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Economie

Bassin versant Oued Nakhla: 60.000 oliviers plantés

De notre correspondante, Ilham BERRADA

Par L'Economiste | Edition N°:621 Le 21/10/1999 | Partager


· 5 millions de DH pour le projet
· Une participation massive des habitants de la région
· Création d'une coopérative d'apiculture


Trois ans après son démarrage, le projet-pilote du bassin de Oued Nakhla pour la lutte contre l'érosion du sol commence à donner des résultats.
Ce projet, qui entre dans le cadre de la stratégie nationale pour la protection de l'environnement et le développement durable, est mené non pas sans résistance de la part des habitants, comme l'ont bien souligné les responsables du projet Mario Kerby et Redouane Choukr-Allah, respectivement directeur du projet et coordonnateur technique du PREM (Pérennité des Ressources en Eau du Maroc)(1).
Le bassin Nakhla, situé à une trentaine de kilomètres de Tétouan, souffre d'une répartition inégale en eau, d'une détérioration de son approvisionnement ainsi que d'une sédimentation accrue du barrage. En effet, ce dernier, censé contenir neuf millions de m3, n'en contient que six(2).
Le projet Oued Nakhla concerne 5 douars et une "houma" de la région, répartis en quatre zones d'intervention, soit 100.000 ha. La première zone comprend les douars Bettara et Ouaddiyine; la deuxième Azemour et Bouattou; la troisième Achekrad et la quatrième "houma" Zerka. Cette dernière comprend la coopérative de miel créée il y a deux mois. Cent ruches sont réparties sur 25 personnes. Chacune d'elle représente une famille. "Pour qu'il n'y ait pas d'inégalité, chaque famille de la "houma" est représentée par une personne qui s'occupe des ruches", explique Rachid Radi, président de la coopérative.
Par ailleurs, les apiculteurs ont suivi une séance de formation qui semble être insuffisante aux yeux de M. Radi. "La première formation nous a été très utile, mais elle reste insuffisante. Techniquement, nous manquons encore de savoir-faire", ajoute-t-il. Cependant, les habitants semblent être satisfaits de cette première intervention indirecte.
En effet, la nature du projet a demandé aux responsables deux types d'interventions: indirecte (préventive) et directe. Les actions préventives comprennent la création de ces cent ruches. Deux autres projets sont en suspens, celui de l'amélioration de la race caprine par l'importation de boucs espagnols ainsi que le perfectionnement des fours ménagers. Les boucs espagnols permettront la conservation du matorral, puisqu'en broutant ils n'arrachent pas les racines. "L'arrivage des boucs est retardé par les procédures administratives. Quant aux fours ménagers, les femmes des douars ne sont pas très convaincues. Nous attendons que d'autres femmes ayant utilisé ces fours améliorés, dans le cadre d'un autre projet, puissent venir leur en parler. Elles ont de prime abord refuser le principe du four commun", indique M. Kerby.
Quant aux actions directes, ce sont par exemple la plantation des arbres. Les comités villageois créés pour les besoins du projet ont choisi l'olivier. Ainsi, 60.000 arbres ont été plantés sur une superficie de 450 ha. Huit cents personnes en ont bénéficié. "Tous les villageois propriétaires de terres ont planté leurs oliviers. Après le piquetage, chaque habitant a eu droit au nombre correspondant de plants sans aucune objection", précise Cheikh Boutaba.
Par ailleurs, dans la zone 1 (douars Bettara et Ouaddiyine), 7 réservoirs d'eau de 10 m3 vont être creusés à partir de 5 sources d'eau potable qui ont été découvertes. D'autres zones contiennent également des sources, mais il est difficile de convaincre les habitants de construire sur leur terre. Ces réservoirs serviront à l'irrigation des oliviers.

(1) Le projet Oued Nakhla est réalisé par le Secrétariat d'Etat à l'Environnement et l'Agence Américaine pour le Développement International (USAID). Le projet s'insère dans le cadre du PREM.
(2) Chaque année, le Maroc perd soixante-dix m3 d'eau à cause de l'envasement des barrages.

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