80,5% de la totalité des financements. Ils se répartissent entre la chimie-parachimie, l'agro-industrie, le textile et cuir et les IMME, respectivement pour 47,0%, 17,0%, 10,5% et 6,0%. Le reste des financements, soit 19,5% des agréments, est dirigé vers les autres secteurs, transport (14,0%), mines et énergie (0,5%) et autres (5,0%).

    En ce qui concerne la répartition régionale, la BNDE a maintenu l'orientation de son action vers les zones 3 et 4. Ainsi, celles-ci ont reçu un montant cumulé de 2,2 milliards de Dirhams, soit 66% des financements, contre 51% en 1990. La zone 3 a attiré 43% des interventions de la Banque avec un montant de 1,6 milliard de Dirhams. Le rapport indique, par ailleurs, que le total des crédits consentis aux projets du secteur exportateur représente environ 18% du montant global des interventions de la Banque qui pourraient être à l'origine de la création de 4.452 emplois. La politique de diversification entamée par la BNDE se précise, note-t-on dans le rapport: Elle se traduit par une progression des crédits à court terme qui se sont accrus de 75%. Les engagements par signature se chiffrent à plus de 1 milliard de Dirhams. Ils se répartissent entre les crédits par signature pour 610 millions de Dirhams et les crédits par décaissement pour 444 millions de Dirhams. De plus, le département étranger a traité 776 dossiers portant sur un montant de 1,2 milliard de Dirhams, en accroissement de 212% comparativement à l'exercice précédent. L'évolution de l'activité de la banque est une suite logique de la dynamique entamée durant les dernières années. Le renforcement de la place de la BNDE au sein du système financier marocain s'explique par les efforts d'adaptation aux mutations économiques en cours, explique-t-on dans le rapport.

    Alié Dior NDOUR

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