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    Bancassurance: Percée timide en non-vie

    Par L'Economiste | Edition N°:296 Le 18/09/1997 | Partager

    L'offre d'assurance chez les banques reste orientée majoritairement vers les produits vies, notamment l'épargne-retraite et les garanties proposées en couverture de prêts. En assurance dommage, la bancassurance connaît un succès mitigé en dépit d'un potentiel important.


    Comment développer la bancas-surance en non-vie?
    A l'heure où les banques s'interrogent sur leur rentabilité et les moyens permettant de l'améliorer, cette question préoccupe plus d'un spécialiste. En effet, la bancassurance reste aujourd'hui une activité orientée essentiellement vers l'épargne, la capitalisation et dans une moindre mesure les garanties connectées à des produits bancaires ( assurance invalidité/décès, notamment, proposées en couverture de prêts).
    Dans le domaine de l'épargne-retraite, il est établi que les banques ont su tirer profit de leur réseau de distribution sur un métier très proche de celui des banquiers, la collecte de l'epargne en l'occurrence, et développer leurs parts de marchés.

    Quant à la souscription aux contrats d'assurance invalidité/décès, adossés aux crédits pour acquisition de logements ou d'investissements, celle-ci joue un rôle de sécurisation car elle permet de transférer une partie du risque de crédit vers l'assurance. L'assurance invalidité/décès est généralement exigée par les banquiers dès qu'il existe un risque. «Celui-ci se mesure non seulement par l'importance du crédit qui sera débloqué mais aussi par sa durée» souligne M. Brahim Nahed, chef de département crédits à l'Artisanat et aux particuliers à la BCP. Les banques souscrivent généralement à des contrats groupe auprès des compagnies d'assurance au profit de leur clientèle.
    A l'exception de l'épargne-retraite, ce genre de couverture ne permet pas toutefois d'évaluer le degré de pénétration de la bancassurance, le client ayant exprimé contre son gré le besoin de s'assurer. «Ce sont des produits qui s'achètent mais ne se vendent pas. Ils n'exigent aucun effort commercial» explique M. Slimane Echchihab, directeur central, à la Direction groupe-vie à la Wafa assurance.

    Technicité


    En dehors de ces couvertures traditionnelles, la commercialisation de solutions d'assurances par les banques connaît des résultats mitigés. Pourtant le gisement qui existe en non-vie est important et les exemples abondent. A commencer par les assurances de personne. Le cas de la couverture maladie de plus en plus proposée par les banques illustre parfaitement ce potentiel. Là on est à la frontière de la vie et de la non-vie.
    Par ailleurs, les banques peuvent garantir les crédits hypothécaires par de l'assurance incendie, ce que font beaucoup d'établissements au Maroc, ou encore les crédits pour achat de voiture par de l'assurance automobile. Aux entreprises, une banque peut proposer une couverture perte d'exploitation de manière à éviter qu'elles ne deviennent insolvables à la suite d'un sinistre.
    En fait, les produits IARD (incendie automobile risques divers) notamment, exigent une certaine technicité. C'est sans doute la raison pour laquelle bon nombre de banques ont débauché des assureurs dans le cadre du développement de leur activité bancassurance. Non pas pour la partie commerciale mais plutôt pour la partie technique qu'ils maîtrisent peu. «En comparaison avec la branche-vie, la bancassurance IARD, très spécifique n'est pas simple à mettre en place. D'où l'importance du volet formation» souligne M. Echchihab.

    En fait pour les professionnels le volet technicité des produits n'est pas l'unique explication. Il faut aussi tenir compte de «paramètres inhérents à la conjoncture assurance au Maroc dans sa globalité». L'absence d'une culture d'assurance, notamment, alliée à des produits qui ne sont pas toujours adaptés aux besoins de la clientèle figurent parmi les contraintes majeures.
    Des banques n'hésitent toutefois pas à proposer des garanties incendies ou multirisques dans des packages. La souscription à des contrats d'assurance incendie, notamment, est de plus en plus exigée lorsqu'il s'agit de crédits pour achats de matériel ou des crédits hypothécaires Là aussi les contrats groupe permettent de bénéficier de conditions avantageuses du point de vue primes.

    Mohamed BENABID

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