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    Economie

    Banques: La bataille pour l'Afrique a commencé

    Par L'Economiste | Edition N°:3434 Le 29/12/2010 | Partager

    . La prochaine décennie sera déterminante selon les professionnels. Afrique: une manne de 1.000 milliards de dollars. Un marché cible de 120 millions de consommateursLes banques marocaines ont affiché leurs ambitions sur le continent africain depuis plusieurs années. Même si la marge de progression est encore importante sur le marché domestique, le développement en Afrique se révèle aujourd’hui hautement stratégique. Ce n’est plus une nouveauté, les opportunités y sont importantes avec un taux de bancarisation en Afrique subsaharienne qui ne dépasse pas en moyenne 10%. Depuis la crise économique de 2008, l’Afrique et plus globalement les pays émergents ont regagné de la valeur aux yeux des investisseurs. Une récente étude du cabinet McKinsey prévoit une augmentation du PIB du continent de 1.000 milliards de dollars sur la prochaine décennie pour atteindre 2.600 milliards de dollars. Le FMI table quant à lui sur une croissance moyenne de 5 à 6% par an à partir de 2011 pour les pays d’Afrique subsaharienne. L’avis des experts est sans équivoque: c’est le moment de se positionner pour ne pas rater le coche.Dans le secteur bancaire, en dehors des grands établissements du continent, il faudra également composer avec la présence des banques françaises qui y sont fortement implantées. Le plus gros du développement des établissements marocains se fera certainement en Afrique de l’Ouest et la partie centrale compte tenu de la proximité géographique mais également des liens économiques et culturels. Tout le contraire de l’Afrique australe ou la langue et l’absence d’un lien économique fort peuvent être des freins à l’implantation des banques marocaines. Cette partie du continent sera a priori la chasse gardée des banques sud-africaines principalement. Toutefois, l’objectif affiché par BMCE Bank notamment est de couvrir l’ensemble du continent à l’horizon 2025. Le poids continental des banques marocaines n’est plus à prouver même si elles sont en retrait par rapport aux sud-africaines qui sont une exception sur le continent. Dans le top 15, Attijariwafa bank est classé 7e, alors que le groupe Banque Populaire et BMCE Bank se placent respectivement à la 10e et la 11e place. Si Attijariwafa bank (plusieurs filiales africaines) et BMCE Bank (actionnaire principal du groupe Bank Of Africa) sont déjà fortement implantées en Afrique subsaharienne, les velléités du groupe Banque Populaire sur le continent sont moins affirmées. Il y dispose d’une filiale en Guinée et d’une autre en Centrafrique. La présence des grands donneurs d’ordres marocains sur le continent devrait par ailleurs accélérer l’implantation des banques marocaines sur le continent. En effet, «la présence de Maroc Telecom, de l’OCP, de l’ONE ou encore de Managem dans ces deux régions constitue un flux d’affaires importants pour les banques qui vont s’y installer», relève l'étude. L’Afrique de l’Ouest et central réunie représente un marché de plus de 120 millions de consommateurs. Et une forte présence des banques marocaines peut être un argument supplémentaire pour permettre aux entreprises du Royaume d’aller investir sur le continent. Surtout que la réglementation permet aujourd’hui de prendre des participations plus importantes dans des projets en Afrique avec le relèvement du ticket d’investissement à 100 millions de DH. Cette mesure intervient dans un contexte marqué par un léger essoufflement des investissements directs des Marocains vers l’étranger en 2009. Ce qui peut se comprendre en raison de la conjoncture. Au-delà de l’Afrique subsaharienne, le Maghreb offre également des opportunités de croissance pour les banques marocaines. Attijariwafa bank est déjà présent en Tunisie et en Libye. La filiale du groupe ONA est partenaire avec la Banque centrale populaire en Mauritanie. Mais, «l’Afrique du Nord est un marché difficile d’accès», relève le rapport d’Attijari Intermédiation sur le système bancaire. Il est encore caractérisé par la mainmise de l’Etat sur le secteur bancaire. Son désengagement progressif amorcé depuis quelques années devrait offrir de nouvelles opportunités au secteur privé. En revanche, les arbitrages seront plus difficiles pour investir le marché algérien en raison notamment du durcissement des conditions d’investissement des entreprises étrangères.F. Fa

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