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    Economie

    Blé: Les droits de douane baissent

    Par L'Economiste | Edition N°:301 Le 23/10/1997 | Partager

    Baisse des droits de douane et caution de bonne exécution pour les importations: de nouvelles dispositions viennent d'être mises en place pour les céréales et les légumineuses.


    Nouvelles quotités tarifaires pour les blés tendre et dur. Le projet de décret y afférent a été adopté en Conseil des Ministres le jeudi 16 octobre. Pour la tranche de prix inférieure ou égale à 1.300 DH/t coût et fret, les droits à l'importation sont ramenés à 64% (49% de droits de douane et 15% de PFI), au lieu de 74% (59% de DD et 15% de PFI) précédemment. Le taux relatif à la tranche supérieure à 1.300 DH/t reste à 16% (1% de DD et 15% de PFI).
    En ce qui concerne le blé dur, le système des tranches est éliminé. Jusque-là, les droits étaient de 58% (43% de DD et 15% de PFI) pour la tranche inférieure à 1.300 DH/t et de 16% (1% de DD et 15% de PFI) pour la tranche supérieure. Désormais, un taux unique de 17,5% (2,5% de DD et 15% de PFI) est instauré.
    Parallèlement, le système de contrôle des importations est renforcé. Le Conseil des Ministres a en effet adopté un décret portant sur la fixation d'une caution de bonne exécution devant accompagner toutes les déclarations d'importation de céréales et légumineuses. Cette caution est de 10DH/q pour les blés tendre et dur, et 5 DH/q pour le maïs, l'orge, le riz et les légumineuses.
    Toutes les dispositions seront applicables dès leur publication au prochain Bulletin Officiel.
    Les nouveaux droits de douane font suite à une demande introduite auprès du Ministère de l'Agriculture par les minotiers et les semouliers. Objectif: faciliter les approvisionnements et en minorer le coût dans un contexte de hausse des cours mondiaux.
    Dans les faits, la baisse des taux ne sera pas sans effets sur les recettes budgétaires. Dans tous les cas, les données internes militent objectivement en sa faveur.

    4Mq collectés


    Le Maroc sort en effet d'une campagne agricole 1996-1997 très médiocre. Pour les céréales d'automne, la production s'élevait à 33,5 Mq. Le blé tendre totalisait 14 Mq, le blé dur 7 millions et l'orge 12,5 millions.
    En somme, la couverture des besoins par la production locale était tombée très bas, même s'il existait encore des stock résiduels issus de la précédente saison. La confirmation vient des dernières statistiques de l'ONICL (Office National Interprofessionnel des Céréales et Légumineuses) relatives à la commercialisation des céréales. Au 30 septembre, la collecte portait sur un peu plus de 4 Mq dont 3,8 millions de blé tendre et 90.649 q de blé dur.
    Les autorités de tutelle avaient anticipé cette situation, estimant que les importations de blé tendre devraient atteindre 25 Mq pour la campagne 1997-1998. A fin septembre, les achats de céréales étrangères portaient sur 1.171.400 tonnes dont 745.400 de blé tendre et 182.000 de blé dur. Quant au maïs et à l'orge, ils affichaient respectivement 201.800 et 42.200 tonnes.

    Compte tenu des mouvements, le stock total de céréales disponible au 30 septembre avait atteint 7,121 Mq. Le blé tendre totalisait 4 millions de q, soit moins de deux mois d'approvisionnement pour les minoteries. Les stocks de blé dur et de maïs s'élevaient respectivement à 1,236 et 1,404 Mq, tandis que celui d'orge totalisait 472.000 quintaux.
    Etant donné que le marché des céréales locaux est quasiment asséché, les importations (libres et appels d'offres de l'ONICL) devraient s'intensifier. Elles seront encore davantage favorisées par la baisse des droits de douane intervenue moins d'un an après la dernière révision à la hausse.
    A l'époque, les importateurs de céréales, regroupés au sein de l'Aprocel-Centre (Association Professionnelle des Céréales et Légumineuses Centre), confrontés à la mévente de leurs stocks de blé locaux, avaient sollicité un relèvement des équivalents tarifaires. Il s'agissait également de freiner les importations massives de quelques minotiers qui avaient alors trouvé le bon filon sur le marché international.
    Dans les deux cas, à la hausse comme à la baisse, une période assez longue s'est écoulée entre le déclenchement du signal et la mise en place de nouvelles quotités tarifaires. Et pour cause, la procédure veut qu'une décision de ce genre soit prise par décret. Ce qui rend assez aléatoire l'efficacité du système de protection.

    Alié Dior NDOUR

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