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Affaires

AWB Sénégal: «Nous visons 5% du marché d’ici 2008»
Entretien avec Saïd Raki, président du conseil d’administration

Par L'Economiste | Edition N°:2316 Le 11/07/2006 | Partager

. 86% du marché contrôlés par trois banques. Des opportunités: A peine 6% de taux de bancarisation. Sérieuses visées sur l’Afrique de l’Ouest- L’Economiste: Comment se présente le marché bancaire sénégalais?- Saïd Raki: Compte tenu du profil de la clientèle et de la structure de l’offre, le paysage bancaire sénégalais présente plusieurs points de similitude avec le contexte marocain. La taille est tout de même plus réduite et la population moins sensibilisée aux services financiers. Cela dit, le réseau bancaire compte environ 300 agences. La domination des activités informelles réduit le taux de bancarisation à environ 6%. Par ailleurs, les commissions pèsent plus que les intérêts perçus dans les bilans des banques. Une grande partie de leurs activités étant centrée sur les transferts des Sénégalais résidents à l’étranger. Pourtant, les banques locales sont à la page des technologies les plus avancées, en particulier les filiales des groupes français. Le Sénégal est très avancé en termes de monétique et d’Internet Banking par rapport aux pays de la sous-région. - A quelle concurrence avez-vous affaire?- Il est difficile pour une structure nouvellement implantée de se faire rapidement une place parmi les ténors du marché local. La banque CBAO (ndlr: Compagnie bancaire des Etats d’Afrique de l’Ouest) se positionne en tête avec une part de marché de 35%. Elle est talonnée de près par les filiales des groupes français notamment Société Générale qui détient 34% du marché et BNP Paribas avec 17%. Il y a aussi le Crédit Lyonnais qui a de sérieuses ambitions au Sénégal. Ces précurseurs ont déjà tissé un réseau étendu et développé une expertise du marché et de la clientèle. Le reste du marché est réparti entre des petites structures qui luttent pour préserver leur place parmi les grands. - Quels sont vos arguments pour attaquer le marché?- En dépit de la concurrence rude, le marché sénégalais présente un potentiel de développement intéressant. Nous allons déployer notre savoir-faire à l’international au service des particuliers et entreprises résidants, mais aussi au profit des Sénégalais établis à l’étranger. Nous comptons également sur les affinités sociales et culturelles entre les deux pays pour accélérer la dynamique des échanges et séduire la clientèle locale. - Etes-vous orienté vers des cibles précises? - Il est difficile de définir des cibles distinctes pour un nouvel intrant. D’autant plus que le réseau est encore limité à trois agences. Notre gamme de produits, dont le lancement est prévu pour la rentrée, concerne l’ensemble des clients, particuliers et entreprises. Cette vocation rejoint d’ailleurs notre statut de banque universelle. - Quelles sont vos perspectives de développement sur le marché sénégalais?- Nous projetons d’ouvrir une quatrième agence à Dakar d’ici la fin de l’année. Notre objectif étant d’arriver à 10 agences à l’horizon 2008. Nous tablons a priori sur une part de marché de 5% à cet horizon. La réalisation de cet objectif nous permettrait de répercuter nos bénéfices sur le coût et la qualité de services. Le succès nous inciterait également à chercher des opportunités de croissance externe auprès des banques locales. Nous examinerons le cas échéant les opportunités de croissance au cas par cas. Le système bancaire sénégalais est d’ailleurs appelé à aller vers la même configuration qui existe au Maroc. - Outre le Sénégal, avez-vous des visées sur les pays de la région?- Notre implantation au Sénégal n’est qu’une première étape avant le déploiement vers d’autre pays de la zone UEMOA (ndlr: Union économique et monétaire ouest-africaine) qui représente un intérêt certain pour les opérateurs marocains. Tout dépendra du succès de cette première étape. Propos recueillis par Nouaim SQALLI

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