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Aviculture: Terminé la pagaille?

Par L'Economiste | Edition N°:2216 Le 17/02/2006 | Partager

. Sept arrêtés publiés. Les professionnels satisfaitsL’activité avicole fera-t-elle sa révolution? Dans les textes, il n’y a pas de doute. Sept arrêtés du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et des Pêches maritimes viennent d’être publiés au Bulletin officiel du 2 février 2006. Ils concernent la protection sanitaire des élevages, le contrôle de la production et la commercialisation des produits. L’étau se resserre autour des élevages traditionnels, à condition que les textes trouvent une bonne application sur le terrain. Ces nouvelles mesures sont en tout cas les bienvenues compte tenu du spectre de la grippe aviaire. Même si la direction de l’Elevage et les opérateurs s’accordent à dire que ce n’est pas la menace de la pandémie qui a précipité la publication de ces textes, il est permis de penser le contraire sachant, par ailleurs, que la grande mise à niveau que suppose cette réglementation ne sera pas effective du jour au lendemain. Quoiqu’il en soit, la profession affiche sa satisfaction. Selon Youssef Alaoui, président de la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (FISA), ces nouvelles exigences sont une occasion pour le secteur de se mettre à niveau. Elles mettront un terme à «la pagaille» qui sévit. Il souligne que les textes ont été conjointement préparés par les professionnels et la direction de l’Elevage «qui s’est montrée très receptive aux demandes des opérateurs».Le respect des normes sanitaires et le suivi seront dorénavant le maître-mot. «C’est une avancée majeure pour notre activité», affirme Adil Msougar, président de l’Association nationale des abattoirs industriels avicoles (ANAVI). La mise à niveau du secteur ne devrait pas s’arrêter là. Six autres arrêtés sont encore attendus. Ils concernent notamment les conditions d’abattage. «Avec ces textes, fini les tueries traditionnelles, un maillon faible de la chaîne», lance Youssef Alaoui. Ces tueries ont toujours représenté un grand souci pour la profession et les consommateurs avertis, étant donné leurs conditions d’hygiène déplorables. L’Economiste avait déjà tiré la sonnette d’alarme à plusieurs reprises (cf. www.leconomiste.com). Selon les professionnels, on pense sérieusement à transformer ces lieux d’abattage, 12.000 selon les estimations, en points de vente avec vitrines réfrigérées, au grand bonheur des consommateurs. D’ailleurs, l’Association marocaine de la protection et de l’orientation du consommateur (AMPOC) ne cache pas sa satisfaction quant aux nouvelles dispositions. «C’est un plus pour l’organisation et la mise à niveau du secteur et pour la protection du consommateur», consent Bouazza Kherrati, son président. Mais, les textes de loi seuls ne suffisent pas, rétorque-t-il. Les instances d’application doivent avoir les moyens de les exécuter. Selon les nouveaux arrêtés, qui étonnent par le niveau de détail, toutes les fermes d’élevages avicoles et les couvoirs auront un numéro d’agrément sanitaire. Les locaux, les équipements et le fonctionnement des élevages seront soumis à des normes d’hygiène selon des cahiers des charges très strictes. Les locaux, par exemple, doivent être entourés chacun d’une clôture avec un portail empêchant le passage des animaux et d’une hauteur minimale d’un mètre et demi. Ils doivent être régulièrement nettoyés et désinfectés en utilisant des désinfectants agréés, et ce, selon un plan préétabli. Ils doivent également disposer, entre autres, de systèmes d’évacuation des eaux usées et de destruction des cadavres. Ce dernier peut être soit un incinérateur, soit une fosse bétonnée avec une fermeture étanche. En principe, on ne devrait plus voir se reproduire la scène des cadavres de poulets jetés dans la nature (cf. www.leconomiste.com). Le législateur oblige en outre les exploitations à mettre en place un programme de lutte efficace contre les rongeurs et les insectes. Le suivi sanitaire des élevages a également été strictement réglementé. Les éleveurs sont sommés de tenir un registre de suivi comprenant, entre autres, des données relatives à l’encadrement technique, sanitaire et médical de l’exploitation, au mouvement des animaux et les soins qui leur sont apportés. Des copies de la totalité des bons de livraison des poussins, des bulletins d’analyses des laboratoires et des ordonnances du vétérinaire doivent également y figurer. En ce qui concerne les poussins d’un jour commercialisés, les nouveaux textes exigent qu’ils doivent être indemnes de pullorose-typhose, une maladie qui touchent les élevages. Important, les services vétérinaires peuvent procéder à des contrôles inopinés dans les couvoirs et les élevages de reproducteurs. Les frais engendrés par ces investigations sont à la charge de la direction de l’Elevage. Tout le monde devra y mettre du sien, pour que ces textes ne restent pas lettre morte. Administrations, éleveurs comme consommateurs. Mohamed AKISRA

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