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Courrier des Lecteurs

Banques: Nouvelle augmentation du taux de la réserve monétaire

Par L'Economiste | Le 17/10/1991 | Partager

Le 4 octobre dernier, le taux de la réserve monétaire a été augmenté à 18%. Le 4 novembre, il passera à 20%. Ces augmentations successives ont un objectif de régulation, après la forte progression des crédits bancaires. Ce nouveau tour de vis ne se répercutera cependant pas sur les taux débiteurs appliqués à la clientèle dont le maximum demeure fixé à 14,5% jusqu'à la fin de l'année.

Un point de plus en juillet, deux points en octobre et encore deux points en novembre prochain: le taux de la réserve monétaire continue d'augmenter, pour atteindre, le 4 novembre, un nouveau seuil psychologique: 20%.
C'est là une nouvelle contrainte que subissent les banques. Le taux de la réserve monétaire désigne en effet la part des exigibilités à vue et à court terme gelée chez la Banque centrale. En neutralisant ainsi, sans rémunération, le cinquième de la part la plus importante des ressources bancaires, les autorités monétaires entendent exercer leur pouvoir de régulation après la forte progression de la masse monétaire enregistrée depuis le début de l'année.
Venant après celui de 1990 et la réapparition de fortes tensions inflationnistes, ce dérapage avait en effet de quoi inquiéter les autorités de Bank Al Maghrib, réputées pour leur orthodoxie en matière de gestion de la masse monétaire. L'augmentation du taux de la réserve monétaire vient réduire la liquidité du système bancaire et donc freiner la progression des crédits.
De tous les paramètres intervenant dans l'expansion monétaire, le crédit bancaire est en effet le paramètre sur lequel la Banque centrale peut le plus facilement intervenir. On ne peut pas en dire autant des avoirs extérieurs ni de l'endet-tement du Trésor, surtout que ce dernier peut utiliser les dons extérieurs pour réduire les arriérés de paiement(1).

 

 

 

Forte hausse des crédits à l'économie

Il est vrai que les chiffres mettent les crédits à l'économie à l'index: +27% à fin septembre, selon les données provisoires que nous avons recueillies de source informée à Rabat. En regard, la croissance du PIB sera, au mieux, de 4 ou 5%. On comprend dès lors que les instances financières internationales aient pu exprimer leur réprobation devant cette évolution.
Où va tout cet argent? peut-on se demander. Selon des indications recueillies de même source, 90% des crédits à l'économie ont été mobilisés sur des durées inférieures à un an. Par secteurs, on pense à l'immobilier qui continue à drainer une grande partie des ressources. On pense également, mais dans un registre contraire, au CMTR (crédit à moyen terme réescomptable) maintenu à un plafond de 12% pour les PME, ce qui, comparé au taux général de 14,5%, provoque un effet d'éviction dont se plaignent à la fois les banquiers et leurs clients.
Idem pour les crédits à l'export, maintenus à un plafond de 9%. Il est possible, nous déclare-t-on de source informée, que ces questions -et notamment celle des créances nées-- soient examinées lors du prochain CCCMF (Comité consultatif du crédit et du marché financier).
Dans les milieux bancaires, on estime que les autorités monétaires examinent les crédits distribués u cours de cette année à la loupe.Mais cet examen se porte aussi sur des dossiers en instance. dans son évaluation, Bank Al Maghrib recourt à deux critères: le coefficient de division des risques; la part des fonds propres (30 à 35% sont généralement exigées) dans l'investissement global.

 

 

 

Mesures "attendues"

Les dernières mesures relatives à l'augmentation du taux de la réserve monétaire n'ont pas surpris les milieux bancaires. Ces derniers s'y attendaient d'autant plus que dès le mois de novembre 1990, puis à plusieurs reprises par la suite, les autorités monétaires avaient annoncé qu'elles n'hésiteraient pas à user du taux de la réserve monétaire comme instrument de régulation du marché, en cas de dérapage des crédits.
Mais le fait de s'attendre à une telle mesure n'a pas empêché certaines banques d'en souffrir. Quand, le 4 octobre, le taux de la réserve monétaire est passé de 16 à 18%, c'est une masse globale de un milliard de DH (environ) qui s'est retrouvée en "enfer"(2) pour quelques jours.
Devant l'assèchement du marché(3), on a assisté à une fonte de l'encours bancaire en obligations du Trésor, les banques ayant tendance (quand cela est possible, parce qu'il y a le plancher d'effets publics à nourrir) à ne pas renouveler les obligations venues à échéance. Ainsi, sur un encours qui était de 5 à 6 milliards de DH, 3 milliards de DH n'ont pas été renouvelés. Cette masse a été évidemment transformée en crédits à l'économie.

Dans un marché monétaire assez sec, les banques recherchent donc essentiellement à équilibrer leur trésorerie. Celles qui ont été modérées dans l'octroi des crédits s'en félicitent aujourd'hui. Mais encore fallait-il en avoir les moyens. Telle grande banque a tenu à jouer son rôle économique vis-à-vis de sa clientèle et, pour cela, n'a pas hésité à payer le prix (au taux de 18%). Telle petite banque n'a eu d'autre choix que de se lancer dans la course aux ressources, rémunérant très cher les dépôts. On a assisté également à des augmentations de capital parfois substantielles. Des recompositions se préparent avec des fusions, absorptions ou rapprochements en perspective.
Les autorités monétaires qui observent attentivement la scène, se rendent compte du fait que le système bancaire a souffert de la libéralisation de 1990-91. Mais le processus est considéré comme étant irréversible. "Il est hors de question de revenir à l'encadrement", nous déclare-t-on de source autorisée.
Cependant, les autorités monétaires mesurent le fait que les instruments de régulation dont elles disposent sont soit trop forts (la réserve monétaire) soit trop faibles (taux diorecteur sur une masse de refinancement réduite à 500 millions de DH). On s'attend donc à des initiatives pour accélérer le décloisonnement et rassembler les "niches" au sein d'un vaste et unique marché financier.

M. C.

(1). Une partie des dons reçus fin 90 et début 91, probablement de quatre à cinq milliards de DH, a été utilisée ainsi.
(2) C'est-à-dire quepour faire face à leurs obligations vis-à-vis de leur clientèle, certaines banques ont été obligées de se refinancer auprès de la Banque centrale au taux dit "d'enfer": 18%.
(3) Plusieurs éléments ont concouru à cet assèchement: réduction des refinancements de la Banque centrale, augmentation du taux de la réserve monétaire et aussi le fait que les organismes considérés très "liquides" comme la Banque Populaire aient été invités par Bank Al Maghrib à cesser leurs interventions sur le marché monétaire inter-bancaire, il y a quelques mois.
Pourtant, témoin des accrocs faits à la rigueur, 5 milliards de DH pris sur les dons auraient été directement uitilisés par le Trésor pour régler des marchés publics, nous indique-t-on d'excellente source.

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